17 octobre 1961

Le 17 octobre rappelle, chaque année, la date du massacre par la police française de 200 à 300 Algériens manifestant pacifiquement à Paris contre le couvre-feu discriminatoire qui leur avait été imposé à l’époque.

Ironie de l’Histoire, qu’il aimait tant, c’est un 22 mars, journée de mobilisation internationale contre le racisme et le fascisme, et pleine de symbole pour toute une génération de militantEs issusEs de Mai 68, que Jean Luc Einaudi, notre ami, notre camarade, vient de tirer sa révérence.
Il y a 52 ans, à quelques mois de la fin de la guerre d’Algérie, des dizaines d’Algériens — peut-être jusqu’à 200 — furent tués par la police française alors qu’ils manifestaient pacifiquement à Paris contre le couvre-feu raciste qui leur était imposé depuis le 5 octobre.
 
 
Lundi soir, 2 500 à 3 000 personnes ont battu le pavé parisien pour la reconnaissance comme crime d'État du 17 octobre 1961, lorsque plus de 300 Algériens furent massacrés dans la capitale, alors que des milliers d'entre eux manifestaient pacifiquement contre le couvre-feu imposé par l'État
Il y a 50 ans, la manifestation des algériens favorables à l'indépendance, révoltés par les multiples exactions de la police à leur égard, était réprimée dans le sang.

Au-delà de la commémoration
C’est dans le cadre de sa thèse sur l’antiracisme en France que Jim House découvre l’histoire du 17 octobre 1961 à Paris. Il étudie l’impact de la guerre d’indépendance algérienne sur l’émigration algérienne et sur les milieux antiracistes de la gauche française.
La répression de la manifestation des Algériens à Paris, le 17 octobre 1961, est aujourd’hui sortie de l’oubli, au moins dans les milieux politiques qui en ont porté le souvenir depuis les années 1960, extrême gauche au premier chef.

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