sélection scolaire

Alors que plus de 110 000 étudiantEs sont toujours en attente d’une affectation sur Parcoursup, dans de nombreuses facs, les militantEs préparent la rentrée avec une campagne pour inscrire touTEs ces étudiantEs recalés par la réforme.

Bientôt deux mois que dans de nombreuses familles, la consultation quotidienne de la plateforme Parcoursup’ est devenue un rituel presque machinal duquel on n’attend rien. Au mieux quelques places sur une liste d’attente. Au pire, un statu quo qui pourrait durer jusqu’en septembre.
Au fur et à mesure que les résultats de Parcoursup tombent, et alors que nous sommes à une semaine du bac, on commence à comprendre plus profondément la réalité de ce que donne l’algorithme qui était censé faire des miracles après APB.
Tous les syndicats du secondaire et de l’enseignement supérieur, ainsi que les organisations de jeunesse, avaient prévenu que la sélection à l’entrée de l’université introduite par la loi ORE et Parcoursup toucherait avant tout les lycéenEs des quartiers populaires.
À l’initiative de plusieurs lycéenEs d’Arago, une centaine de manifestantEs avaient décidé, après la manifestation du 22 mai d’occuper ce lycée, situé place de la Nation, dans l’optique de contester collectivement la sélection à l’entrée à l’université et les résultats désastreux q
Entretien. Alors que la loi ORE est en train de faire ses victimes et brise les rêves de milliers de lycéenEs au sujet de leur avenir, beaucoup ne restent pas l’arme au pied face à la réforme.
On aura rarement autant menti aux étudiantEs et lycéenEs pour faire passer une réforme que les gouvernements successifs n’avaient cessé de repousser.
Blanquer, le ministre de l’Éducation nationale, l’avait promis dès son entrée en fonction : il allait changer le système d’admission à l’université (le site APB).
Quelques semaines après la fin du dépôt des vœux dans le mécanisme de ParcourSup, nouveau dispositif d’inscription dans l’enseignement supérieur entretien avec une professeure en sciences économiques et sociales et professeure principale de terminale dans un lycée en Seine-Saint-De
En 1986, face à une immense mobilisation de la jeunesse scolarisée, Alain Devaquet, ministre de l’enseignement supérieur de Chirac, dut remballer son projet de loi et démissionner.

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