Sanofi

Le 15 novembre, les députés ont voté à l’unanimité la création d’un fonds d’indemnisation pour les victimes de la Dépakine.

On parle souvent des scandales de l’industrie pharmaceutique, mais qui sait qu’il s’agit d’un des secteurs les plus rentables du capitalisme ?
Utilisé contre l’épilepsie ou les troubles bipolaires, l’acide valproïque est commercialisé depuis 1967 sous les noms de Dépakine®, Dépakote® ou Micropakine® par le laboratoire Sanofi.
Entretien. Le 30 mai dernier, le Conseil d’État rendait un arrêt confirmant définitivement l’annulation du plan de sauvegarde (plutôt de suppression !) de l’emploi que Sanofi, leader pharmaceutique mondial, aux profits faramineux, avait déjà appliqué depuis longtemps.
Les salariéEs postés du site de Sanofi-Elbeuf sont en grève depuis deux semaines, à raison de 4 heures de grève par quart/journée.
Nous ouvrons nos colonnes à la CGT de Sisteron/Mourenx après la lutte à Sanofi (voir interview dans l’Anticapitaliste n°279).
Le 19 décembre, des grévistes de Sanofi Quetigny, avec des membres du comité de soutien (Solidaires, NPA...), sont allés à Antony, où avait lieu le comité central d’entreprise (CCE) sur la cession de leur site au façonnier Delpharm.
Les salariéEs de Sanofi à Quetigny sont en grève contre la cession de leur site pour 1 euro au façonnier Delpharm, connu pour ses conditions de travail déplorables : une convention collective médiocre, plus de 13e mois, des embauches au ras du Smic (voir l’Anticapitaliste n°266).
Le site de Quetigny, près de Dijon, fabrique 100 millions de boîtes de médicaments par an, dont 64 % sont exportées.
La semaine dernière, la justice a donné successivement raison aux ex-salariéEs de Continental et de Sanofi. La preuve qu’une action syndicale, qui combine lutte radicale et utilisation de toutes les ressources du droit, peut payer, même après plusieurs années.

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