Première guerre mondiale

De Pierre Monatte. Édition établie par Julien Chuzeville, Éditions Smolny, 112 pages, 10 euros. 

Cette année a de nouveau été l’occasion de dénoncer les guerres qui profitent à l’industrie et aux marchands d’armes, aux requins de la finance, aux rebâtisseurs, aux chefs d’État discrédités qui se posent en chefs de guerre ou défenseurs des droits de l’homme, alors qu’ils déroulent le tapis rou
Les tensions de cette guerre totale ont poussé au bout les limites des États. Elle se termine par un effondrement politique en Europe et une crise révolutionnaire, essentiellement dans les États vaincus. Trois empires ont disparu, le tsariste, l’austro-hongrois et l’ottoman.
Contrairement aux images de propagande, qui ont cherché à imposer l’idée que les peuples auraient soutenu avec enthousiasme les déclarations de guerre et seraient partis au combat « la fleur au fusil », les populations ont le plus souvent accueilli durant l’été 1914 les ordres de mobilisation
La Première Guerre mondiale provoqua la scission du mouvement socialiste, en amenant la gauche révolutionnaire à rompre définitivement avec la direction réformiste de la IIe Internationale, donnant ainsi naissance à un nouveau courant communiste désormais clairement distinct de la
Hollande doit attendre avec impatience la fin du quinquennat, il ne peut plus faire un pas sans vaciller. Autour des tombes de Verdun, les polémiques ont encore fleuri.
En 1914, les principaux partis socialistes (Allemagne, France…) s’étaient alignés sur leur propre bourgeoisie. Seuls quelques partis avaient majoritairement maintenu une position internationaliste : les Russes, mais aussi les Suisses, Serbes ou Italiens...
Dans ces conditions, diverses initiatives ont lieu pour renouer les fils du socialisme international. Dès septembre 1914, les partis socialistes suisse et italien se rencontrent. Ils caractérisent la guerre comme impérialiste, se prononcent pour l’arrêt immédiat des hostilités.
L’alignement du gros des forces socialistes sur un camp ou un autre fut un choc pour les internationalistes russes ou allemands. Mais dès l’automne 1914, le bilan commence donc à être tiré.
Samedi 7 novembre, c’était l’animation des grands jours en face de l’église : drapeaux du NPA, du PCF et de la Libre Pensée pour le « contre-11 novembre». Nous fûmes une cinquantaine à entonner Craonne, la Butte rouge, le Déserteur...

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