Philippe Poutou

Alors que l’échéance de la fermeture programmée de l’usine approche, résignation et détermination sont à l’ordre du jour. 

Le lundi 7 janvier, après 2 semaines de « fermeture » provisoire pour les congés d’hiver, nous retrouvions la route du travail.
Retour sur l'année 2018. Les deux semaines de congés pendant les fêtes sont l’occasion de faire le point sur la lutte, et peut-être même de tenter un premier bilan de ce que nous pourrions appeler la saison 12 d’une longue bataille contre la fermeture de l’usine.
Publié par Les Inrocks, par Mathieu Dejean. L'ancien candidat à la présidentielle du NPA, ouvrier à l'usine Ford de Blanquefo
Le 27 février, Ford annonçait son désengagement de Blanquefort. Le 7 juin, l’entreprise annonçait sa décision de fermeture et le lancement d’une procédure PSE de fermeture d’usine.
Ford n’a pas attendu le terme du délai (17 décembre) pour faire tomber le couperet : la multinationale qui a fait des milliards de profits l’année dernière, refuse le plan de reprise par Punch qui maintenait 400 emplois dans l’usine de Blanquefort.
Nous sommes à quelques jours à peine du dénouement et d’une catastrophe annoncée. Le PSE qui consiste à fermer l’usine se termine le 18 décembre.
Samedi 24 novembre, au cinéma Utopia de Saint-Ouen-l’Aumône, était projeté le film En guerre, de Stéphane Brizé, narrant la lutte puissante d’une boîte en passe d’être rayée de la carte par les requins du profit.
La fin du PSE (18 décembre) approche dangereusement, la pression et les tensions montent d’un cran. La reprise de l’usine par Punch reste une perspective même si, de l’avis de touTEs, notamment des plus acharnés défenseurs de l’usine, elle reste peu probable.
Nous étions 450 environ dans les rues de Bordeaux pour notre dernière manifestation, jeudi 25 octobre, contre la fermeture de l’usine et pour la défense des emplois, partout dans la région. C’est moitié moins que pour la manif du 30 septembre.

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