Philippe Poutou

Un nouvel épisode de la série « Ford a décidé de partir, mais nous on ne veut pas ».

L’usure de la mobilisation encourage logiquement la direction à tenter de reprendre la main. Après des semaines marquées par un faible niveau de production, traduction d’une forte résistance collective, voilà que Ford est passé à l’offensive.
Tribune de Philippe Poutou publiée par le Huffington Post. Il faut en finir avec l’arrogance patronale et gouvernementale qui réduit n
Publié par Rue 89 Bordeaux. Débat chaud bouillant, concerts surchauffés, la journée de soutien aux Ford Blanquefort restera comme un moment fort du combat pour sauver l’usine
Ces derniers jours, notre énergie est consacrée à l’organisation d’une journée de soutien aux salariéEs Ford le 21 avril.
Le problème premier de la direction n’est pas l’avenir de l’usine mais de savoir quand les salariéEs vont se remettre à travailler normalement.
Le vendredi 6 avril, une réunion publique a rassemblé une quarantaine de personnes qui ont discuté de la situation sociale et politique.
Pour le moral c’est comme pour tout le reste : il y a des hauts et des bas. En ce moment, on peut le dire, on galère pas mal pour mobiliser les collègues de Ford.
À la fin du mois de février, la direction de Ford annonçait qu’elle n’investirait plus dans son site de production de boîtes de vitesse de Blanquefort (33). Ce sont plus de 900 emplois directs qui sont menacés, plusieurs milliers si l’on compte les emplois induits.
Depuis que Ford a annoncé, le 27 février, sa décision de se désengager, la vie dans l’usine est complètement chamboulée. Ce n’était certes pas une surprise, tant tout indiquait depuis longtemps que Ford avait une stratégie d’abandon.

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