Philippe Poutou

Confrontés à la faiblesse de la mobilisation des salariéEs, nous cherchons les moyens de maintenir quand même une pression sur Ford comme sur les pouvoirs publics. 
C’est dans des conditions difficiles que nous avions décidé d’organiser, le 30 juin à Bordeaux, une manifestation unitaire contre la fermeture de l’usine Ford et contre les licenciements partout. 
La bataille en cours contre la fermeture de l’usine se mène peut-être sans l’espoir de changer l’issue qui nous est promise depuis dix ans.
Vu de l’extérieur comme de l’intérieur, c’est le calme plat. Nous n’avons pas l’impression que la fermeture de l’usine a été annoncée pour fin 2019 et que la procédure de licenciements (« plan de sauvegarde de l’emploi » – PSE) sera lancée dès le 26 juin. 
Voici l’appel à l’initiative de la Cgt-ford pour une manifestation unitaire le samedi 30 juin à Bordeaux.
Avec près de 150 participantEs à notre réunion publique, il apparaît que beaucoup de militantEs du mouvement social ne veulent pas encore partir en vacances.
Nous étions plus de 200 au soir de la manif du 22 mai, militantEs et proches, dont de nombreux jeunes.
Un nouvel épisode de la série « Ford a décidé de partir, mais nous on ne veut pas ».
L’usure de la mobilisation encourage logiquement la direction à tenter de reprendre la main. Après des semaines marquées par un faible niveau de production, traduction d’une forte résistance collective, voilà que Ford est passé à l’offensive.

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