Philippe Poutou

La « chronique » de l’usine Ford Blanquefort n’est pas encore tout à fait terminée. Une nouvelle saison débute en quelque sorte. C’est celle de l’après-lutte ou de l’après-fermeture. Car il y a évidemment un après.

Le lundi 21 octobre, un accord entre Ford, l’État et les collectivités territoriales était entériné lors d’un comité de suivi, piloté par la préfète, en présence de tout le monde, y compris de Ford. 
Dans l’après-midi du 26 septembre, les urgentistes en lutte se rassemblaient devant l’Agence régionale de santé (ARS) de Dijon.
Ford dit « go further » ? Nous aussi ! 
Il s’agissait sans doute, ou peut-être pas (qui sait ?) des dernières initiatives de la CGT-Ford. Ce samedi 21 septembre se sont déroulées une manifestation dans les rues de Bordeaux puis une soirée de solidarité au Krakatoa.
Le jugement est tombé, malheureusement sans surprise.
Encore un épisode de la chronique qui pourrait être celle d’une défaite programmée, ou alors d’un acharnement surtout pas désespéré.
Malgré quelques précautions littéraires, la discussion engagée par les camarades de Lutte ouvrière autour de la lutte des travailleurEs de l'usine Ford dans le n°199 de leur revue Lutte de classe, peut se résumer à une charge sévère contre la politique menée par le syndicat CGT du site,
Le 2 juillet, le TGI de Bordeaux se déclarait incompétent pour juger de l’existence ou pas d’un motif économique justifiant la fermeture de l’usine de Blanquefort.
Cela fait déjà sept nuits que les magasins New Look de Calais, Paris et Rouen sont occupés par le personnel suite à la liquidation de leur enseigne.

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