Philippe Poutou

Le jugement est tombé, malheureusement sans surprise.

Encore un épisode de la chronique qui pourrait être celle d’une défaite programmée, ou alors d’un acharnement surtout pas désespéré.
Malgré quelques précautions littéraires, la discussion engagée par les camarades de Lutte ouvrière autour de la lutte des travailleurEs de l'usine Ford dans le n°199 de leur revue Lutte de classe, peut se résumer à une charge sévère contre la politique menée par le syndicat CGT du site,
Le 2 juillet, le TGI de Bordeaux se déclarait incompétent pour juger de l’existence ou pas d’un motif économique justifiant la fermeture de l’usine de Blanquefort.
Cela fait déjà sept nuits que les magasins New Look de Calais, Paris et Rouen sont occupés par le personnel suite à la liquidation de leur enseigne.
La CGT Ford a lancé un appel pour la convergence contre les licenciements et les fermetures d’entreprises.
General Electric est, à bien des égards, symbolique de l’évolution du capitalisme et de l’urgence de contester l’économie de marché et la loi du profit.
L’audience au TGI de Bordeaux s’est tenue le mardi 4 juin. Les avocats de Ford et le nôtre se sont affrontés au travers de leurs plaidoiries et la décision des juges est fixée au 2 juillet, avec donc un mois de réflexion à partir de ce que nous avons mis en débat.
Notre résistance s’avérera peut-être n’être au final que de l’acharnement thérapeutique. On verra bien. En attendant, nous sommes un certain nombre à croire qu’il reste possible de sauver cette usine, les quelques centaines d’emplois directs et derrière quelques centaines d’autres induits.
Non l’histoire n’est pas finie. Sauver l’usine et le plus d’emplois, ça reste notre objectif et surtout ça reste encore possible. Sachant bien que si nous y arrivions, cela relèverait d’un exploit, à coup sûr.

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