Philippe Poutou

Nous étions 450 environ dans les rues de Bordeaux pour notre dernière manifestation, jeudi 25 octobre, contre la fermeture de l’usine et pour la défense des emplois, partout dans la région. C’est moitié moins que pour la manif du 30 septembre.

On s’était promis dès le début qu’on ne lâcherait rien. Alors on ne lâche pas. On s’accroche même à cet espoir qu’on peut sauver quelque chose.
Samedi 20 octobre était présenté, à la librairie La Brèche, « Ford Blanquefort, même pas mort », petit ouvrage de soutien à la lutte des salariéEs de la multinationale contre la fermeture de l’usine. 
Ford fait des profits énormes depuis des années (7 milliards de dollars rien que l’année dernière).
Pour les salariéEs de Ford Blanquefort, la situation se complique un peu plus, si l’on peut dire. En effet, depuis l’annonce de la fermeture de l’usine en juin dernier, nous n’avons plus grand chose à perdre.
Le feuilleton Ford continue… mais il n’est pas infini. Au fil des semaines et des mois, plus le temps passe et plus nous sommes dans un compte à rebours. Le suspens est là, grandissant.
La mobilisation des collègues reste très difficile à organiser. Pourtant la colère contre Ford est bien réelle. D’ailleurs il y a une forme de résistance qui se développe : ralentir les productions ou parfois même ne pas produire du tout pendant quelques jours.
C’était la reprise du travail à la fin du mois d’août, après nos 4 semaines de congés. Enfin, quand on dit reprise du travail, c’est presque une façon de parler car l’activité se réduit encore un peu plus.
Enfin l’usine ferme… pour les 4 semaines de congés d’été, jusqu’au 20 août. Ces vacances sont les bienvenues, peut-être plus que d’habitude.
Par Philippe Poutou, publié par le Huffington Post. Le gouvernement, le pouvoir et les possédants en général on

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