Philippe Poutou

Le 2 juillet, le TGI de Bordeaux se déclarait incompétent pour juger de l’existence ou pas d’un motif économique justifiant la fermeture de l’usine de Blanquefort.

Cela fait déjà sept nuits que les magasins New Look de Calais, Paris et Rouen sont occupés par le personnel suite à la liquidation de leur enseigne.
La CGT Ford a lancé un appel pour la convergence contre les licenciements et les fermetures d’entreprises.
General Electric est, à bien des égards, symbolique de l’évolution du capitalisme et de l’urgence de contester l’économie de marché et la loi du profit.
L’audience au TGI de Bordeaux s’est tenue le mardi 4 juin. Les avocats de Ford et le nôtre se sont affrontés au travers de leurs plaidoiries et la décision des juges est fixée au 2 juillet, avec donc un mois de réflexion à partir de ce que nous avons mis en débat.
Notre résistance s’avérera peut-être n’être au final que de l’acharnement thérapeutique. On verra bien. En attendant, nous sommes un certain nombre à croire qu’il reste possible de sauver cette usine, les quelques centaines d’emplois directs et derrière quelques centaines d’autres induits.
Non l’histoire n’est pas finie. Sauver l’usine et le plus d’emplois, ça reste notre objectif et surtout ça reste encore possible. Sachant bien que si nous y arrivions, cela relèverait d’un exploit, à coup sûr.
Philippe est venu à Tarbes pour animer une réunion-débat le 26 avril. Une quarantaine de personnes ont participé à l’initiative, dont plusieurs Gilets jaunes, ainsi que des militantEs de la CGT et de Solidaires.
Ça paraît dérisoire et anecdotique mais, la semaine dernière, à 6 mois de la fin, il y avait des élections professionnelles pour le futur CSE (remplaçant du CE).
La manifestation du 13 avril à Onet-le-Château, pour la défense d’emplois industriels, a été un succès à l’échelle de l’Aveyron. 

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