Marches des fiertés

Dès l’élection d’Emmanuel Macron, nous pointions le fait que, sous couvert d’une campagne « gay-friendly », le gouvernement formé par Macron était peuplé d’homophobes, à commencer par Édouard Philippe et Gérald Darmanin.

Les marches des fiertés, qui se dérouleront du 16 mai au 18 juillet, combinent une dimension festive indéniable et une dimension politique et représentent une mobilisation de masse.
À vos agendas ! Ce dimanche 17 mai, comme chaque année, est la journée mondiale de lutte contre l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie. Cette journée commémore le retrait de l’homosexualité de la liste des maladies mentales par l’OMS, le 17 mai 1990, seulement...
Après l’ouverture du mariage aux couples de même sexe l’an dernier, ouverture qui a mis fin à une discrimination légale, on aurait pu croire que les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles ou transgenres, allaient rentrer chez eux et elles en vouant un culte au PS.
Dimanche 30 juin, au lendemain de la Marche des Fiertés, à l’appel du collectif OuiOuiOui, une réunion lançait un nouveau réseau LGBTI combatif pour poursuivre les mobilisations jusqu’au bout.
Avec les manifestations contre le droit au mariage pour touTEs, l’homophobie sert de   ciment à tous les réactionnaires et ennemis de l’égalité, encouragés par les reculs du   gouvernement et son indulgence honteuse envers les violences de haine.
Il y a quatre victimes de l’homophobie chaque jour selon le rapport SOS homophobie 2011... Et combien qui ne se signalent pas ?
Comme chaque année au mois de juin, des Marches des fiertés ont lieu partout en France. Ces manifestations politiques nous rappellent ainsi qu’en 1969 à New York, plusieurs nuits d’émeutes ont marqué la première rébellion LGBTI1 de l’histoire.

À New York, dans les années 1960, servir des boissons alcoolisées aux homosexuels, danser entre hommes ou se travestir était interdit. Les descentes de police dans les bars suspectés d'être fréquentés par les homosexuels étaient monnaie courante.

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