loi Macron

Pour le gouvernement, la période n’est pas vraiment au beau fixe. Il a beau essayer de convaincre partout que sa politique est bonne, rien n’y fait. Les mécontentements, les colères chaque jour sont de plus nombreux et plus fortes et semblent vouloir converger à partir du 5 décembre.

Par un détournement de langage étonnant, le 49-3, c’est la possibilité pour le gouvernement d’engager sa responsabilité devant le Parlement.
Alors que François Hollande avait qualifié l’utilisation de l’article 49-3 en 2006 de « brutalité » et de « déni de démocratie », son gouvernement vient d’y avoir recours une deuxième fois en l’espace de quelques mois.
Valls n’a pas peur des répétitions même les plus honteuses.
Au nom de la lutte contre le chômage, une offensive tous azimuts est lancée depuis des années contre les droits sociaux...
A l’appel du CLIC-P, plus de 300 salariéEs du commerce ont manifesté ce jour à Odéon alors que se tenait au Sénat la Commission Mixte Paritaire consacrée à la loi Macron.
Le 12 mai dernier, le Sénat, dominé par la droite, a donc voté la loi Macron, passablement durcie avec l’abstention du groupe socialiste (voir l’Anticapitaliste n° 289).
La loi Macron n’est même pas sortie du Parlement que la loi Rebsamen est déjà sur le point d’y entrer, avec son nouveau cortège d’attaques contre les droits des travailleurEs...
Sans surprise, le Sénat, ce vieux machin, a considérablement durci les dispositions de la loi Macron, en particulier celles consacrées au droit du travail.
La journée de grève et de manifestations du 9 avril a été un succès. Plusieurs dizaines de milliers de manifestantEs de la place d’Italie aux Invalides à Paris et plusieurs dizaines de milliers répartis dans de nombreuses villes en région.

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