licenciements

Après une fermeture d’usine, les semaines qui suivent les licenciements, bien sûr que ce n’est pas très palpitant. Les collègues se trouvent confrontés aux difficultés réelles et multiples de retrouver un emploi et surtout un emploi correct.

En réponse aux sollicitations des salariéEs et des structures syndicales mobiliséEs parfois depuis des mois contre les licenciements et les fermetures de sites, la Fédération CGT a organisé, jeudi 17 janvier, une conférence de presse au pied du ministère de l’Économie à Bercy. 
Alors que l’échéance de la fermeture programmée de l’usine approche, résignation et détermination sont à l’ordre du jour. 
Retour sur l'année 2018. Les deux semaines de congés pendant les fêtes sont l’occasion de faire le point sur la lutte, et peut-être même de tenter un premier bilan de ce que nous pourrions appeler la saison 12 d’une longue bataille contre la fermeture de l’usine.
Le 27 février, Ford annonçait son désengagement de Blanquefort. Le 7 juin, l’entreprise annonçait sa décision de fermeture et le lancement d’une procédure PSE de fermeture d’usine.
Ford n’a pas attendu le terme du délai (17 décembre) pour faire tomber le couperet : la multinationale qui a fait des milliards de profits l’année dernière, refuse le plan de reprise par Punch qui maintenait 400 emplois dans l’usine de Blanquefort.
Nous sommes à quelques jours à peine du dénouement et d’une catastrophe annoncée. Le PSE qui consiste à fermer l’usine se termine le 18 décembre.
Samedi 24 novembre, au cinéma Utopia de Saint-Ouen-l’Aumône, était projeté le film En guerre, de Stéphane Brizé, narrant la lutte puissante d’une boîte en passe d’être rayée de la carte par les requins du profit.
L’université Paris-Diderot a décidé de mettre brutalement fin au contrat de travail d’une jeune doctorante, Ana1, juste avant la fin de sa période d’essai en octobre dernier.
La fin du PSE (18 décembre) approche dangereusement, la pression et les tensions montent d’un cran. La reprise de l’usine par Punch reste une perspective même si, de l’avis de touTEs, notamment des plus acharnés défenseurs de l’usine, elle reste peu probable.

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