licenciements

À regarder le défilé des plans sociaux et des réductions d’effectifs de toutes les manières possibles revient en mémoire le cri de joie de Jo Moore : cette conseillère du ministre britannique des transports s’était réjouie dans un courriel interne de la « chance » offerte par Al-Qaida :

Y a-t-il à cette heure-ci encore du suspens ?
Pressentie depuis des années, la fermeture de l’usine de pièces automobiles de PSA à Saint-Ouen a été annoncée officiellement en novembre dernier aux salariéEs.
Nous sommes décidément loin des débuts du quinquennat, quand tout semblait réussir au jeune prodige de l’Élysée et sa frénésie réformatrice.
En réponse aux sollicitations des salariéEs et des structures syndicales mobiliséEs parfois depuis des mois contre les licenciements et les fermetures de sites, la Fédération CGT a organisé, jeudi 17 janvier, une conférence de presse au pied du ministère de l’Économie à Bercy. 
Alors que l’échéance de la fermeture programmée de l’usine approche, résignation et détermination sont à l’ordre du jour. 
Retour sur l'année 2018. Les deux semaines de congés pendant les fêtes sont l’occasion de faire le point sur la lutte, et peut-être même de tenter un premier bilan de ce que nous pourrions appeler la saison 12 d’une longue bataille contre la fermeture de l’usine.
Le 27 février, Ford annonçait son désengagement de Blanquefort. Le 7 juin, l’entreprise annonçait sa décision de fermeture et le lancement d’une procédure PSE de fermeture d’usine.
Ford n’a pas attendu le terme du délai (17 décembre) pour faire tomber le couperet : la multinationale qui a fait des milliards de profits l’année dernière, refuse le plan de reprise par Punch qui maintenait 400 emplois dans l’usine de Blanquefort.
Nous sommes à quelques jours à peine du dénouement et d’une catastrophe annoncée. Le PSE qui consiste à fermer l’usine se termine le 18 décembre.

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