licenciements

Samedi 22 septembre, les salariéEs de Ford Blanquefort et leurs organisations CGT et CFTC appellent à manifester pour sauver leurs 872 emplois, ainsi que les 3 000 emplois de la région induits par la présence de l’usine…

Ce qui se passe à l’usine Ford de Blanquefort est un scandale, un scandale ordinaire certes, mais un scandale auquel il ne faut surtout pas s’habituer.
En appelant à la mobilisation, le 30 juin, contre la fermeture de leur usine et les différents projets de fermetures de sites, les salariéEs de Ford Blanquefort remettent dans le champ politique la question des licenciements.
En 10 ans, ce sont près de 500 000 emplois qui ont disparu dans le seul secteur de l’industrie. Lors de plans de suppressions de postes ou de fermetures d’entreprises, moins de 50% des travailleurs/ses licenciéEs retrouvent un emploi dans les deux ans.
Vu de l’extérieur comme de l’intérieur, c’est le calme plat. Nous n’avons pas l’impression que la fermeture de l’usine a été annoncée pour fin 2019 et que la procédure de licenciements (« plan de sauvegarde de l’emploi » – PSE) sera lancée dès le 26 juin. 
Depuis l’annonce de sa volonté de désengagement le 27 février dernier, on s’en doutait, on le craignait, Ford pouvait à tout moment franchir un pas de plus vers la liquidation de l’usine. C’est donc arrivé le jeudi 7 juin lors d’un Comité d’entreprise extraordinaire.
La bassin de Saintes va perdre 1000 emplois. Après les entreprises Saintronic, Wesper, le Crédit agricole, la SEMAS, la Coop atlantique, le Centre d’information et d’orientation, c’est le technicentre SNCF qui verra près de 200 emplois supprimés avant le 31 décembre.
C’est un peu surréaliste, mais ça se passe comme ça chez Ford. À l’image sans doute de ce qui se passe dans d’autres situations du même genre. En fait, patrons et gouvernement se moquent du monde et, même quand on s’y attend, ça fait bizarre.
Avec Vincent Lindon, Mélanie Rover, Jacques Borderie. Sortie le 16 mai 2018 (1 h 53). 
Un nouvel épisode de la série « Ford a décidé de partir, mais nous on ne veut pas ».

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