licenciements

Pour les salariéEs de Ford Blanquefort, la situation se complique un peu plus, si l’on peut dire. En effet, depuis l’annonce de la fermeture de l’usine en juin dernier, nous n’avons plus grand chose à perdre.

La justice inflige un camouflet à GM&S et à l’État, qui avait homologué le PSE de l’entreprise. 
Le feuilleton Ford continue… mais il n’est pas infini. Au fil des semaines et des mois, plus le temps passe et plus nous sommes dans un compte à rebours. Le suspens est là, grandissant.
La mobilisation des collègues reste très difficile à organiser. Pourtant la colère contre Ford est bien réelle. D’ailleurs il y a une forme de résistance qui se développe : ralentir les productions ou parfois même ne pas produire du tout pendant quelques jours.
Éditions Libertalia, 96 pages, 8 euros.
Nous étions près de 900 à manifester le 22 septembre, environ 70 salariéEs de l’usine, leurs familles… pour poursuivre le combat engagé depuis des mois contre la fermeture de l’usine et les 900 suppressions d’emplois. 
Samedi 22 septembre, les salariéEs de Ford Blanquefort et leurs organisations CGT et CFTC appellent à manifester pour sauver leurs 872 emplois, ainsi que les 3 000 emplois de la région induits par la présence de l’usine…
Le 10 septembre dernier, l’enseigne anglaise New Look annonçait, en marge d’un Comité d’entreprise, vouloir fermer 21 de ses 29 magasins français d’ici 2021, ce qui entrainerait le licenciement des deux tiers des 400 salariéEs.
Depuis le lancement de la procédure PSE, le 26 juin dernier, nous sommes face à un compte à rebours terrible. Les dernières réunions auront lieu le 20 novembre. Donc nous n’avons même pas 3 mois pour réaliser un nouvel exploit qui consiste à sauver des centaines d’emplois.
Samedi 22 septembre, les salariéEs de Ford Blanquefort manifestent pour sauver leurs 872 emplois et les 3000 emplois induits. Une situation loin d’être unique dans un paysage de plus en plus sinistré.

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