Grèce

Plus que de l’échec de Syriza, donc la raison essentielle est l’application des mémorandums de la Troïka, il y a urgence à discuter de l’échec, à la gauche de Syriza, à construire, en 4 ans de gouvernement Tsipras, une perspective crédible.

Après le Non massif au référendum puis les pressions d’Obama et l’appel de Christine Lagarde à négocier rapidement, accompagnés de la complaisance de Tsipras offrant sa propre capitulation à ses créanciers, on aurait pu imaginer que l’Eurogroupe accepterait tel quel l’accord voté par le Parle
La « solution » temporaire de la crise grecque (en réalité, une crise de l’Union Européenne) par une attaque d’une férocité inouïe contre les travailleur-euse-s, le pillage de leur pays et la mise sous tutelle de leurs institutions constitue un évènement majeur.
Le bras de fer entre Tsipras et les patrons de la zone euro aura été une véritable démonstration de la nature de l’Union européenne : une construction au service d’une classe contre une autre, une gouvernance autoritaire, néocoloniale dans sa haine de la souveraineté populaire.
La netteté du Non populaire et de classe du 5 juillet était un mandat très strict : pas question de céder aux chantages de la troïka !
Le cynisme n’a décidément pas de limite.
Plus de 15 000 personnes ont manifesté hier soir dans les rues d’Athènes contre le vote au parlement d’un troisième mémorandum qui impose de nouvelles mesures austéritaires au peuple et aux travailleurs grecs. C’était la première journée de grève générale depuis que Tsipras est au gouvernement.
Une semaine après la victoire du NON au référendum en Grèce, Tsipras a accepté un accord bien pire encore que celui rejeté par le peuple grec. Comment en est-on arrivé là ? Quelles perspectives mettre en avant ? 
Athènes aujourd'hui : une situation explosive !Grand meeting ce soir devant le parlement !La majorité du comité central de Syriza rejète l'accord !
Déclaration de 107 (sur 201) membres du comité central du Syriza. 

Pages

Licence créative commons

Nos articles sont publiés sous licence Créative Commons. Voir les détails.

S'abonner à Grèce