euthanasie

Le Dr Bonnemaison a tenté de se suicider, samedi, une semaine après sa condamnation à deux ans de prison avec sursis pour avoir aidé à mourir  à une patiente de 86 ans en fin de vie. Son pronostic vital n'est plus engagé.

Le débat sur la fin de vie est revenu devant la justice ce lundi 12 octobre avec le procès en appel à Angers de Nicolas Bonnemaison. L’ex-urgentiste de Bayonne est accusé de sept cas « d’empoisonnement » auprès de patients âgés, incurables et en phase terminale.
Jean Mercier comparaissait le 21 septembre devant le tribunal correctionnel de Saint-Étienne pour avoir prêté assistance à sa femme qui s’est donné la mort le 10 novembre 2011. Il a fait de son procès une tribune pour demander une loi digne de ce nom sur la fin de vie.
Toutes les grandes avancées sociétales se font dans la douleur. On se souvient des débats autour du droit à l’IVG, du mariage pour tous. Mais pour le droit de mourir dans la dignité, François Hollande souhaitait « éviter les affrontements et trouver un point de consensus ».
Les procès Lambert et Bonnemaison relancent le débat sur le droit à mourir dans la dignité, mais aussi sur les limites de la loi Léonetti de 2005 contre l’acharnement thérapeutique.

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