état d’urgence

De 1986 à 2014, en adoptant 14 lois sécuritaires le Parlement a renforcé encore le caractère autoritaire de la constitution.

Retour sur l'année 2017. En 2017, la France est passée d’un État répressif de droit bourgeois à un État policier, autoritaire. Ce qui s’est traduit par la pérennisation de l’état d’urgence exceptionnel dans le droit ordinaire. 
Ce que la presse a convenu d’appeler le « procès de la voiture de police incendiée du quai de Valmy » a rendu son verdict le 11 octobre : de très lourdes peines pour une partie des neuf accusés. Sept, cinq, quatre et deux ans d’emprisonnement, dont la moitié ferme, pour six d’entre eux.
Les principales mesures administratives liberticides contenues dans l’état d’urgence, loi d’exception, sont aujourd’hui inscrites durablement dans la loi ordinaire, suite à la promulgation le 1er novembre de la « loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme ».
Un énième projet de loi « anti-terroriste » sera en discussion à la fin du mois à l’Assemblée. Et comme prévu, un nouveau pas risque d’être franchi dans les atteintes aux libertés individuelles et collectives, avec l’instauration d’un état d’exception permanent.
Dans un communiqué, le SNPES-PJJ, la FSU, la CGT-Justice-PJJ et le syndicat de la Magistrature mettent en avant le fait que que le Parlement a prolongé pour la sixième fois l'état d'urgence et prépare une nouvelle loi liberticide remettant en cause la liberté d’aller et venir, se réunir, manifest
Le 13 juin, l’Élysée a enfin reconnu officiellement l’inutilité de l’état d’urgence dans la prévention des actes terroristes, mais quelques jours plus tard, le 22 juin, lors de la réunion du conseil des ministres, le ministre de l’Intérieur a pourtant présenté la 6e prolongation de
Le président de la République peut promulguer la levée de l’état d’urgence par simple décret en Conseil des ministres. Mais Macron maintiendra sans doute cet état d’exception car, s’il ne sert à rien contre la menace terroriste... il sert à tout pour le maintien de l’ordre !
Profitant des cérémonies d’hommage aux victimes des attentats du 13 novembre 2015, Valls a déclaré que l’état d’urgence serait sans doute encore prolongé de quelques mois, pendant toute la durée de la campagne présidentielle. « Il est difficile aujourd’hui de mettre fin à l’état d’urgence.
Profitant des cérémonies d’hommage aux victimes des attentats du 13 novembre 2015, le premier ministre Valls a déclaré que l’état d’urgence serait sans doute encore prolongé de quelques mois, pendant toute la durée de la campagne présidentielle.

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