Emmanuel Macron

« Bon, bah les gens sont en colère ! C’est bien ! » Quelques minutes après la fin du discours d’Emmanuel Macron, hier soir, les réactions des gilets jaunes rassemblés dans ce bar de Caen vont de la dérision à l’exaspération.
À peine 13 minutes, Marseillaise comprise, pour donner des preuves d’« amour » à celles et ceux qui se mobilisent ou soutiennent les revendications sociales des Gilets jaunes : tel était le défi de Macron lundi soir… Mais à l’exception de certains commentateurs politiques, et de responsables
Publié par Mediapart. Apparu pour refuser une augmen
On n’en attendait pas grand-chose, tant les ministres avaient fait un pilonnage sur tous les médias depuis deux jours… et on n’a effectivement pas été déçu.
Ces derniers jours, le pouvoir avait cherché à faire monter chez touTEs un sentiment de panique, parlant de « volonté de tuer », par crainte d’avoir à affronter aujourd’hui une nouvelle journée de forte mobilisation.
Le mardi 4 décembre, le Premier ministre Édouard Philippe déclarait, à propos du mouvement des Gilets jaunes : « Il faudrait être sourd et aveugle pour ne pas voir ni entendre cette colère.
Mardi, lors d’un discours devant le Haut conseil à l’action climatique, Macron a tenté de désamorcer la colère qui s’est encore largement exprimée dans les rues et sur les routes samedi dernier.
Premiers effets de la mobilisation des gilets jaunes ? La présentation du projet de « loi d’orientation des mobilités » s’est faite sous le signe de la volonté affichée de « sortir du tout-voiture » et de « désenclaver la France périphérique ». 
Devant le Haut-conseil à l’action climatique, le discours de Macron consacré à la politique énergétique a commencé par un terrible aveu de sa part : « Nous avons fait trop peu ».

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