Emmanuel Macron

Le petit théâtre macronien continue sur sa lancée et, de temps en temps, une marionnette dégage ou change de personnage. Griveaux est le dernier en date.

Les candidats au deuxième tour de la présidentielle prétendent consolider la Sécurité sociale, alors que leurs programmes ouvrent la voie à son démantèlement et à la destruction de ses fondements.
Après les 6,3 % de Hamon au premier tour de la présidentielle, le clan de Valls a sonné l’hallali pour le PS, alors que le reste de l’appareil recherche la formule magique pour ne pas boire une deuxième fois la tasse aux législatives.
Le premier tour confirme ce que l’on sentait venir : une grande instabilité politique, une poussée à droite de l’échiquier politique, et une gauche délabrée.
Derrière l’aventure personnelle de Macron, on trouve le grand patronat et une partie du personnel politique du PS et de la droite. Rien d’étonnant donc à ce que la bourse ait pris 4,5 % au lendemain du premier tour.
Macron et Le Pen au second tour, c’est un résultat terrible pour les classes populaires. Macron est l’héritier direct de la politique libérale des gouvernements Hollande, le roi de la précarité, de l’uberisation.
Mardi 28 mars, le Medef faisait passer un grand oral à quatre des candidats à la présidentielle, dont Macron, Fillon et Marine Le Pen. Une première d’ailleurs pour le FN, que le Medef avait boycotté lors des précédentes élections...
Les soutiens à Macron venant du PS n’en finissent plus, sans compter les 300 éluEs PS qui lui ont accordé leur parrainage...
Plus de trois mois et demi après l’annonce de sa candidature, Macron a enfin daigné révéler son programme urbi et orbi, tel le pape du nouveau marketing politique. Un programme qui ne serait « ni de gauche ni de droite ». Sans blague !
Pour l’inauguration du Salon de l’Agriculture, le candidat d’En Marche aura tenu à rappeler que « Pour les patrons, tout est bon dans le Macron ! ».

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