Emmanuel Macron

Pour certains éditorialistes, ce devait être un « tournant » dans le quinquennat de Macron. Mais l’allocution télévisée du président n’a pas eu lieu, et ce sont les images de l’incendie de Notre-Dame qui ont, durant plusieurs heures, envahi les écrans.

Le bilan du week-end témoigne, à l’échelle nationale, d’un reflux du mouvement des Gilets jaunes. Mais cela n’efface pas la profondeur de la colère, l’ancrage de la contestation et la nécessité d’intervenir, de militer pour construire la mobilisation contre le gouvernement. 
Pendant qu’en bas, le lundi 10 décembre, des milliers de Gilets jaunes tenaient leurs ronds-points, dans la pluie et le vent, des milliers de lycéenEs tenaient leurs blocages et assemblées, malgré une traque policière forcenée, des discussions vives se poursuivaient dans les entreprises et le
« Bon, bah les gens sont en colère ! C’est bien ! » Quelques minutes après la fin du discours d’Emmanuel Macron, hier soir, les réactions des gilets jaunes rassemblés dans ce bar de Caen vont de la dérision à l’exaspération.
À peine 13 minutes, Marseillaise comprise, pour donner des preuves d’« amour » à celles et ceux qui se mobilisent ou soutiennent les revendications sociales des Gilets jaunes : tel était le défi de Macron lundi soir… Mais à l’exception de certains commentateurs politiques, et de responsables
Publié par Mediapart. Apparu pour refuser une augmen
On n’en attendait pas grand-chose, tant les ministres avaient fait un pilonnage sur tous les médias depuis deux jours… et on n’a effectivement pas été déçu.
Ces derniers jours, le pouvoir avait cherché à faire monter chez touTEs un sentiment de panique, parlant de « volonté de tuer », par crainte d’avoir à affronter aujourd’hui une nouvelle journée de forte mobilisation.
Le mardi 4 décembre, le Premier ministre Édouard Philippe déclarait, à propos du mouvement des Gilets jaunes : « Il faudrait être sourd et aveugle pour ne pas voir ni entendre cette colère.

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