élections régionales

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Le petit jeu et les surenchères auxquels les partis du système, PS et LR, se livrent avec le Front national, n’ont jamais été aussi lourds de dangers.

Le 13 décembre 2015, avec 36 % des suffrages exprimés, la liste nationaliste composée de deux tendances interclassistes, la première de nature autonomiste et la seconde d’obédience indépendantiste, est arrivée en tête.
Pratiquement chaque jour apporte ses déclarations de personnalités autour de la crise qui secoue les partis institutionnels. Hollande et Valls se démènent pour que le premier apparaisse comme le seul rempart face au FN. Mais l’enjeu est bien plus profond...
Beaucoup ont été soulagés de voir le FN buter une nouvelle fois dimanche 13 décembre sur l’obstacle du second tour. Mais ils se sont aussi montrés peu rassurés du niveau record atteint par le FN : 6,8 millions de voix obtenues au second tour, un peu moins de 28 %...
La nouvelle a fait avec beaucoup de complaisance la une des médias du week-end, en particulier celle du Journal du dimanche dans lequel il a donné une interview : Bernard Tapie revient en politique !
Par Stathis Kouvelakis
Premier secrétaire du PS, Cambadélis a parlé d’un « succès sans joie ». Le PS a perdu 220 conseillers régionaux... et 4,5 millions euros d’indemnités d’élus par an. Mais il a aussi fini de perdre toute boussole politique.
La « refondation » n’aura pas fait illusion plus de quelques mois. A peine les élections régionales passées, Les Républicains ont ressuscité tous les vieux démons de l’UMP.
Au lendemain du second tour des élections régionales, il serait de bon ton de dire qu’il n’y a ni perdant ni gagnant. Mais la réalité est tout autre. Le FN est le véritable gagnant de ces élections... et le monde du travail, le grand perdant. Il est urgent de reprendre l’initiative.
Au final, le FN n’a gagné aucune région.

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