Education Nationale

Les E3C, cela n’a pas été seulement du travail en plus quasiment non payé (0,86 cent la copie…) et imposé par la hiérarchie coûte que coûte, voire en réprimant (25 lycéenEs au moins en garde à vue pour des blocus en Île-de-France, 9 enseignantEs menacés de sanctions en Gironde…).

La DGESCO (direction générale de l’enseignement scolaire) vient d’annoncer de nouvelles directives adressées aux écoles : l’élargissement de l’accueil des enfants de nouveaux personnels «affectés aux missions d’aide sociale à l’enfance», recouvrant les assistant-es de service social, techniciens
Ce texte a été écrit par des lycéenEs ayant participé activement aux dernières mobilisations, notamment contre la réforme du bac et les les E3C. Ils et elles témoignent de la situation dans les lycées dans le contexte de la crise du coronavirus. 
Depuis deux semaines, si les cours, sous une forme ou sous une autre, ont pu continuer, ce n’est sûrement pas grâce à Blanquer, mais grâce à la bonne volonté des lycéenEs et des profs.
Contrairement à ce qu’a prétendu Jean-Michel Blanquer, la fermeture des écoles n’avait pas du tout été anticipée, tant sur le plan technique que pédagogique.
Éditions Textuel, 144 pages, 15,90 euros. L’ouvrage de Philippe Blanchet, paru au début du mois de février dernier, connaît une double actualité avec le mouvement des « facs et labos en lutte » et la crise du coronavirus.
Alors que Macron annonçait – tardivement – la fermeture de toutes les écoles, universités, crèches et établissements du second degré, son ministre de l’Éducation Blanquer, dont la politique est, depuis longtemps et de plus en plus massivement rejetée par une énorme majorité d’enseignantEs et de p
Donc, ils ferment. Il y avait en réalité assez peu de suspense, tant la décision de fermer les crèches, écoles et universités apparaissait comme la seule rationnelle pour freiner temporairement l’épidémie.
Décidée lors de la première coordination des facs et labos en lutte début février, la date de mobilisation du 5 mars, jour où « l’université et la recherche s’arrêtent », a été une véritable réussite.
Plus un mensonge est gros, plus il passe. C’est ce qu’a dû se dire Jean-Michel Blanquer en laissant entendre, lors de l’une de ses très nombreuses interviews à la radio, que 99,9 % des enseignantEs étaient d’accord avec lui.

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