Education Nationale

Le gouvernement a la mémoire courte mais les idées longues. Comme dans la santé ou le commerce, les personnels de l’éducation, héros d’un jour, ont retrouvé leur statut de sacrifiés.

Le 29 août dernier, Jean Michel Blanquer l’annonçait au Journal du dimanche : « nous sommes préparés à tout ». Force est de constater, quinze jours après la rentrée, qu’il s’est (encore) trompé.
Le récit du développement de ce foyer épidémique montre comment s’est propagé le virus sans qu’aucune mesure ne soit prise par l’administration ou les autorités sanitaires.
Blanquer a beau répéter sur tous les plateaux TV que tout est sous contrôle, la réalité le rattrape. Aucune mesure n’a été prise en amont pour affronter une rentrée scolaire sous Covid !
Les personnelLEs et élèves du LAP sont mobiliséEs pour refuser les suppressions d’heures et de postes que les rectorats veulent leur imposer, avec une première victoire à la clé.
Nous diffusons ici un texte publié samedi 5 septembre sur le site universiteouverte.org.
Depuis le déconfinement le 11 mai, le Covid-19 n’a pas cessé de circuler en France, comme dans le reste du monde. L’été s’est passé sous le signe de l’incitation permanente à « vivre », c’est-à-dire, pour ceux qui prétendent nous gouverner, consommer, pour « relancer l’économie ».
Rien n’est prêt pour affronter la rentrée en dehors le plan de contre-réformes et de casse de l’éducation.
Le retour en classe à l’issue du confinement ne s’est pas fait sans difficultés au sein des établissement, loin s’en faut.
Tout sourire, Macron nous l’a annoncé le 14 juillet : le Covid c’est fini, l’école peut recommencer comme avant. Et surtout comme si « quasi » rien ne s’était passé depuis septembre dernier.

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