Centrafrique

C’est un scandale important... que les autorités judiciaires françaises s’apprêtent à recouvrir en classant le dossier « sans suite ».

La France vient d’annoncer le retrait d’une grande partie des troupes engagées depuis décembre 2013 dans l’opération Sangaris en décembre 2013.
Pas sûr que l’élection présidentielle qui vient de se dérouler permette de tourner la page de trois ans de violence entre communautés, consécutive au renversement du dictateur Bozizé par la Séléka qui a dû laisser le pouvoir à un gouvernement de transition.
Une terrible tâche sur le paquet cadeau de Hollande à l’armée ce mercredi.
Démenti sévère pour l’état-major de l’armée française qui nous expliquait il y a quelque temps que la situation allait en s’améliorant en Centrafrique. Même à Bangui, pourtant quasiment vidée de sa population musulmane, l’insécurité continue à régner.
Les chauds partisans de l’interventionnisme militaire français en Afrique qui sévissaient dans nos médias se font désormais bien plus discrets. On les comprend au vue de la situation qui règne tant au Mali qu’en Centrafrique.
Les arguments « démocratiques » et « humanitaires » ne tiennent pas. La grave crise que traverse la Républicaine centrafricaine n’est qu’une nouvelle conséquence de la domination coloniale puis néocoloniale.
Très tôt, les dirigeants politiques français ont laissé échapper que le véritable sens de l’intervention en Centrafrique était la défense, essentielle en cette période de crise mondiale, des intérêts économiques de la France sur le continent africain.
Et la « gauche de la gauche », comment réagit-elle ? Ses prises de position face à l’intervention française en Centrafrique ne sont pas sans poser question.
Sans surprise et dans un consensus politique, l’Assemblée nationale vient de donner son aval à la continuité de l’opération Sangaris en Centrafrique. Mais dans le même temps, les critiques de cette opération se font de plus en plus entendre.

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