SNCF

Guillaume Pépy, président de la SNCF, a fait une annonce qui se voulait fracassante dans les colonnes du journal les Échos le 3 octobre : modification du statut cheminot, suppressions massives de postes, remise en cause des accords locaux, bref chambardement général à la SNCF. 

Le gouvernement et une partie des médias ont engagé une campagne choc contre les cheminots pour tenter de faire approuver la réforme de la SNCF. C’est une manoeuvre classique qui consiste à diviser les travailleurs et la population.
Quelques jours après le choc du rapport Spinetta, envisageant pour la SNCF la fin de l’embauche au statut, la transformation d’entités de la SNCF en Sociétés anonymes à capitaux publics, la fermeture de 9 000 kilomètres de lignes (un tiers du réseau), le transfert obligatoire des salariéEs de la
« Depuis 3 ans, on fait que de la merde ». Ce constat d’un collègue de la ligne Angoulême-Limoges est largement partagé. « Les gares ferment petit à petit et les trains ont des restrictions de vitesse à 60 km/h. On s’attend à ce que la ligne ferme ».
Entretien. Depuis fin décembre, les agentEs qui travaillent dans les postes d’aiguillage de la région parisienne ont entamé des grèves. Nous avons interrogé l’un des grévistes, du réseau de Paris-Est.
Le statut cheminot, voilà la cible de Spinetta et du gouvernement. Il pèserait sur la qualité du service public et engendrerait des coûts supplémentaires qui mettraient en péril la SNCF face à l’arrivée prochaine de la concurrence.
Après avoir recouru aux ordonnances pour faire passer la loi travail, le gouvernement prétend utiliser la même méthode pour supprimer le statut des cheminotEs et franchir un grand pas vers la privatisation de la SNCF.
Le Premier ministre Édouard Philippe vient donc de confirmer son intention de recourir aux ordonnances pour faire passer sa contre-réforme de la SNCF.
Des cheminotEs de différents services n’ont pas tardé à imprimer les 120 pages du rapport de Jean-Cyril Spinetta – un fossoyeur du service public de 75 ans, passé par Areva et Air France. Mais pas de scoop dans ce pavé !
Avec le Comité d’action publique 2022 (CAP22), le gouvernement affirme vouloir mener une attaque en règle contre les services publics. Il veut s’en prendre au statut des fonctionnaires, supprimer 120 000 postes et multiplier les privatisations.

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