SNCF

Jeff, cheminot, est poursuivi pour avoir allumé une torche sur le quai de la gare de Nîmes le 14 Mai dernier lors de la journée sans cheminots. Il était convoqué ce mercredi 18 juillet, à Lyon, pour un conseil de discipline.

Avec la publication du rapport Spinetta sur le transport ferroviaire, le gouvernement Macron lance une offensive visant frontalement les cheminotEs.
Depuis la remise du rapport Spinetta, le matraquage idéologique en faveur de la « réforme » de la SNCF est d’une violence toute particulière.
Le gouvernement a décidé de frapper vite, et de frapper fort, sur la SNCF, ses salariéEs, mais aussi ses usagerEs. Et il se livre à une véritable opération de diversion en faisant croire que le problème de la SNCF, ce serait le statut des cheminotEs.
La direction de « Transilien », a réorganisé en profondeur les Etablissements Gares Transilien (EGT) dont dépendent les milliers d’agents commerciaux, d’escale et les équipes mobiles des lignes de banlieue parisienne.
Le gouvernement et une partie des médias ont engagé une campagne choc contre les cheminots pour tenter de faire approuver la réforme de la SNCF. C’est une manoeuvre classique qui consiste à diviser les travailleurs et la population.
Quelques jours après le choc du rapport Spinetta, envisageant pour la SNCF la fin de l’embauche au statut, la transformation d’entités de la SNCF en Sociétés anonymes à capitaux publics, la fermeture de 9 000 kilomètres de lignes (un tiers du réseau), le transfert obligatoire des salariéEs de la
« Depuis 3 ans, on fait que de la merde ». Ce constat d’un collègue de la ligne Angoulême-Limoges est largement partagé. « Les gares ferment petit à petit et les trains ont des restrictions de vitesse à 60 km/h. On s’attend à ce que la ligne ferme ».
Entretien. Depuis fin décembre, les agentEs qui travaillent dans les postes d’aiguillage de la région parisienne ont entamé des grèves. Nous avons interrogé l’un des grévistes, du réseau de Paris-Est.
Le statut cheminot, voilà la cible de Spinetta et du gouvernement. Il pèserait sur la qualité du service public et engendrerait des coûts supplémentaires qui mettraient en péril la SNCF face à l’arrivée prochaine de la concurrence.

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