SNCF

À la veille du vote du texte à l’Assemblée, l’intersyndicale appelait à un temps fort mardi 12 juin. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les grévistes de Lyon se sont saisis de cet appel.

Cela fait plusieurs semaines qu’à la SNCF tous les indicateurs sont au vert pour la grève/manifestation du 22 mars. Non seulement la mobilisation est forte chez les cheminotEs, mais également parmi l’encadrement.
Une réunion unitaire s’est tenue dans les locaux du NPA la semaine dernière. Elle a aboutit à un appel unitaire large, d’une grande partie des organisations politique du mouvement ouvrier, en soutien aux mobilisations à la SNCF et dans les services publics.
Du 6 au 15 mars, la direction de Geodis au port de Gennevilliers a convoqué 11 délégués CGT à des entretiens préalables avant « sanctions pouvant aller jusqu’au licenciement ». L’un d’eux subit depuis le 22 février une mise à pied conservatoire.
Ce lundi 12 février, la direction organisait une fête à Gare de Lyon pour les 80 ans de la SNCF. Au menu : animations, petits-fours et cocktails pour célébrer la privatisation du rail.
Macron a décidé de passer une vitesse. Pour commencer 2018, le gouvernement s'est attaqué aux étudiants et aux lycéens avec la loi Vidal et la réforme Blanquer.
Avec la publication du rapport Spinetta sur le transport ferroviaire, le gouvernement Macron lance une offensive visant frontalement les cheminotEs.
Depuis la remise du rapport Spinetta, le matraquage idéologique en faveur de la « réforme » de la SNCF est d’une violence toute particulière.
Le gouvernement a décidé de frapper vite, et de frapper fort, sur la SNCF, ses salariéEs, mais aussi ses usagerEs. Et il se livre à une véritable opération de diversion en faisant croire que le problème de la SNCF, ce serait le statut des cheminotEs.

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