SNCF

Guillaume Pépy, président de la SNCF, a fait une annonce qui se voulait fracassante dans les colonnes du journal les Échos le 3 octobre : modification du statut cheminot, suppressions massives de postes, remise en cause des accords locaux, bref chambardement général à la SNCF. 

La grève perlée du 2/5 (deux jours de grève/trois jours de travail) initiée le 2 avril tient. Et ce malgré une situation difficile où force est de constater que depuis deux mois, aucun autre secteur significatif du monde du travail ne s’est joint au mouvement.
À la SNCF, c’était la douzième séquence de 2 jours sur 5 de grève du calendrier syndical UNSA-CFDT-CGT : soit les 23e et 24e jours de grève, les 28 et 29 mai. 
Il est assez « étonnant » que les adeptes de la déréglementation du chemin de fer soient aussi silencieux sur l’expérience de la libéralisation du fret (le transport de marchandise sur rail) commencé en France entre 2003 et 2006.
Dans la perspective de l’ouverture à la concurrence du trafic voyageurs à partir de 2019, le rapport Spinetta recommandait entre autres la suppression de 9000 kilomètres de « petites lignes », celles sur lesquelles circulent moins de vingt trains par jour, jugées trop coûteuses.
À l’occasion de la « journée sans cheminotEs » du 14 mai, qui a rappelé, à qui faisait mine de ne pas le voir, que la mobilisation à la SNCF était loin de s’essouffler, entretien avec Stella, salariéE de la SNCF en région parisienne et militante active dans l’organisation du mouvem
Convergence des luttes.
Les cheminotEs sont en grève avant tout pour défendre des acquis sociaux, l’unicité de l’entreprise et leur attachement au service public, et nous sommes solidaires.
Le statut cheminot fait l’objet de toutes les attentions du gouvernement : à entendre certains, il serait responsable de la dette de la SNCF ou encore empêcherait le rail de devenir « concurrentiel », etc.
Un référendum est annoncé à la SNCF. Guillaume Pépy nous la joue-t-il à la Janaillac, PDG d’Air France – « si c’est non, je démissionne » ? Eh bien non, c’est l’intersyndicale SNCF qui, à l’initiative de la CGT, se préparerait à consulter les cheminotEs.

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