SNCF

Notre camarade Basile, cheminot à la Gare de l’Est, analyse la mobilisation à la SNCF, une mobilisation qui reste une exception par sa force et sa durée par rapport aux autres secteurs.

La réaction a été vive vendredi 20 décembre dans les AG de cheminotEs suite aux annonces d’Édouard Philippe la veille.
Le service public du rail, une alternative à la voiture. 
La journée a été très réussie à la SNCF : autant, voire plus de monde dans les AG que le 5 décembre malgré une légère baisse du taux de grévistes par rapport au 5.
La grève va être très suivie, à partir de 19h mercredi soir sur le réseau SNCF. Beaucoup de trains vont être supprimés, notamment en banlieue. Sur le réseau Est par exemple, il n’y aura pratiquement plus de circulation à partir de 19h, et c’est le cas pratiquement partout.
Selon tous les indicateurs, la grève du 5 décembre sera très forte à la SNCF. La confiance et la combativité sont au rendez-vous. Reste à discuter des suites pour gagner ! 
La réussite de la grève 13 septembre à la RATP et l’appel à la grève illimitée à partir du 5 décembre ont marqué les esprits dans le milieu cheminot, et redonné confiance. 
Après le « dépôt de sac » massif contre les trains circulant avec un seul agent à bord, ce sont les cheminotEs des centres de maintenance qui donnent des sueurs froides à la direction et au gouvernement.
Édouard Philippe, Muriel Pénicaud, Jean-Baptiste Djebbari… la semaine dernière, les ministres ont défilé pour monter au créneau contre l’utilisation massive par les cheminotEs de leur droit de retrait et dénoncer une « grève illicite » à grand renfort de mauvais arguments juridique
Depuis lundi dernier, les cheminotEs de la maintenance du Technicentre Atlantique sont en grève contre, à l’origine, une attaque sur les repos, et tiennent tête à la direction. 

Pages

Licence créative commons

Nos articles sont publiés sous licence Créative Commons. Voir les détails.

Souscrire à SNCF