SNCF

Dans une note de communication interne appelée « Temps réel », envoyée le 1er avril, qui sonne comme une mauvaise blague, la SNCF annonce que cinq jours de repos devront être pris par touTEs les cheminotEs pendant le confinement au nom de « l’effort de solidarité demandé par le gou

Comme le reste du pays, la SNCF est bousculée par l’invisible virus. Ordres et contrordres en haut lieu. Des drames aussi, comme cet accident qui vient d’avoir lieu aujourd’hui, 18 mars, où un TER près de Strasbourg a percuté trois cheminots qui travaillaient le long des voies.
Le fonctionnement de la SNCF se ralentit petit à petit, au fur et à mesures de la prise en compte, lente, de la réalité de la crise sanitaire.
Alors que cela fait plusieurs semaines que le Coronavirus occupe tous les esprits, il semble que la SNCF, trop occupée à mettre en place les réorganisations liées à l’éclatement de l’entreprise en 5 Sociétés Anonymes depuis le 1er janvier, soit passé à côté. 
Une centaine de cheminotEs se sont rassembléEs à Montparnasse pour défendre Julien, collègue contrôleur. Il est convoqué à un entretien disciplinaire pour une sanction supérieure à une journée de mise à pied. Nous réclamons l’abandon des poursuites et qu’il n’y ait aucune sanction.
Au 56ème jour de grève, Arnaud, secrétaire général du syndicat CGT des cheminots de Paris Montparnasse, a reçu une convocation prétendant lui infliger une sanction du niveau minimum de la mise à pied sans exclure la révocation.
Ahmed, François, Alexandre, Yassine, Patrick et bien d’autres à la RATP, Fayssal et Arnaud à la SNCF, les sanctions pleuvent contre les grévistes.
Jeudi 31, alors que de nombreux grévistes ont reçu leurs bulletins de paie à zéro, un courrier est porté à la connaissance des cheminots de Montrouge faisant état de primes versées à certains encadrants pour leur remercier de « leur engagement pendant le conflit débuté le 5 décembre ».
Alors que le mouvement de grève historique à la SNCF dure depuis bientôt 60 jours, sénateurs et SNCF sont main dans la main pour tenter de briser ce mouvement par tous les moyens.
Après une semaine intense de mobilisation, la nouvelle séquence s’ouvrait lundi 20 janvier dès 5h30 au dépôt SNCF de Nîmes.

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