Jeunesse

Vendredi dernier, la police a expulsé les étudiants puis attaqué le rassemblement qui s’était constitué devant la fac, faisant plusieurs blessés sérieux : dents cassées, mains cassées, blessure au crâne… Ce lundi 23 avril, les deux campus ont été bloqués le matin.

Nous, étudiant-e-s de 33 universités mobilisées réuni-e-s en coordination nationale étudiante à Paris 8 Saint-Denis les 21 et 22 avril, réaffirmons notre volonté de lutter contre la loi O.R.E et ce gouvernement Macron qui nous impose une sélection sociale.
Communiqué du NPA. La manifestation du 19 avril a été une réussite du point de vue de la jeunesse : elle a concrétisé, avec de beaux cortèges étudiants, animés non pas par des « professionnels du désordre » mais par des milliers d’étudiants opposés à la LORE, l’explosion du nombr
Les étudiants de l’Université d’Avignon ont mis du temps à se mobiliser contre la loi O.R.E qui organise l’exclusion des classes populaires à l’université. Mais ces dernières semaines, la dynamique s’est enclenchée et nous étions près d’une centaine en A.G. ce midi du jeudi 18 avril.
Comme un vent de Mai 68 : le parallèle entre cet événement politique majeur et la mobilisation qui a cours aujourd’hui contre le gouvernement Macron est sur toutes les lèvres. Et on est loin de se limiter à une simple coïncidence temporelle.
Pourquoi Macron n’a-t-il pas peur du mouvement étudiant qui se développe ?
Interrogé par Jean-Pierre Pernaut il y a quelques jours, le président Macron avait à peine parlé des étudiantEs, se contentants de dénoncer les « professionnels du désordre » et d’inviter les étudiantEs à ne pas compter sur un « examen en chocolat ».
Le lundi 16 avril, ce sont 5000 étudiantEs, personnels et enseignantEs qui se sont réunis à Rennes contre le plan étudiants. La semaine précédente, ils n’étaient encore que 2500.
Jeudi 13 et vendredi 14 avril, à Tours, des centaines de lycéenNEs provenant de différents établissements se sont retrouvéEs en centre-ville pour manifester. Ils se mobilisent contre la sélection qui se met en place après le bac avec Parcoursup.
Alors que Macron s’obstine à ne pas voir la révolte qui monte chez les étudiantEs et les travailleurEs, la mobilisation était bien au rendez-vous encore une fois à Rennes 2 le 16 avril.

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