Vaucluse, 12/01

Politique
actualité

La manifestation a rassemblé entre 350 et 400 personnes, soit un peu moins que le 8 décembre. Cependant, cela reste d’un bon niveau pour notre petite ville, le soutien d’une partie de la population, des automobilistes ne faiblit pas.

Le cortège a d’abord été rejoint par un groupe d’une trentaine de motards qui ont mené une opération escargot sur 5 kms en amont de la ville.

Durant le défilé, on a pu entendre une multitude de slogans, pour la hausse des salaires et des pensions, les services publics et bien sûr une multitude de formules et d’insultes anti Macron, et des Castaner “casse toi” (Castaner a été maire de Forcalquier, à 40 kms d’ici).

Sur la place de la mairie ou se trouve aussi la sous-préfecture ont eu lieu diverses interventions, autour d’une Marianne en grande tenue avec bonnet phrygien.
Une minute de silence en hommage aux 11 morts des rond-points et aux blessés des manifestations.

Puis, les points essentiels du cahier de revendications local ont été présentés au micro, le cahier avait été remis auparavant à la sous-préfète d’Apt:
- pour une véritable justice sociale et fiscale/hausse substantielle des salaires et des pensions, des allocations pour les handicapés, les chômeurs/diminution des taxes socialement injustes qui nous étranglent ( particulièrement la TVA )/
- pour une politique environementale au service de tous/ réimplantation de services publics de qualité/ rétablissement de la totalité de l’ISF/ fin du CICE/ lutte contre toutes les formes de discrimination/ et le RIC.

Le RIC revient dans les conversations mais sans enthousiasme, ce qui fait consensus, c’est la nécessité de mesures d’urgence.

Intervention à la fin sur les violences policières et la répression, en appelant aussi à signer la pétition lancée par le Média pour l’amnistie des GJ, pétition placée sur la page FB des GJ aptésiens ( 1400 inscrits).

La fin de la manif a été ponctuée par une petite marseillaise en présence du seul drapeau BBR. Un tout petit groupe a entonné l’internationale.

Ici, l’extrême droite n’apparait pas de manière visible. L’équipe d’animation, souple, est composée de non encartés corrects. Les orgas syndicales, dont la CGT sont inexistantes ici, ce qui est un handicap réel.
La cabane du grand rond-point, à l’entrée de la ville, tient toujours. C’est devenu un lieu de rencontres et d’échanges bien connu désormais dans le secteur.

Licence créative commons

Nos articles sont publiés sous licence Créative Commons. Voir les détails.