Nîmes, 12/01

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Le rassemblement du matin aux Costières ( acte 9 des GJ ) comptait déjà probablement 1500 personnes : regroupement régional, l'Ardèche ( Privas... ), le 34, Ales, Bagnols, Avignon et le Vaucluse, Pernes les Fontaines, Béziers, etc. Le "Journal Jaune" qui s'est arraché tout au long de la journée.

La déambulation vers le centre ville a commencé, bouchant complètement le périph… Au fur et à mesure, de plus en plus de monde, comme pour les autres actes, une foule convaincue, déterminée, militante, diverse et variée allant de M. et Mme Tout le monde aux franges plus militantes (Solidaires seul syndicat présent en tant que tel) de la gauche plus ou moins radicale et aussi libertaire. Et des gens, nombreux, qui n'avaient jusqu'alors jamais manifesté... comme les autres fois.

Une bonne ambiance, beaucoup de slogans, de musique et de chants, une extraordinaire journée de mobilisation comme on en a jamais connue de mémoire de Nimois, loin des manifs traîne savates ! Et ces parcours convenus se soldant par un retour bien tranquille à la maison... On ne voit pas comment on peut imaginer un retour à la "normale" dans ces conditions!

Les heurts avec la police ont commencé après 12 heures du côté de la rue Cité Foulc pas loin du musée. Premières charges, gaz, avancées et reculs divers. Dans l'ensemble les reculades se sont effectuées dans un calme relatif pour éviter les bousculades : mais à chaque fois la foule est revenue. Puis parvis des arènes devant le musée de la Romanité cette fois : progressivement les flics ont avancé dans la rue cité Foulc jusqu'à la limite du parvis. Cette situation a perduré un moment : gaz, flashball, charges, cailloux ou pavés, destruction de caméras, panneaux de chantier boucliers, barrières, premiers blessés par flashball ( un de nos camarades a reçu un tir de FB dans la cuisse alors qu'il était loin des premières lignes sur le parvis! ) je pense principalement, interventions nombreuses des streetmedics... Beaucoup d'yeux pleurent amèrement faisant la connaissance de la répression d'état, la seule violence légitime bien sûr...

Peu après 14 heures, les manifestants ont reçu le renfort du rassemblement des Costières de 14 heures : lorsque la manif s'est à nouveau ébranlée sur l'esplanade vers le boulevard Courbet, nous étions alors entre 4 et 6000 personnes GJ. Objectif Gard dit 3000 : à l'évidence nous étions beaucoup plus nombreux. Nous avons continué à marcher sur Gambetta, déployant notre force et notre détermination dans le calme. Mais changement de programme de nouveau aux Arènes, les flics nous empêchent de passer et à nouveau heurts, pierres, gaz, barrières etc. Et blessés : on est dans l'incapacité de dénombrer les blessés et la gravité, mais ça a été incroyable en ce sens que malgré les violences policières, les flics ne parvenaient pas à disperser une foule d'encore plusieurs milliers de personnes aux alentours de 18 heures qui conservait intacte sa détermination malgré pas loin de 20 KMS de marche pour ceux qui ont commençé à 10 heures aux Costières.

A ce moment, là les flics ont décidé d'avancer progressivement sur le V.Hugo repoussant la foule à coups de FB et de gaz: la manif a continué alors vers les impots où des incendies ont été allumés provoquant l'intervention des flics coursant les manifestants dans le quartier Richelieu. Je suis incapable de donner un chiffre des interpellations mais il est évident qu'elles ont été nombreuses. il devait alors être autour de 19 heures.

Ce qu'il faut retenir, c'est encore une fois la détermination de ce peuple en colère comme jamais : tout le monde doit nous rejoindre sans se poser de questions à la noix, les syndicats et les salariés par la grève générale peuvent donner un coup d'arrêt définitif à ce pouvoir de merde et enclancher un procesus d'Assemblée des Assemblées ( ou Commune des Communes ) par exemple à Commercy le 26 janvier prochain. Nous ne voulons en effet pas d'élections "normales" qui ne manqueraient pas de nous étouffer bien sûr.

La prochaine AG des GJ Nîmes Gard est prévue jeudi cette semaine à 19 heures au petit mas d'Assas ( chemin des Canaux ) : c'est moins que jamais le moment de lâcher!

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