« Programme de luttes »

Article de L'Est Républicain. Besançon. Rachel Choix (Haute-Saône), Matthieu Pierangelo (Doubs), Aline Carton (Jura), Marie-France Roche (Doubs), Bastien Richard (Doubs) et Hélène Blachere (Doubs) : les Francs-Comtois, et notamment les Doubistes, sont nombreux aux côtés de Gaël Diaferia, tête de liste NPA aux élections européennes dans la circonscription Est. Le Messin, employé administratif de 33 ans était à Besançon hier soir, salle Battant.

« C’est une liste sur laquelle il y a beaucoup de Francs-Comtois mais c’est surtout une liste où il n’y a pas de professionnels de la politique, résume le candidat. Ils ne sont pas connus des salles de rédaction mais ils le sont sur le terrain. Ce sont des travailleurs, des militants du public, du privé, de l’administration, de l’industrie ou du commerce. »

La tête de liste en profite, au passage, pour envoyer quelques piques à un autre « militant » : Édouard Martin, le syndicaliste de Florange qui conduit la liste PS. De l’« esbroufe », selon Gaël Diaferia. « Les candidats du NPA, eux, ne joueront pas contre leur camp. » Ils « dénonceront la politique » menée par Manuel Valls et son « plan d’austérité ».

« Nous allons faire campagne autour d’un programme de luttes. Pour défendre des mesures d’urgence », précise le candidat. Il parle de l’interdiction des licenciements, de l’augmentation des salaires, de l’arrêt des subventions aux entreprises privées ou encore de la suppression du secret des affaires « pour savoir où va l’argent créé par les travailleurs ». Voter pour le NPA, dit-il, c’est voter pour tout ça mais aussi pour « le tous ensemble, dans la rue et dans la grève ». Car pour le candidat et ses colistiers, la solution n’est pas dans l’élection mais dans « la convergence internationale des luttes ».

« Un Mai 68 qui aille jusqu’au bout »

Ils ne se retrouvent pas, disent-ils, dans « l’Europe telle qu’elle est, union des bourgeoisies et des gouvernements qui s’attaquent aux populations ». Ils ne croient ni au « repli nationaliste » (« les frontières ne protègent pas les travailleurs, elles les divisent ») ni à la refondation d’une « Europe bâtie par et pour les capitalistes ». Eux veulent un « Mai 68 qui aille jusqu’au bout », une « riposte du monde du travail ». Les luttes sont nombreuses, souligne Gaël Diaferia, mais elles sont isolées pour l’instant. « Notre but : que tous ces petits ruisseaux convergent vers une même rivière. » En attendant, les candidats mènent une campagne « forcément modeste », faute de moyens financiers. La preuve d’une « censure par le fric », selon Gaël Diaferia.

Céline MAZEAU

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