Ce que Lip peut apporter aujourd’hui

Pour rappeler la lutte des Lip et réfléchir à ses enseignements, quoi de mieux que de laisser la parole à l’un de ses principaux animateurs ? Le texte reproduit ci-dessous1 est celui de l’allocution prononcée par Charles Piaget le 28 mai 2013 à l’IRTS (Institut régional de travail social) de Besançon, après la projection du film de Christian Rouaud Lip. L’imagination au pouvoir, à l’occasion des 40 ans du conflit.

Lip aujourd’hui ? Qu’est ce qu’une lutte d’il y a 40 ans peut bien apporter aujourd’hui ? Un conflit d’une année qui a provoqué un engouement extraordinaire en France et bien au-delà. Il y avait plusieurs raisons à cet engouement. Examinons-les pour voir ce que peut encore apporter Lip.

Une multinationale s’en prend à des ouvriers. C’est le pot de terre contre le pot de fer. Mais voilà que ces ouvriers décident de résister. Ils sont unis. Ils veulent sauver leur emploi et pour cela, sauver cet ensemble remarquable d’horlogerie et de mécanique.

De plus, la marque de leurs montres est connue : Lip. Ces salariés prennent des initiatives incroyables, délocalisent le stock de montres, cachant celles-ci dans la région.

Le tribunal les licencie tous. Alors, ils occupent l’usine, fabriquent des montres, les vendent et se payent pour continuer la lutte, exiger une solution satisfaisante. Les flics les pourchassent. Ils virent les salariés et occupent eux-mêmes l’usine pendant de longs mois, fait rarissime. Les Lip ne se découragent pas. Ils reconstituent l’usine dans Besançon. Ils ont même prévu des ateliers clandestins. Les ventes continuent. Tout continue. 

Pour le grand public, c’est Robin des bois, et guère plus. Pour les médias : les journalistes sont habitués au rituel des conflits syndicaux, aux conflits encadrés. Les journalistes sont dirigés vers le point d’information officiel. L’usine occupée a son cordon de sécurité. A Lip, les médias trouvent les portes grandes ouvertes. Ils peuvent tout voir, parler à qui ils veulent. Leurs articles s’en ressentent. Cette nouveauté leur plaît. Des journalistes dormaient dans l’usine. Pendant un petit moment, les médias ne suivaient pas la coupure droite-gauche, mais la coupure de classe. Bien sûr, ça n’a duré que quelques semaines.

Enfin, pour les militants syndicaux de France et d’ailleurs, pour les militants politiques de gauche, pour un public averti, c’est différent. Ils se posent, en gros, tous les mêmes questions, plus pertinentes. « Mais comment faites-vous pour vous entendre si bien ? C’est si difficile chez nous. » « Comment faîtes vous pour obtenir une telle participation des salariés » ? ». « Une multinationale vous attaque et, aussitôt, tous ensemble, vous organisez une défense extraordinaire ». Alors ?

Tout cela, dans un contexte général marqué par Mai 68. Le chômage commence à monter, mais n’est pas encore inquiétant. Localement, à Besançon, la CFDT est très active depuis 1968. L’aide aux luttes est bien organisée. La solidarité est bien présente.

 

Créer le collectif des salariés

En fait, la caractéristique essentielle du conflit, c’est une pratique syndicale particulière. A Lip, il y a une section syndicale très autonome, avec beaucoup de réflexion sur le travail syndical et faisant de l’autogestion, sans le savoir, depuis plus de 
15 années. De plus, il existait, à Lip, de longue date, des liens unitaires avec la CGT. Ce conflit n’a été possible que grâce à ça.

Tout est parti d’un constat au milieu des années 1950. Malgré les lois sur les DP (délégués du personnel) et le CE (comité d’entreprise), malgré le code du travail et les lois sociales, il y n’y a pas de contre-pouvoir dans les entreprises. Les DP ne représentent qu’eux-mêmes, donc pas grand chose. D’ailleurs, mêmes les quelques renforcements des lois depuis n’y ont rien changé.

Actuellement, à Besançon, comme partout ailleurs, des salariés ne peuvent prendre leurs cinq semaines de congés payés. « Ca ne se fait pas. Cela handicaperait l’entreprise. Ce serait mal vu ». Même chose concernant les heures sup. « Je ne peux en réclamer le paiement », etc. Seul un collectif, large, de salariés conscients peut constituer un réel contre pouvoir. C’est la seule force permettant d’obtenir un peu plus de considération pour les salariés, un peu plus de justice dans l’entreprise. Les lois sur la propriété privée des moyens de production sont faites pour être appliquées avec rigueur. Pas les lois sociales ! Les inspecteurs du travail en savent quelque chose.

Un dernier exemple, la loi contre les exclusions de 1998 et son volet tarification transports publics. Il a fallu 9 années pour la faire appliquer. Ce n’étaient que des délégués qui l’exigeaient (en l’occurrence, AC2 !). Alors, ce n’est pas important. Si cela avait été de très nombreux citoyens, cela aurait été différent. A noter que le préfet, gardien des lois de la République, n’a pas levé le petit doigt pendant ces 9 années pour faire appliquer cette loi.

Alors, ayant compris cela, la section (CFTC à l’époque) s’est mise au travail pour créer ce collectif large des salariés. Roland3 a expliqué tout cela. Il a fallut de la persévérance, de l’imagination pour unifier les blouses blanches aux blouses bleues. Il existe mille et une séparation des salariés dans l’entreprise. Il fallut bien des années pour réaliser cette unité. Et surtout, consacrer beaucoup de notre temps.

1968 a été le premier grand test de ces pratiques syndicales. Une anecdote significative. En 1968, la CFDT avait diffusé une plaquette sur le pouvoir ouvrier, avec la mention « A lire attentivement ». En section, on a commencé à l’étudier, et un de nous s’écrier : « Mais tout ça, c’est ce qu’on fait depuis 10 ans ! »

Ce travail a payé. Le premier apport de Lip pour aujourd’hui, c’est que c’est possible. Des salariés ordinaires, en grand nombre, divisés en multiples catégories ont prouvé qu’il est possible de passer de l’individualisme au collectif. Passer de la passivité à l’action collective. Ces salariés ordinaires se sont transformés en militants de la lutte collective autogérée. 80 à 100 Lip étaient constamment sur les routes pour expliquer dans les meetings la lutte des Lip. Ils ont bousculé, remis en cause les règles de l’économie, de la politique.

Ces salariés ont décidé de prendre des moyens, souvent illégaux, mais logiques, populaires et sans violence. Ces salariés se sont émancipés individuellement et collectivement. Des jeunes, après le conflit, ont écrit un document de 30 pages sur tout ce qu’ils avaient appris dans ce conflit. Ils terminent ce document par : « Nous en avons appris en dix mois plus qu’en dix ans ». Ces salariés ordinaires ont fait rêver beaucoup de personnes, rêver à une autre société, bâtie sur un mode de fonctionnement égalitaire, chaleureux et autogéré.

 

Des règles à suivre

Voici quelques règles pour ces pratiques collectives. Il y en a bien sûr plein d’autres.

1) La lutte appartient à égalité à celles et ceux qui la mènent, quel que soit leur poste hiérarchique au travail. Syndiqués ou non, immigrés ou non, hommes ou femmes.

2) Le syndicat est indispensable. Il a l’expérience, le nombre, la force, il a une connaissance précieuse du patronat et des pouvoirs publics. Mais il ne faut jamais oublier que le dernier mot appartient aux salariés en lutte.

3) L’unité des salariés passe aussi par l’unité syndicale. Celle-ci est à construire, en permanence. On ne peut se complaire dans la division syndicale.

4) Une lutte démocratique n’a pas de sens si elle ne s’inscrit pas dans l’intérêt général des salariés et dans les valeurs humaines de solidarité, de respect des uns des autres. Le collectif doit bannir tout propos sexiste, raciste, violent ou intolérant.

5) Toute l’information doit être partagée entre tous les salariés. Nous devons toutes et tous connaître toute l’information disponible. La rétention d’information, c’est la constitution d’un pouvoir, y compris à la base.

6) Il faut pousser sans cesse chacun, chacune à réfléchir. Il n’y a pas de domaine réservé, pas de hiérarchie : ceux qui pensent, ceux qui exécutent. Les délégués n’ont pas l’apanage de la réflexion. Chaque salarié a cette capacité-là.

7) Les délégués doivent être soumis aussi à toutes les tâches matérielles. Pas de 
spasse-droit. Pas de reproduction du système hiérarchique.

C’est tout un état d’esprit à modifier. Un délégué classique passe beaucoup de temps sur les dossiers, prépare minutieusement les rencontres avec la direction. Il est mal à l’aise lorsqu’il y a lutte. Ce n’est déjà plus son monde. Il devient bureaucrate. 

Il ne s’agit pas de se complaire dans la lutte, mais de bien comprendre son rôle et les priorités.

Vivre le collectif, c’est une découverte, un apprentissage continuel, une leçon de modestie. On y découvre ses propres limites, surtout quand on se croit indispensable. On y découvre, jour après jour, qui est vraiment l’autre, des qualités non remarquées jusqu’ici. On y découvre surtout que c’est du débat que chacune, chacun s’enrichit. C’est un long chemin, découvrir et cultiver ce qui nous enrichit. Chercher le consensus lorsqu’il y a divergence. Chaque lutte peut et doit permettre un saut qualitatif, individuel et collectif.

En 1973, face à l’attaque de la multinationale, nous étions déjà bien rôdés à Lip. 1968 avait été une lutte originale ou nous avions testé grandeur nature les petits pas démocratiques des dernières années. De plus, des militants de Lip allaient dans les entreprises de la ville aider les salariés à s’organiser. 1969-1970, deux conflits très durs à Lip on fait grandir les solidarités, l’unité et la participation plus concrète des salariés.

Au Prévent de Bregille4, en 1972, un groupe d’une vingtaine de femmes salariées décident d’en venir à la grève concernant l’autoritarisme excessif du directeur. L’Union locale CFDT avait confié à des militants de Lip l’aide concrète de préparation de cette lutte. Six mois de lutte, avec occupation, autogérée par les salariées, ouverture très large vers l’extérieur, popularisation, imagination. Et contrôle constant de tout cela par les salariées du Prévent. 

 

Commencer par dire Non

Un rappel des règles de base des luttes autogérées (Lip, Larzac et bien d’autres) : refus de la fatalité, on peut toujours réagir. Les licenciements massifs, les délocalisations, le chômage, les atteintes à l’environnement, les crises économiques ne sont pas des fatalités. Ce sont des décisions d’êtres humains qui en sont la cause. On peut, on doit s’y opposer. Dire Non, c’est déjà faire un pas.

La passivité est la pire des réponses. C’est carrément un encouragement à ceux qui prennent ce type de décisions. Le refus de la fatalité doit se concrétiser dans le débat entre tous ceux, toutes celles qui sont concernés. C’est nécessairement long. Il faut du temps pour comprendre ce qui nous arrive, pour parvenir à une analyse étayée, dégager des exigences argumentées, crédibles. 

Tout cela pour prendre conscience que oui, il est possible de résister, de lutter, de gagner. C’est une phase fondamentale de la lutte.

En 1973, à Lip, Les délégués ont distribué à toutes et tous un texte comprenant tout ce que nous savions sur la multinationale propriétaire de Lip. Ensuite, le texte ébauchait une stratégie de défense, enfin, il y avait un rappel de l’enjeu. Cette entreprise est un ensemble humain de savoirs, de compétences, bâti au long des très nombreuses années de travail. Il va être dépecé, anéanti. 

Ce texte était l’amorce du débat, un appel à la réflexion, à la critique, à des propositions, à des compléments d’information.

Alors, des mini-débats ont eu lieu dans toute l’usine. Les délégués passaient deux fois par jour, partout, pour des mini AG de 5 à 10 minutes. Donner les dernières nouvelles, parler du texte, pousser à la réflexion, aux propositions. En fait, à la prise de conscience qu’ensemble on peut lutter et obtenir une vraie solution.

Toute lutte doit s’ouvrir vers l’extérieur. Lorsque le consensus est acquis, il faut faire connaître partout ce qui se trame. Ceux qui font de mauvais coups ont peur de la lumière. Ils ont tout intérêt au silence. Ils déclarent à leurs salariés : « Restons entre nous, la discrétion peut permettre un meilleur arrangement. Toute agitation ferait fuir les candidats à la sauvegarde de notre entreprise ». Tout cela est faux. Les salariés sont besoin de soutien, de connaissances, de compétences qui s’ajoutent aux leurs pour dégager des solutions ou pour nous aider dans cette lutte. Les solidarités diverses apportent toujours un réconfort important. Bien sûr, tous ces soutiens ne doivent pas se substituer aux salariés. La lutte et ses objectifs doivent rester sous leur contrôle.

Libérer la parole et l’imagination. Nous avons appris à quel point le collectif des salariés est un gisement de valeurs. A condition que chaque salarié se libère des chaînes invisibles de son conditionnement. Dans sa tête, il met du temps, beaucoup de temps à se libérer du travail, de la peur, à s’impliquer dans la lutte. Une fois le passage fait, alors les idées, l’imagination se libèrent. Il est dans la lutte.

Lors des AG, nous avions tracé tous ensemble les orientations de la lutte. Nous avons examiné les valeurs à respecter, les pièges à éviter. Sur ces bases, toutes les initiatives étaient les bienvenues. Nous n’avons pas été déçus. Les salariés ont été un réservoir à idées. Le collectif n’est pas seulement une addition de qualités de chacun, chacune. Le collectif a un effet multiplicateur qui se produit dans l’échange, dans le débat. 

Toute lutte un peu longue doit être un lieu de vie, de formation et d’émancipation accélérée. Toute lutte un peu longue, ouverte sur l’extérieur, s’organise et devient un lieu de vie. Comme à Lip, il faut prévoir l’accueil, une salle pour les rencontres, recevoir celles et ceux qui viennent s’informer. « Où en êtes-vous ? », « que peut-on faire pour vous aider ? ». Des contacts réguliers se nouent. Des salariés extérieurs viennent parler de leurs luttes, de leurs problèmes. Des débats s’y tiennent, tout naturellement. On peut aussi organiser des débats sur les sujets dominants, passer des films documentaires pour éclairer le sujet, etc. Ce lieu devient un forum permanent et enrichissant pour toutes et tous.

 

Solidarité et coordination

Les solidarités autour d’une lutte. Rien n’est plus contre-productif, dramatique que de laisser les luttes dans l’isolement. Toute lutte a besoin de solidarité et d’aide. Il faut concrétiser cette solidarité, c’est le devoir impérieux des organisations syndicales, mais aussi des associations concernées, des citoyens, des partis politiques qui se réclament de la classe ouvrière. Favoriser ce soutien en le coordonnant. 
En prenant des initiatives pour répercuter le point de vue des salariés en lutte et le type d’aide concrète possible. 

Pour les luttes, des pistes ont été ouvertes à Lip. Elles sont plus nécessaires que jamais. Lors de la crise économique de 1975, avec la montée du chômage, il y avait en France près de 200 entreprises menacées de fermeture et occupées par les salariés. La nécessité d’une solidarité intersyndicale, interprofessionnelle était criante. Des salariés de ces entreprises, CGT, CFDT, FO ou CFTC ont mis en place une coordination des entreprises en lutte pour l’emploi. Ceci, sous l’impulsion des Lip. La première rencontre a eu lieu à Lip.

Ces coordinations n’étaient pas tolérées par les centrales syndicales, sans pour autant que ces dernières prennent des initiatives communes en ce sens. Enfin, le PSU5 avait lancé, sous l’impulsion de Lip, un Institut ouvrier pour le développement des pratiques collectives de luttes autogérées.

Aujourd’hui, il faut y ajouter le besoin d’un projet de société du 21e siècle. Il n’y a plus d’utopie. Le vide concernant une autre société possible profite au libéralisme économique. Ce projet peut être élaboré par tous les citoyens en résistance. Ceux qui luttent contre les nuisances actuelles peuvent écrire en connaissance de cause une ou des pages de ce projet. Un réseau autogéré mettant tout cela en cohérence. Cela irait en harmonie avec la construction d’une autre société qui se dessine dans les actes de résistances. Comme nous le voulions à Lip.

Pourquoi ces pratiques ne se sont pas répandues ? Tout simplement parce qu’elles exigent d’aller à contre-courant de l’organisation de toute la société.

Dire à un délégué : « Ta qualité principale ne doit pas résider dans l’art de la négociation, du compromis, ni dans la bonne connaissance des dossiers, ni dans le dévouement, faire à la place des autres, le bons samaritain. L’essentiel est ailleurs. Passer le principal de tes forces, de ton temps à constituer autour de toi une force collective qui agit et s’autogère, et pour cela tout le travail syndical doit s’orienter vers cet objectif. Et bien sûr, il faut étudier les dossiers et bien sûr qu’il faut négocier, mais seulement si tu fais l’essentiel. N’oublie jamais : délégué du personnel ou responsable politique ou ayant une fonction publique, de passer beaucoup plus de temps avec la base qu’avec ‘‘l’élite’’. » C’est difficile, car vraiment à contre-courant.

 

Dépasser le salariat et la subordination

Aujourd’hui, plus que jamais, nous avons besoin d’une société capable de construire du « vivre ensemble », durable et pacifié. Pour cela, il faut des règles, des règles de civilisation réelle. Quelles sont-elles ?

On ne peut vivre en harmonie avec un chômage de masse permanent. Au nom de quoi une personne active sur six doit-elle rester au bord de la route ? On ne peut vivre ensemble en harmonie avec des inégalités extravagantes. Au nom de quoi une personne peut-elle s’octroyer à elle seule le fruit de dizaines de millions d’heures de travail ? Au nom de quoi l’économie est-elle en dehors de la démocratie, alors qu’elle représente l’élément dominant de la vie ?

Avec ce que nous avons appris à Lip, après toutes ces années de lutte, nous ne pouvons admettre un syndicalisme, une société qui se satisfasse du salariat et qui parle de partenaires sociaux. 

Le salariat est un contrat de subordination et en tant que tel il ampute l’être humain de sa pleine dimension. L’être humain est fait pour conduire sa vie, donc produire à égalité avec d’autre des biens ou des services.

Un syndicalisme, une société dignes de ce nom doivent lutter pour dépasser le salariat, dépasser la subordination. Tous coopérateurs, égaux en droits. Pour une véritable émancipation individuelle et collective. Le salariat n’est pas la fin de l’histoire humaine. 

Charles Piaget

Notes

1 Texte relu par l’auteur. Les intertitres sont de la rédaction.

2Agir ensemble contre le chômage.

3 Roland Vittot, autre figure du conflit Lip et de la CFDT. Il a pris la parole quelques instants auparavant pour raconter l’histoire de la section CFTC, puis CFDT tout au long des années 1950-70.

4 Il s’agit d’un conflit de grande ampleur à Besançon, dans un Préventorium, une structure sociale du quartier de Brégille, animé par des femmes et soutenu par la CFDT. Ce conflit a duré plusieurs mois et donné lieu à une intense solidarité sur la ville. 

 

5 Parti socialiste unifié. S’est créé à partir d’une scission issue de la SFIO durant la guerre d’Algérie et d’autres courants. Les Alternatifs en sont le prolongement actuel. Charles Piaget a fait partie des fondateurs du PSU.

 

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