1er mai à Florange : un « festival des entreprises en lutte »

C’était une chouette initiative des jeunes de la CGT-Arcelor qui tenaient à marquer ce 1er Mai d’une manière particulière. Quelques jours seulement après l’arrêt effectif des hauts fourneaux, il s’agissait de dire que la bataille pour la défense des emplois continuait et qu’il n’était pas question de lâcher.
Sur fond de festival avec concerts de musique, ceux d’Arcelor avaient invité les équipes syndicales d’entreprises en lutte, déjà rencontrées notamment lors des réunions du collectif Licenci’elles visant à coordonner les luttes. Même si certaines prévues comme PSA Aulnay ou Goodyear ne se sont finalement pas déplacées (difficultés diverses), d’autres, venues de loin, étaient au rendez-vous : le collectif jeune CGT de Arcelor Fos/Mer, celui de la CGT de PSA Sochaux, les Fralib (Marseille), Pétroplus (Rouen) et Ford (Bordeaux). Et bien sûr, des salariés, des militants d’entreprises de la région, des syndicalistes et des militants politiques de gauche, des amis, des voisins, tous venus en solidarité avec les Arcelor et leur long combat.

Échanger pour préparer une convergence
Plus de 400 personnes sont passées durant l’après-midi et la soirée. Autour d’un café ou d’un sandwich, les discussions ont été nombreuses sur la situation difficile vécue par la plupart des salariéEs et la ­population, sur les défaites ou sur des perspectives peu réjouissantes. Mais, le fait de se retrouver, d’entreprises, de villes ou de régions différentes, permettait de partager les expériences et de parler de notre révolte, de nos perspectives.
La question de la convergence des luttes a dominé les échanges. Ce qui est logique, tant c’est le « tous ensemble » qui apparaît comme la seule façon de changer la donne. Avec l'expérience des luttes à Arcelor, PSA ou Petroplus, on voit bien qu’il est particulièrement difficile d’empêcher licenciements ou fermetures.
On a aussi échangé sur la nécessité d’avoir des revendications offensives, comme la nationalisation ou la socialisation, exemples d'Arcelor et de Petroplus, ou encore l’appropriation de l’outil de production par les salariés, avec l’expérience des Fralib.
Dans un contexte compliqué, cette fête était vraiment la bienvenue. Elle fait du bien au moral et montre toute l’importance de ces moments de rencontre et de discussions. Une démarche qu’il est souhaitable de voir se multiplier.

Philippe

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