Pas de vacances pour la culture

Les articles de la rubrique Idées n’expriment pas nécessairement le point de vue de l’organisation mais de camarades qui interviennent dans les débats du mouvement ouvrier. Certains sont publiés par notre presse, d’autres sont issus de nos débats internes, d’autres encore sont des points de vue extérieurs à notre organisation, qui nous paraissent utiles.

Cette année au moment de penser aux vacances, aux livres à lire au soleil ou au festival qui va nous distraire et nous enrichir, nous sommes tous confrontés à la violence de leur société qui reproche à la culture de ne pas être rentable et a donc décidé de stigmatiser une fois de plus les plus fragiles d’entre nous.
Rappelons que, pour nous, la culture, ce n’est ni Disney, ni le Puy du Fou, ni les chaînes de télévision, outils de nivellement et de manipulation, et exploiteurs d’intermittentEs du spectacle et autres travailleurs précaires.
Bel été à tous !

Dossier coordonné par Catherine Segala



"Les intermittents forment un groupe très hétérogène et une des forces du mouvement est d’avoir réussi à en tirer profit"

Entretien. Nous avons rencontré Jérémy Sinigaglia, chercheur et auteur de Artistes, intermittents, précaires en lutte. Retour sur une mobilisation paradoxale (1), un livre qui revient sur la grande lutte de 2003.
Que met-on sous le terme « d’annulation du festival d’Avignon 2003 » ? Comment cela s’est-il passé ?
À l’été 2003, Avignon est l’enjeu central du conflit. Le festival a déjà été perturbé mais jamais annulé, pas même en 1968. Les intermittents votent la grève à la première assemblée générale au Palais des Papes. Des personnalités de la culture s’y opposent : Bartabas dénonce la manipulation syndicale, Patrice Chéreau reproche aux grévistes de se « tirer une balle dans le pied », Ariane Mnouchkine compare la grève à un bûcher… Parmi les intermittents mobilisés aussi, le recours à la grève est discuté. L’attachement au festival, la perte de salaire, la crainte des répercussions sur les compagnies sont souvent évoqués. Certains estiment qu’il faudrait trouver une manière plus créative de lutter. Mais les grévistes sont majoritaires. Le directeur du festival annonce alors sa décision de l’annuler. Du côté des intermittents, le sentiment est confus. L’annulation est la preuve de la force de la mobilisation mais elle les prive de leur grève et de sa couverture médiatique.
Quels sont, à ton avis, les acquis de ce mouvement et de cette grève ?
Je crois que la force de ce mouvement, c’est d’abord d’avoir su maintenir une sorte d’état de veille. La signature de l’accord du 22 mars 2014 ouvre un nouvel épisode du conflit, mais il s’inscrit dans la continuité de 2003. La mobilisation actuelle hérite de réseaux qui se sont réactivés et qui donnent un cadre aux intermittents qui veulent s’engager. En marge des syndicats, notamment de la CGT-Spectacle qui joue un rôle important, la Coordination des intermittents et précaires propose un mode très souple d’engagement, qui correspond bien aux artistes. Chacun peut prendre part à la lutte à sa façon. Certains ont plutôt le goût de l’action directe et participent aux occupations. D’autres préfèrent le travail institutionnel, le lien avec les parlementaires ou avec la presse. D’autres font un peu tout à la fois. Les intermittents forment un groupe très hétérogène et une des forces du mouvement est d’avoir réussi à en tirer profit.
À la veille des festivals d’été, comment vois-tu par comparaison le mouvement actuel ?
Difficile de prédire l’issue d’une mobilisation ! La précédente a été très forte et s’est pourtant soldée par un échec sur le plan des revendications. Cette fois, la conjoncture est un peu différente. La crise économique et sociale s’est étendue et le mécontentement se généralise. Si cela ne se traduit pas toujours pas des mobilisations, le thème de la convergence des luttes revient, et on a même assisté à un rapprochement avec les cheminots. Mais cela reste difficile car cela pose la question de la définition du mouvement : est-ce une mobilisation d’artistes, de précaires, de salariés ? On peut toujours répondre que c’est les trois, ce qui n’est pas complètement faux, mais en réalité chaque réponse peut donner lieu à un élargissement des mots d’ordre, qui pourra servir la convergence, mais aussi à la dilution des revendications. Le fait que l’enjeu de la lutte soit encore une fois les festivals de l’été donne peut-être un début de réponse.
Propos recueillis par Olivier Neveux
1 – Presses Universitaires de Nancy, 2012, 16 euros.



Festivals

37e Festival de cinéma de Douarnenez (29)
Du 22 au 30 août

Pour l’édition de 2014, ce festival abordera la question des populations de l’archipel Indonésien, dans son sens large. À la rencontre de peuples insulaires, situés entre deux continents, et de leurs histoires : coloniales, de la dictature de Suharto avec le massacre des communistes, leurs démocraties récentes, les conflits ethniques, la multiplicité des langues et des cultures, ainsi que le chamanisme, les diasporas, les religions, l’écologie. L’occasion de belles découvertes. Tout un programme !
Christine Schneider
www.festival-douarnenez.com  

Des chansons à Blanzat (63) et Montcuq (46)
Il y a festival et festival. En voici deux qui ne ressemblent pas tout à fait aux autres : « On connaît la chanson » et le « Festival de chanson à texte de Montcuq », D’abord ils sont petits et ne veulent pas grandir, rester en tout cas à taille humaine ce qui est déjà bon signe. Ce ne sont, ni l’un ni l’autre, des machines à créer de l’événement. Si événement il y a, il est au cœur de chaque concert entendu, de chaque chanson. De chaque rencontre, simple, entre public et artistes. La chanson qu’on entendra dans ces deux rendez-vous porte une poésie fervente, sociale, sincère, qui passe par la colère, la radicalité. Mais également par l’intimité, la connivence. 
On connaît la chanson se déroule du 15 au 19 juillet à Blanzat, à côté de Clermont-Ferrand. On y retrouve cette année Michel Bühler, chanteur suisse (et également militant de la cause palestinienne), Jacques Bertin (qui a longtemps écrit dans Politis), et encore Laurent Berger, Loïc Lantoine, Kent, Batlik… Ici les journées sont bien remplies. On invite les spectateurs à chanter. Au programme cette fois la Chanson de Craonne et autres textes antimilitaristes. Les après-midi sont consacrées à des lectures et des débats.
Le Festival de chanson à texte de Montcuq a lieu juste après, du 24 au 26 juillet, pas très loin de Cahors. Installé dans la cour du collège pour trois soirs de chanson, avec Henri Courseaux (à l’origine de ce festival), Pierre Lebelâge, Frédéric Bobin, Yvette Théraulaz, Karim Gharbi et Jeanne Garraud. Des artistes à connaître là aussi, dont les chemins ne croisent et ne croiseront pas les grands médias, trop occupés à nous gaver de choses insipides ou terrifiantes. Artistes que vous ne pouvez rencontrer que dans ce circuit marginal. Mais c’est sans doute dans cette marge qu’il y a le plus de place, le plus de liberté.
Et dans les deux cas, on peut manger sur place, tous ensemble, avec les artistes et les organisateurs.
Rémo Gary
www.onconnaitlachanson.fr et www.festichanson-montcuq.com

Fest’arts à Libourne (33)
Ce gros festival des arts de la rue se déroule du 7 au 9 août dans différents lieux de la ville girondine. 189 représentations dont 150 gratuites... Des spectacles de grande qualité. Comme dans tout festival, il faut programmer ce que l’on souhaite voir car le risque est de passer à côté de tout ! 
Bea Walylo
http ://www.festarts.com 

Festival Musicalarue à Luxey (40)
C’est l’histoire d’une fête traditionnelle, dans un village de 650 habitants, qui a bien tourné, une bande de copains devenus organisateurs après en avoir été les acteurs. Un festival de musique et des arts de la rue qui rassemble 40 000 spectateurs autour de 80 groupes et compagnies, avec du 14 au 16 août de grosses têtes d’affiche : Bernard Lavilliers ou IAM, mais aussi de petits groupes.
Bea Walylo
www.musicalarue.com



Expos

« In Situ Art Festival »
Au Fort d’Aubervilliers (93). Jusqu’au 14 juillet.
Deux hectares de friches industrielles, militaires, urbaines sont ouvertes au public : elles accueillent sur le thème de la Transition une superbe exposition d'œuvres de Street Art créées sur place par plus d’une cinquantaine d’artistes invités internationaux : Jef Aerosol, David Walker, Jorge R. Gerada, Sixo, OnOff et bien d’autres. Certaines œuvres sont encore en gestation.
Une surprenante promenade au milieu de centaines de mètres de tags et fresques murales sur palissades industrielles, de façades de bâtiments décorées, de carcasses de voitures peintes, d’alcôves  urbaines ornées et même d’un gigantesque portrait de 1 200m2 peint sur le sol d’un parking, bien visible en hélicoptère… Tous les styles graphiques et picturaux sont représentés du graffiti à l’hyperréalisme, tous les sujets sont abordés, tous les lieux et les supports sont investis, avec beaucoup d’ ingéniosité et souvent d’humour.
Traces des friches urbaines et de la mémoire du passé de ces lieux, encore récemment casse automobile, camp militaire, fourrière, résidence pour artistes... La transition du site en images et en couleurs.
Ugo Clerico

« Le musée imaginaire d’Henri Langlois »
À la Cinémathèque française. Jusqu’au 3 août.

La Cinémathèque française rend hommage à son créateur au travers d’une exposition, de rétrospectives, de conférences, d’ouvrages, et d’activités pour le jeune public.
Henri Langlois fut un personnage savant et dénué d’esprit de sérieux, intempestif et opiniâtre, à l’instar des autres figures géniales du XXe siècle qui mêlèrent l’extravagance de leurs projets à celle de leur comportement.
Pittoresque pédagogue, poète d’un art qui n’en finissait pas de douter qu’il en soit un, Henri Langlois offre à la jeune cinéphilie d’aujourd’hui l’occasion d’un éloge du goût comme posture éthique, face aux tendances cyniques et uniformisantes de l’idéologie consumériste.
Milo

« Salut Barbès ! » 
À l’iReMMO (5, rue Basse-des-Carmes à Paris). Jusqu’au 1er septembre.

Depuis 1982, Bruno Lemesle photographie les atmosphères de la Goutte d’Or. Il capte les regards et cherche des angles nouveaux dans ce quartier populaire où le métissage des cultures contribue à la richesse et l’harmonie de la vie quotidienne.
Cette exposition présente une sélection de trente images issues de la collection « Salut Barbès ! », photos réalisées entre 1982 et 2013. Un focus sur des lieux, des personnes, des faits marquants qui ont jalonné l’histoire récente de la Goutte d’Or, quartier de Paris où se joue par ailleurs une profonde mutation urbaine.
Milo

Photographic festival de Mérignac 
Jusqu’au 31 août. 

Dans le cadre du Photographic festival de Mérignac (jusqu’au 31 août), en lien avec la Maison européenne de la photographie, deux expositions à ne pas manquer. Françoise Huguier : « Mode et voyage », de très beaux portraits en couleurs (Vieille église Saint-Vincent).
Jacques Henri Lartigue « Entre ciel et terre ». Un grand nom de la photo du 20e siècle, connu surtout pour ses clichés de la Belle Époque (Aéroport de Mérignac Hall B)
Béa Walylo

Li Chevalier 
Base sous-marine. Jusqu’au 13 juillet.

Li Chevalier est une des figures prééminente d’un nouveau courant artistique né en Chine « l’Encre expérimentale ». Elle projette l’art traditionnel chinois dans le monde de l’art contemporain en lui donnant un nouveau souffle.
Béa Walylo



Polars

Trilogie de la crise grecque, Petros Markaris
Liquidations à la grecque, Point poche, 2013, 7 euros
Le justicier d’Athènes, Seuil policier, 2013, 21 euros
Pain, éducation, liberté, Seuil policier, 2014, 21 euros

Ces trois petits polars permettent à Markaris de dresser un tableau assez réaliste de la crise grecque. Le deuxième opus commence d’ailleurs par le suicide de retraités sans ressources. De mystérieux justiciers entreprennent d’assassiner des banquiers spéculateurs, des fraudeurs du fisc et des politiciens qui ont trahi leurs idéaux. L’improbable commissaire Charitos, un brave homme bien qu’il ait débuté sa carrière… sous la dictature, mène ainsi trois enquêtes successives sur le même thème. Bien que les énigmes soient un peu tirées par les cheveux, c’est rondement mené, dans un style percutant, sauf le troisième ouvrage, très court, qui est franchement bâclé. 
Gérard Delteil

Aux animaux la guerre, Nicolas Mathieu
Actes Sud, 2014, 22,50 euros

On ne parle pas souvent de la classe ouvrière dans les polars. Celui-ci fait exception en prenant pour personnage principal un ouvrier devenu, davantage par hasard que par choix militant, secrétaire du comité d’entreprise d’une boîte qui s’apprête à licencier son personnel. Il a tapé dans la caisse et va se lancer dans toutes sortes de combines pour s’en tirer. Nicolas Mathieu sait faire vivre ses caractères et leurs situations assez désespérantes dans une région frappée durement par la crise. On regrettera qu’il se perde parfois dans une multitude de personnages secondaires et ne donne pas plus de place à ces ouvriers qu’il décrit si bien. Mais l’ensemble forme un roman vraiment noir qui tient la route.
Gérard Delteil

Première station avant l’abattoir, Romain Slocombe
Seuil policier, 2013, 21,50 euros

Un journaliste britannique proche du PC, alcoolique et honorable correspondant du Guépéou, est chargé de couvrir la conférence de Gênes où les émissaires de la jeune république soviétique vont rencontrer ceux des grands États impérialistes qui ont combattu la révolution. La ville est le théâtre d’innombrables intrigues et assassinats. Une mystérieuse et belle photographe manipule cet anti-héros pour approcher les dignitaires soviétiques retranchés dans un hôtel bunkerisé parmi lesquels s’affrontent staliniens et trotskistes. Le journaliste lui-même a pour mission de démasquer un traître au sein de la délégation, tandis que les chemises noires de Mussolini commencent à faire régner la terreur dans la cité portuaire. Un bel imbroglio et une impressionnante galerie de portraits. Visiblement Slocombe n’éprouve pas une sympathie délirante pour les bolcheviks et certaines de ses hypothèses sont pour le moins invraisemblables. Mais son style ironique et élégant permet de lui pardonner ces entorses à l’histoire et au réalisme.
Gérard Delteil

L’équation de plein été, Keigo Higashino
Actes Sud, 2014, 22,80 euros

Les polars japonais ont une musique étonnante, liée sans doute à la culture japonaise elle-même. Dans un pays surpeuplé, où la modernité s’accompagne de violence, de pollution, d’alcoolisme et de désespoir, les personnages ne se départissent jamais de leur « poli » asiatique, de leur réserve, et prennent toujours le temps de boire du thé, de déguster les plats traditionnels et de se déchausser en entrant dans une maison. Dans son précédent ouvrage, La maison où je suis mort autrefois, l’auteur nous avait déjà fait faire un retour vers le passé. C’est aussi le cas dans ce livre, où sur fond de polémique écologique – dans laquelle on aurait souhaité un engagement un peu plus vif de l’auteur –, la vérité se paye de la mort ou de la mélancolie. On croit que le fil de l’histoire est fragile, habitués que nous sommes à des thrillers sanglants, c’est juste agréable de se laisser raconter une histoire triste...
Catherine Segala



Enfants

L’été 2014 des bouquins solidaires
Rue du Monde, éditeur militant, a offert en 10 ans plus de 100 000 livres aux enfants « oubliés des vacances ». Les lecteurs participent à l’affaire puisque Rue du Monde offre un livre chaque fois que deux sont vendus en librairie entre le 19 juin et le 15 août. Les livres seront offerts le 20 août aux enfants qui participent à la « Journée des oubliés des vacances », qui aura lieu cette année à Ouistreham, commémorations oblige.
On a bien dit deux livres... et justement Rue du Monde en publie deux du grand Pef, le créateur de la Belle lisse poire de Motordu ! 
Avec l’écrivain Didier Daeninckx, il sort Maudite soit la guerre, de 14-18 bien sûr. Un livre qui, au-delà de l’histoire émouvante d’un enfant qui rejoint son père au front, permettra aux parents quelques explications de texte sur la guerre, les hommes, le colonialisme... À partir de 8 ans, 16,50 euros. 
Écrit et illustré par Pef, La petite princesse de Saint-Ex est l’histoire romantique et vraie d’une petite fille qui rencontre Saint-Ex qui… s’est posé dans son jardin. À partir de 6 ans, 15 euros.
Rue du Monde réédite également Zappe la guerre, toujours de Pef, qui permet de parler là encore de la guerre aux enfants, mais aussi de l’évolution, du « progrès » et des conflits actuels avec d’autres mots que ceux du « 20 heures »... À partir de 7 ans, 14,50 euros.
Catherine Segala
www.ruedumonde.fr



Cinéma

Black coal de Diao Yinan
Avec Fan Liao, Lun-mei Gwei et Xue-bing Wang
Sortie le mercredi 11 juin

Comme dans certains films noirs américains des années 40-50, dont le réalisateur dit s’être inspiré, l’intrigue n’est pas toujours parfaitement claire ni très cohérente. Mais c’est l’atmosphère, les situations et les personnages qui comptent. Le scénario est somme toute basique mais la photo est splendide et une ambiance envoûtante se dégage de Black Coal. On peut considérer les morceaux de corps humains éparpillés dans le charbon aux quatre coins de la Chine comme une allégorie sur le sort du prolétariat chinois. Dès les premières images, on sent la puissance industrielle de ce pays et la sueur, les souffrances qu’elle représente. La crainte de la censure a empêché le cinéaste de faire exactement ce qu’il voulait comme il le voulait : parler de la société chinoise, de sa violence et de son injustice. On devine donc le contexte social et humain davantage qu’on ne le voit. Après A touch of sin de Jia Zhang-ke (2013), la Chine vient donc de produire un nouveau film qui nous montre l’envers du grand bond en avant capitaliste.
Gérard Delteil

The homesman de Tommy Lee Jones
Avec Tommy Lee Jones, Hilary Swank et David Dencick
Sortie le mercredi 18 mai

Voilà un bon western pour qui les aime. Mais ce n’est pas que cela. En tout cas le genre est renouvelé par un point de vue original. Beaucoup de femmes craquent quand elles se retrouvent dans l’ouest américain, dans les territoires, mariées à des brutes, confrontées à la violence des rapports humains, aux difficultés de la vie, à l’isolement, à la perte des enfants qui ne peuvent être soignés… Durant l’hiver 1854, une communauté de pionniers décide de reconduire vers l’Iowa plusieurs femmes devenues folles dans un fourgon cellulaire pour un voyage de 5 semaines. Et c’est finalement une femme qui accepte de mener le convoi, aidé par un vieux vagabond marginal (Tommy Lee Jones, acteur et réalisateur du film), autant dire un attelage improbable dans cet univers sauvage dominé par les hommes, la religion et l’argent. Sélectionné à Cannes 2014, il faut se dépêcher d’aller voir ce film sorti depuis plusieurs semaines.
Jean-Marc Bourquin

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