L’exclusion de Bakounine, ou l’adieu aux barricades

Les articles de la rubrique Idées n’expriment pas nécessairement le point de vue de l’organisation mais de camarades qui interviennent dans les débats du mouvement ouvrier. Certains sont publiés par notre presse, d’autres sont issus de nos débats internes, d’autres encore sont des points de vue extérieurs à notre organisation, qui nous paraissent utiles.

L’exclusion en 1872 de Bakounine ne constitue que l’un des aspects de la crise de l’AIT (Association internationale des travailleurs) qui, au lendemain de la répression de la Commune, fut contrainte à des choix stratégiques fondamentaux. Tout en empruntant désormais aux anarchistes l’essentiel de leur analyse de l’État, Marx estimait indispensable de rompre avec eux, afin de préserver le mouvement ouvrier de leur aventurisme insurrectionnel et de l’engager sur la voie de la conquête du pouvoir politique, en se dotant de partis capables de conjuguer indépendance de classe et construction électorale et parlementaire.

Le 7 septembre 1872, à 22 heures, dans les derniers instants du congrès de La Haye qui était commencé depuis déjà six jours, Marx demanda l’exclusion de Bakounine et de ses amis. La motion qu’il déposait se fondait sur deux accusations : celle de fractionalisme (« Bakounine a tenté – et peut-être réussi - de créer, en Europe, une société nommée l’Alliance dont les statuts n’ont rien de commun, dans le domaine social et politique, avec ceux de l’AIT ») et celle d’immoralité (« le citoyen Bakounine a eu recours à des manœuvres frauduleuses pour s’approprier une partie plus ou moins importante des biens d’autrui, ce qui constitue une escroquerie »)1.

En l’absence de preuves susceptibles d’étayer véritablement ses accusations, Marx eut du mal à convaincre le congrès du bienfondé de sa demande et ne put faire voter l’exclusion de Bakounine que par 14 voix contre 7 et 7 absentions. La messe n’en était pas moins dite : après avoir obtenu le transfert du siège de l’AIT à New-York, Marx en avait fait exclure Bakounine au terme d’une manœuvre bureaucratique qui, du point de vue de la forme, constitue sans aucun doute l’acte le plus condamnable de sa longue vie militante.

Tranchée par la sentence d’exclusion du congrès de la Haye, la querelle entre Marx et Bakounine, a pu être considérée comme un événement majeur de l’histoire du mouvement ouvrier, dans la mesure où elle apparaissait comme le fondement de la délimitation entre marxistes et anarchistes. Le différend entre Marx et Bakounine fut donc régulièrement revisité et commenté, pour l’essentiel dans les périodes où marxistes et libertaires voulaient en découdre, comme ce fut par exemple le cas en France après mai 68.

 

Une introduction médiocre…

En 1974, le dirigeant du PCF Jacques Duclos rédigea un « Bakounine et Marx », dont le sous-titre  – « Ombre et lumière » ! –  était à l’image d’un ouvrage sans nuance, fondé sur un tissu de calomnies, par lequel son auteur souhaitait dénoncer « les tendances erronées qui furent constatées dans le mouvement révolutionnaire du siècle passé [et] continuent à se manifester dans la période actuelle »2. L’année suivante, en 1975, Georges Ribeill publia un « Marx/Bakounine », dont le sous-titre – « Socialisme autoritaire ou libertaire ? » – donne le ton d’une étude qui, pour être d’une qualité et d’une honnêteté incomparablement supérieures à celle de Duclos, n’en était pas moins tout aussi caricaturale, dans la mesure où elle voulait démontrer que le débat Marx/Bakounine pouvait se résumer en une seule question : « étatisme ou anarchisme ? »3

Il est toutefois vrai que la querelle entre Marx et Bakounine n’offre qu’une médiocre introduction au débat entre marxisme et anarchisme, puisque les échanges entre les deux protagonistes s’avèrent souvent bien décevants. La raison en est simple : Marx ne pouvant trouver en Bakounine un rival à sa hauteur, le débat en resta trop souvent à une longue et stérile polémique.

Formé sur les barricades du Printemps des peuples de 1848 puis dans les prisons du Tsar, Bakounine était, du jugement de tous ses contemporains, un révolutionnaire charismatique et honnête, mais ne disposait pas des pré-requis nécessaires pour affronter un théoricien du niveau de Marx. S’il consacra beaucoup d’encre à exposer ses différends avec Marx, ses écrits, entachés d’un antisémitisme aussi obsédant que nauséabond, se révèlent bien souvent déroutants, puisqu’ils caricaturent et parfois même prennent à contresens les arguments de son adversaire plus qu’ils n’y répondent. Quant à Marx, ses textes principaux contre Bakounine – Les prétendues scissions contre l’Internationale, qu’il écrivit avec Engels durant l’hiver 1872, ou encore L’Alliance de la Démocratie socialiste et l’Association internationale des travailleurs, qu’il fit publier en 1873 – ne constituent guère que des rapports ou des circulaires du Conseil général de l’AIT dont la finalité était plus administrative que théorique.

 

Bakounine, disciple de Marx

Pour comprendre la querelle, il faut tout d’abord souligner que Bakounine était devenu socialiste en lisant Marx. Marqué par son engagement dans les luttes nationales et son combat pour survivre dans les bagnes du Tsar, Bakounine ne découvrit réellement le mouvement ouvrier qu’en arrivant  à Londres en 1861, où il prit alors la mesure de l’apport de Marx, ce qui l’amena à rédiger la première traduction en russe du Manifeste du parti communiste, avant de commencer celle du premier livre du Capital qu’il ne devait toutefois jamais terminer.

Sans jamais rompre avec les idéaux de sa jeunesse et tout en conservant une grande sympathie pour les idées proudhoniennes, Bakounine fit sien l’essentiel des concepts de Marx. Sa conversion au socialisme l’amena à rompre en 1868 avec la Ligue de la Paix et de la Liberté,  qui faisait figure d’internationale du mouvement national et démocratique, pour adhérer à l’AIT, ce qui valait reconnaissance de la centralité des luttes de la classe ouvrière et du concept marxiste d’auto-émancipation du prolétariat4. Bakounine ne cacha d’ailleurs jamais sa dette envers Marx, la reconnaissant par exemple ouvertement dans une lettre qu’il lui écrivit en 1869 : « Oui, plus que jamais, cher Marx, je suis arrivé à comprendre combien tu avais raison en suivant et en nous invitant tous à marcher sur la grande route de la révolution économique et en dénigrant ceux d’entre nous qui allaient se perdre dans les sentiers des entreprises soit nationales, soit exclusivement politiques »5.

 

 

Divergences

Si Bakounine considérait donc Marx comme « un homme d’une grande intelligence et, de plus, un savant dans le sens le plus étendu et le plus sérieux de ce mot »6, il n’en estimait pas moins que l’indiscutable supériorité intellectuelle de Marx constituait aussi la principale de ses limites. Pour Bakounine, « Marx a le défaut de tous les savants de profession, il est doctrinaire. Il croit absolument en ses théories et, du haut de ses théories, dédaigne tout le monde. Savant, intelligent, il a nécessairement son parti, un nucleo d’amis aveuglément dévoués qui ne jurent que par sa volonté, en un mot le déifient et l’adorent et qui, par cette adoration, le corrompent et l’ont déjà considérablement corrompu »7.

En penseur libertaire, Bakounine développait une méfiance instinctive envers ce « pape du communisme » et surtout envers sa théorie, qu’il considérait comme beaucoup trop cohérente et fermée pour ne pas avoir un caractère dogmatique. Car si Bakounine admirait Marx, il le soupçonnait de vouloir installer une véritable dictature sur l’AIT, pour « imposer un programme politique uniforme, son propre programme, à toutes les Fédérations de l’Internationale, c’est-à-dire au prolétariat »8

Paradoxalement, Marx nourrissait envers Bakounine des soupçons similaires, puisqu’il s’inquiétait dès juillet 1869 des ambitions de « ce Russe [qui] veut, selon toute apparence, devenir le dictateur du mouvement ouvrier européen »9. Sa méfiance se renforça avec le congrès de Bâle de septembre 1869, lorsque Bakounine et ses amis firent intégrer dans le programme de l’AIT l’abolition du droit d’héritage, contre l’avis de Marx qui considérait qu’il ne s’agissait là que d’une « vieillerie proudhonnienne », s’attaquant à la superstructure juridique et non à la propriété privée qui en constituait le fondement matériel. Dès lors, Marx ne cessa plus de soupçonner Bakounine de vouloir « infecter notre Association des Travailleurs du poison du sectarisme et paralyser notre action par des intrigues secrètes »10. Le ton de la querelle ne cessa de monter, comme si la crise que traversait l’AIT ne permettait plus aux débats de se développer dans un climat serein.

L’Internationale payait ainsi le repli du mouvement ouvrier, sensible dès 1869, mais considérablement accéléré par le triomphe de la contre-révolution qui suivit l’écrasement de la Commune. Devant affronter les vents défavorables, il lui fallait préciser son cap, ce qui l’amenait à se délimiter de plus en plus précisément, tant sur un plan programmatique que stratégique, nourrissant dès lors méfiances, frustrations et luttes de tendance. 

Parmi les critiques sans cesse plus violentes venant de Bakounine, la plus intéressante est sans doute la mise en évidence d’une contradiction entre la théorie et la pratique de Marx. Pour Bakounine, le concept marxiste d’auto-émancipation du prolétariat, qui définissait le communisme comme « le mouvement réel qui abolit l’état actuel des choses »11, était peu compatible avec la démarche même de Marx qui l’amenait, de par la logique de son socialisme scientifique, à développer une action « de haut en bas, par l’intelligence et la science d’une minorité éclairée, professant naturellement des opinions socialisantes, et exerçant, pour le bien même des masses ignorantes et stupides, une autorité légitime sur elle »12.

Dans son écrit contre Marx, qu’il rédigea au lendemain de son exclusion et alors qu’il se retirait du combat politique, Bakounine expliquait que la verticalité propre au socialisme savant était d’autant plus dangereuse qu’elle trouvait des échos au sein d’une « petite minorité ouvrière déjà disciplinée et classée comme il faut pour devenir le suppôt d’un despotisme nouveau »13. Percevant ainsi, non sans acuité, les risques de bureaucratisation de l’AIT, il s’inquiétait de l’influence croissante dans l’Internationale de cette « couche supérieure, la plus civilisée et la plus aisée du monde ouvrier, cette couche d’ouvriers quasi-bourgeois » qu’il considérait comme la base sociale des partisans de Marx et à laquelle il opposait « ces millions de non-civilisés, de déshérités, de misérables, d’analphabètes que M. Engels et M. Marx prétendent soumettre au régime paternel d’un gouvernement très fort »14, dont il se voulait le porte-parole.

 

Organisation ou anarchie

Alors que l’Internationale était soumise à de très vives forces centrifuges, qui avaient amené la Fédération de la Suisse romande à scissionner ou encore celle d’Italie à se retirer de l’AIT sans même attendre les résultats du congrès de La Haye, Bakounine cherchait à se poser en défenseur de toutes les voix dissidentes, en réclamant une très large liberté, de programme comme de stratégie, pour les fédérations et les sections de l’Internationale. Au lendemain de la Commune, alors que la répression décimait l’Internationale dans laquelle les polices infiltraient mouchards et provocateurs, Marx et Engels n’avaient pas de mots assez durs pour combattre cette position qui « demande à l’Internationale, au moment où le vieux monde cherche à l’écraser, de remplacer son organisation par l’anarchie »15.

Marx ne voyait en Bakounine qu’un homme du passé, qui ramenait le mouvement ouvrier trente années en arrière, au temps où il était éclaté entre de multiples sectes rivales rassemblées autour des différents gourous qui dominaient la pensée socialiste. Considérant que l’Internationale devait devenir « l’organisation réelle et militante de la classe prolétaire dans tous les pays, liés les uns avec les autres, dans leur lutte commune contre les capitalistes, les propriétaires fonciers et leur pouvoir organisé dans l’État »16, Marx et Engels menaient une lutte acharnée contre ces sectes et leurs grands prêtres parce qu’ils empêchaient l’organisation du prolétariat en parti, en s’opposant à la mise en place d’un programme et d’une direction commune.

Au-delà de ces questions organisationnelles, le conflit se polarisa de plus en plus sur le vieux débat sur la conquête du pouvoir politique qui opposait depuis Proudhon les anarchistes aux socialistes. Pour Bakounine, l’unité de l’AIT ne pouvait reposer que sur les seules revendications économiques, autrement dit sur les luttes que la classe ouvrière menait contre l’exploitation capitaliste. Il s’opposait résolument à ce que Marx et ses partisans puissent imposer dans l’AIT leur stratégie de conquête du pouvoir politique qui les amenait à participer aux élections et aux institutions parlementaires. Plus encore que Marx, Bakounine visait ses partisans allemands du Sozialdemokratische Arbeiterpartei (SDAP), fondé en 1869 par Liebknecht et Bebel, qui disposait de députés et mettait en avant des revendications démocratiques et parlementaires, à l’exemple du suffrage universel ou encore de la création d’un salaire pour les députés, afin que les représentants élus de la classe ouvrière puissent avoir la possibilité de se consacrer pleinement à leurs mandats.

 

Leçons de la Commune, question de l’Etat

La critique anarchiste ne resta pas sans effets sur Marx qui fut amené, dans le contexte de sa lutte contre Bakounine, à développer son analyse de l’Etat, jusque là restée l’un des points aveugles de sa théorie. La question fut au cœur de son étude de La guerre civile en France, parue en 1871, dans laquelle Marx se rallia de fait au point de vue des anarchistes en affirmant qu’un gouvernement ouvrier ne pouvait engager la rupture avec le capitalisme sans procéder à « la destruction du pouvoir d’Etat ». En 1872, dans  leur préface à la nouvelle édition allemande du Manifeste du parti communiste, Marx et Engels revinrent sur ce point en soulignant que l’expérience de la Commune avait démontré « la classe ouvrière ne peut pas se contenter de prendre telle quelle la machine de l’Etat et de la faire fonctionner pour son propre compte », ce qui les rapprochait des conceptions proudhoniennes.

Pour autant, si Marx et Engels empruntaient désormais beaucoup à la critique anarchiste de l’Etat, ils n’en continuaient pas moins à considérer qu’avant de briser l’appareil étatique, la classe ouvrière devait au préalable conquérir le pouvoir et que, pour ce faire, il fallait en finir avec les vieilles méthodes quarante-huitardes de Bakounine.

Pour le démontrer, Marx se plaisait à prendre l’exemple de l’action de Bakounine dans l’insurrection populaire qui éclata à Lyon au lendemain du 4 septembre 1870. Se rendant rapidement sur les lieux, Bakounine y prit dès son arrivée la tête d’un Comité du salut de la France, qui parvint à prendre l’Hôtel de Ville pour y faire solennellement proclamer l’abolition de l’Etat. L’expérience s’avéra désastreuse, puisque la bourgeoisie terrorisée trouva là l’occasion de redresser la tête et envoya la garde nationale disperser ce Comité du salut de la France, ce qui amena Marx à considérer que les événements avaient démontré que Bakounine était « un âne » qui avait gâché une occasion pourtant très favorable, en isolant l’insurrection par des mesures inappropriées qui avaient permis à la bourgeoisie de reprendre le pouvoir. L’affaire lyonnaise était emblématique et Marx l’évoqua longuement dans le rapport qu’il adressa au congrès de La Haye sur Bakounine et ses amis, en soulignant qu’alors « Bakounine put accomplir l’acte le plus révolutionnaire que le monde ait jamais vu : il décréta l’abolition de l’État. Mais l’État, sous la forme et l’espèce de deux compagnies de gardes nationaux bourgeois, entra par une porte qu’on avait oublié de garder, balaya la salle, et fit reprendre à la hâte le chemin de Genève à Bakounine »17.

 

Un débat stratégique

En renvoyant Bakounine à son piteux bilan lyonnais, Marx entendait moins revenir sur le passé qu’en finir avec les orientations aventuristes. Si durant sa longue vie militante, Marx a donné de nombreux exemple de ses réserves devant les appels inconsidérés aux barricades, il considérait que dans le contexte de la vague répressive qui frappait le mouvement ouvrier européen au lendemain de la Commune, le volontarisme révolutionnaire ne pouvait que déboucher sur de nouveaux désastres et devait donc être énergiquement combattu.

Contre les vieux quarante-huitards dont Bakounine constituait l’incarnation, Marx considérait que le temps des barricades était dépassé et que la classe ouvrière devait désormais s’organiser en parti politique, sur le modèle de ce que faisaient en Allemagne le SDAP mais aussi les lassalliens de Schweitzer, dont Marx condamnait certes l’opportunisme mais louait aussi l’habilité stratégique. Une telle orientation n’était évidemment pas compatible avec celle de Bakounine, pour lequel il était impensable de participer de quelque manière que ce fût au jeu électoral parlementaire, qui ne constituait à ses yeux qu’une source de corruption dont il fallait à tout prix s’abstenir.

Parce qu’elle portait donc sur des questions stratégiques de grande importance, la querelle entre Marx et Bakounine ne constituait pas le fruit du sectarisme ou de l’intolérance de l’un ou l’autre des deux protagonistes, pas plus qu’elle ne fut la conséquence d’une inimitié entre deux leaders qui se seraient personnellement détestés18. La rupture entre Marx et Bakounine obéissait en fait à une inéluctable logique, puisque l’échec de la Commune amenait l’AIT à l’heure décisive des choix : devait-elle se transformer en un club international des révolutionnaires, partant en ordre dispersé à l’assaut des différents Hôtels-de-Ville pour y proclamer une grande fédération des communes, ou lui fallait-il donner naissance à une organisation qui, pour être centralisée, n’en serait pas moins basée sur des partis politiques nationaux accumulant patiemment les forces nécessaires à la conquête du pouvoir ?

Entre ces deux orientations, il n’était pas de compromis possible : si déplorable fût-elle sur la forme, l’exclusion de Bakounine eut sur le fond le mérite d’établir la délimitation nécessaire pour que ces deux stratégies contradictoires puissent désormais s’épanouir, sans se détruire mutuellement en restant confinées dans une même organisation. 

Par Laurent Ripart

 

Notes

1 J. Freymond, « La Première Internationale. Recueil de documents », Genève, 1962, p. 325-380.

2 J. Duclos, « Bakounine et Marx. Ombre et lumière », Paris, 1974, p. 310

3 G. Ribeill, « Marx/Bakounine, Socialisme autoritaire ou libertaire ?  », Paris, 1975, 2 vol., t. 1, p. 7.

4 M. Vuilleumier, « Bakounine et le mouvement ouvrier de son temps », dans Jacques Catteau (dir.), « Bakounine, combats et débats », Paris, 1979, p. 117-132.

5 F. Mehring, « Karl Marx. Histoire de sa vie », Paris, 2009, p. 450

6 G. Ribeill, op. cit., t. II, p. 216

7 G. Ribeill, op. cit., t. II, p. 217.

8 M. Bakounine, Œuvres complètes, t. 4, Paris, 1910, p. 417.

9 K. Marx, F. Engels, « Correspondance, t. X, janvier 1869-juin 1870 », éd. G. Badia, J. Mortier, Paris, 1984, p. 51-52.

10 G. Haupt, « La confrontation de Marx et de Bakounine dans la première Internationale : la phase initiale », dans J. Catteau (dir.), « Bakounine, combats et débats », Paris, 1979, p. 133-142, ici p. 141.

11 K. Marx, F. Engels, « L’idéologie allemande » (1846), Paris, 1971, p. 64.

12 G. Ribeill, op. cit., t. I, p. 219

13 Ibid., t. II, p. 20-21.

14 Ibid., t. II, p. 19

15 K. Marx, F. Engels, « Les prétendues scissions contre l’Internationale », Genève, 1872, p. 20.

16 Ibid., p. 13.

17 « L’Alliance de la Démocratie Socialiste et l’Association Internationale des Travailleurs. Rapport et documents publiés par ordre du congrès international de La Haye », Londres/Hambourg, 1873, p. 21.

18 J.-C. Angaut, « Le conflit Marx-Bakounine dans l’internationale : une confrontation des pratiques politiques », dans Actuel Marx, 41/1 (2007), p. 112-129.

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