Fidel Castro et l’Etat cubain qu’il a créé

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La mort de Fidel Castro, à l'âge de 90 ans, appelle à revenir sur son rôle dans la Révolution cubaine, sur l'Etat et le système qu'il a mis en place à Cuba, ainsi que sur ce que peuvent être aujourd'hui leurs perspectives. C'est le thème de cet article, paru initialement sur le site de la revue de gauche et se réclamant du socialisme In These Times1

Après une longue maladie, qui l'avait forcé à renoncer à ses fonctions en juillet 2006, Fidel Castro est mort le 25 novembre 2016. Il avait auparavant survécu à tous les efforts des Etats-Unis visant à renverser son gouvernement ou à l'éliminer physiquement, en parrainant des invasions ainsi que nombre de tentatives d'assassinat et d'attaques terroristes.Pendant plus de 47 ans, Castro a exercé à Cuba le pouvoir politique suprême. Et même après s'être retiré des plus hautes fonctions, il a continué durant plusieurs années à être politiquement actif, rencontrant de nombreuses personnalités étrangères et publiant ses Réflexions dans la presse du Parti communiste cubain.

Fidel était le fils de la Cubaine d'origine Lina Ruz et de l'immigré galicien Angel Castro, devenu dans l'île un riche propriétaire de champs de canne à sucre. Il a fait sa scolarité dans un lycée de jésuites considéré comme l'un des meilleurs de Cuba. Après être entré à la faculté de droit de l'université de La Havane, il a débuté sa carrière politique en participant à l'un des nombreux groupes politiques aux méthodes de gangsters qui infestaient l'enseignement supérieur.

En tant que militant étudiant, il a participé en 1947 à une tentative d'invasion de la République dominicaine visant à provoquer un soulèvement contre Trujillo2, puis au Bogotazo de 1948, les émeutes de masse qui ont secoué la capitale colombienne après l'assassinat du chef du Parti libéral, Eliécer Gaitán3. La désorganisation et le caractère chaotique de ces tentatives, qui se sont terminées en échecs, ont joué un rôle important dans la formation de la pensée de Castro pour ce qui est de la discipline politique et de l'élimination des opinions dissidentes et fractions au sein du mouvement révolutionnaire.

Il a alors rejoint le très actif Parti orthodoxe, dirigés par le charismatique Eduardo « Eddy » Chibás, lorsque celui-ci a présenté sa candidature à la Chambre des représentants. Les Orthodoxes étaient une formation défendant des réformes démocratiques et progressistes, opposée très clairement au communisme et qui avait pour préoccupation centrale l'élimination de la corruption politique endémique dans l'île. C'est le secteur jeune de ce parti qui est devenu la principale base de recrutement de Fidel lorsque celui-ci s'est tourné vers la lutte armée contre la dictature, nouvellement installée, du général en retraite Fulgencio Batista.

Batista s'est emparé du pouvoir par le coup d'Etat du 10 mars 1952, afin d'empêcher les élections qui devaient se tenir le 1er juin de la même année – et qu'il était certain de perdre. Vers la fin 1956, un peu plus de deux ans avant que Batista ne soit renversé, le Mouvement du 26 juillet 4 dirigé par Castro commença à devenir le pôle hégémonique de l'opposition à la dictature. Pour une part, les raisons en étaient l'effondrement des anciens partis politiques cubains, parmi eux les Orthodoxes, ainsi que l'échec des soulèvements initiés par d'autres organisations.

Mais son hégémonie dans les rangs révolutionnaires s'expliquait aussi par ses talents politiques propres. Castro était un révolutionnaire avisé, passé maître dans l'utilisation des principaux éléments de l'idéologie politique démocratique qui prévalait au sein de l'opposition à Batista, afin de s'attirer et d'élargir le soutien de toutes les classes sociales de Cuba. C'est ainsi qu'à de nombreuses reprises, avant la victoire du mouvement révolutionnaire, il avait endossé la Constitution progressiste et démocratique de 1940, qui était très populaire. C'est pourquoi aussi – ceci dit sans aucune intention de minimiser son activité politique – il avait atténué le radicalisme social qui imprégnait son discours de 1953, « L'Histoire m'absoudra »5.

Fidel Castro était également un tacticien accompli, capable de saisir immédiatement les questions clés du moment et d'agir sur elles. Par exemple, après avoir été libéré de prison et s'être réfugié au Mexique, en 1955, il imagina le slogan « En 1956, nous serons ou bien des martyrs, ou bien des hommes libres ». Il savait qu'un tel engagement l'obligerait à retourner à Cuba cette année-là, même s'il n'était pas prêt militairement, sauf à risquer sérieusement de perdre sa crédibilité. Il considéra néanmoins que c'était nécessaire afin de différencier son groupe de ses concurrents armés et de raviver, en particulier dans la jeunesse, la conscience politique populaire qui s'était érodée sous le coup des désillusions. Et il tint sa parole, en débarquant à Cuba début décembre 1956 avec 81 hommes embarqués sur la Granma – ce qui accrut significativement son prestige.

Après la victoire

La défaite totale infligée par Fidel Castro à l'armée de Batista a ouvert la voie à la transformation d'une révolution politique démocratique pluriclassiste en une révolution sociale. Dans les deux années ayant suivi la révolution, Castro a consolidé le soutien écrasant dont il bénéficiait à travers une redistribution radicale des richesses, qui s'est transformée plus tard en une nationalisation massive de l'économie, incluant même les petits commerces de détail. Cette économie hautement bureaucratisée a produit des résultats très médiocres, qui ont été grandement aggravés par le blocus économique criminel que les Etats-Unis ont imposé à Cuba dès 1960.

C'est l'aide massive reçue de l'URSS qui a permis au régime cubain de maintenir un niveau de vie austère, assurant la satisfaction des besoins les plus élémentaires de la population, en particulier dans les domaines de l'éducation et de la santé. La revitalisation d'un anti-impérialisme populaire, qui était dormant dans l'île depuis les années 1930, a été tout aussi importante pour étayer le soutien de la population au régime de Castro.

Le contrôle organisationnel

Le gouvernement de Fidel Castro a canalisé son soutien populaire pour le transformer en mobilisation populaire. De la part du gouvernement cubain, cela a été la contribution la plus significative à la tradition de l'Internationale communiste. Mais tout en encourageant la mobilisation populaire, Fidel a aussi empêché le contrôle populaire démocratique et gardé entre ses propres mains autant de pouvoir politique qu'il était possible.

Sous sa direction, l'Etat cubain de parti unique a été installé au début des années 1960, avant d'être sanctionné légalement à travers la Constitution de 1976. Depuis, le Parti communiste au pouvoir a utilisé les « organisations de masse » comme courroies de transmission de ses « orientations ». Lorsque ces « organisations de masse » ont été constituées, en 1960, toutes les organisations indépendantes qui existaient préalablement, et qui auraient pu faire concurrence aux institutions officielles, ont été éliminées. Parmi elles, les « sociétés de couleur » qui avaient longtemps constitué le socle de la vie organisée des Noirs à Cuba, de nombreuses organisations de femmes, engagées pour la plupart dans des activités de bienfaisance, et les syndicats qui ont été intégrés dans l'appareil d'Etat après une purge rigoureuse des opinions dissidentes.

Le contrôle personnel exercé d'en haut par Fidel Castro a été une source majeure d'irrationalité et de gaspillage économique. Le bilan global de ses interventions personnelles dans les affaires économiques est tout à fait négatif. Cela va de la campagne de 1970, aux conséquences désastreuses, de la « récolte des dix millions de tonnes de canne à sucre », qui a échoué à atteindre ses objectifs et a sérieusement perturbé le reste de l'économie, jusqu’à l’incohérence économique et le micro-management intrusif de sa « Bataille des idées», peu avant qu'il ne quitte ses fonctions.

Manipulation et répression

Une caractéristique majeure du règne de 47 ans de Fidel Castro a été sa manipulation du soutien populaire. Cela a été particulièrement évident dans les deux premières années de la révolution (1959-1960), pendant lesquelles il n'a jamais révélé, même à ses partisans les plus proches, où il entendait aller politiquement. La censure systématique que son gouvernement a instaurée depuis 1960 est consubstantielle des politiques manipulatoires de son régime, et elle se poursuit aujourd'hui sous Raúl Castro.

Les médias de masse, en conformité avec les « orientations » du Département idéologique du Parti communiste cubain, ne publient que les informations qui répondent aux besoins politiques du gouvernement. Le censure est particulièrement frappante à la radio et à la télévision, placées sous l'égide de l'ICRT (Institut cubain de radio et télévision), une institution méprisée par de nombreux artistes et intellectuels pour ses méthodes de censure et d'arbitraire.

L'absence systématique de transparence dans les activités du gouvernement cubain s'est poursuivie sous la direction de Raúl Castro. Un exemple clair en a été la destitution en 2009 de deux dirigeants de premier plan, le ministre des affaires étrangères Felipe Pérez Roque et le vice-président Carlos Lage, sans que le gouvernement explique pleinement les raisons de cette décision. Depuis, une vidéo détaillant la version gouvernementale de ces événements a été réalisée, mais elle n'a été montrée qu'à des audiences sélectionnées de dirigeants et cadres du Parti communiste cubain. La censure et l'absence de transparence ont en certaines occasions débouché sur des mensonges ouverts, comme lorsque Fidel Castro a multiplié les dénégations de maltraitances physiques dans les prisons cubaines, alors qu'il était confronté à des preuves bien documentées de leur existence, réunies par plusieurs organisations indépendantes de défense des droits de l'Homme.

Fidel Castro a créé un système politique qui n'hésite pas à utiliser la répression pour consolider son pouvoir, et pas seulement contre les ennemis de classe. Ce système en appelle à la police et à des méthodes administratives afin de régler les conflits politiques. Le système a utilisé l'appareil légal de manière arbitraire afin de museler les opposants et les dissidents politiques. Parmi les lois invoquées dans ce cadre figurent celles qui punissent la propagande ennemie, l'outrage envers l'autorité (« desacato »), la rébellion, les actes contre la sûreté de l'Etat, l'impression clandestine, la diffusion de fausses nouvelles, la dangerosité sociale pré-criminelle, l'association illicite, les meetings et manifestations, la résistance, la diffamation et la calomnie. En 2006, Fidel a reconnu qu'il y avait eu 15 000 prisonniers politiques à Cuba – bien qu'en 1967 il ait cité le chiffre de 20 000.

La politique étrangère

Pour de nombreux Latino-Américains comme pour d'autres dans le Tiers-Monde, ce n'est pas l'instauration du « communisme » à Cuba qui a suscité la sympathie envers le leader cubain. Bien plutôt, cela a été le défi ouvert qu'il a lancé à la face de l'empire nord-américain et la persévérance obstinée qu'il a montrée dans cette voie, non seulement en affirmant l'indépendance de Cuba mais aussi en soutenant et en parrainant à l'extérieur des mouvements qui s'opposaient aux classes dirigeantes locales et à l'empire US.

Le gouvernement de Fidel en a payé le prix avec le parrainage par Washington d'invasions militaires, de tentatives d'assassinat et de campagnes de terreur, en plus du long blocus économique de l'île. Rester debout face au Goliath nord-américain était une affaire de résistance non seulement à une puissance largement supérieure, mais aussi à l'arrogance et au racisme du puissant voisin du nord. Ainsi que l'historien Louis A. Perez l'a relevé, Washington a souvent considéré les Cubains comme des enfants auxquels on n'avait pas appris à bien se tenir.

Il y a toutefois dans la gauche de nombreuses idées fausses au sujet de la politique extérieure cubaine. S'il est vrai que Fidel Castro a maintenu jusqu'à son dernier souffle son opposition à l'empire US, la politique extérieure cubaine, surtout après la fin des années 1960, a été déterminée davantage par la défense des intérêts de l'Etat cubain, tels que défini par lui et par son alliance avec l'URSS, que par la poursuite de révolutions anticapitalistes en tant que telles.

Parce que l'Union soviétique considérait l'Amérique latine comme faisant partie de la sphère d'influence des Etats-Unis, elle a exercé sur Cuba de fortes pressions politiques et économiques afin que celle-ci atténue son soutien ouvert à la guerre de guérilla en Amérique latine. Vers la fin des années 1960, l'URSS parvint à ses buts et c'est pourquoi, dans les années 1970, Cuba s'est tournée vers l'Afrique avec une vigueur d'autant plus grande que ses politiques sur ce continent étaient stratégiquement plus compatibles avec les intérêts soviétiques, en dépit de nombreux désaccords tactiques.

Cette alliance stratégique avec l'URSS aide à expliquer pourquoi la politique africaine de Cuba a eu des conséquences passablement différentes par rapport à l'Angola et à l'apartheid sud-africain – quand elle a été en général orientée à gauche – d'un côté, et dans la Corne de l'Afrique – ou cela n'a pas été le cas – d'un autre côté. Dans cette partie du continent, le gouvernement de Fidel Castro a soutenu en Ethiopie une dictature « de gauche » sanguinaire, en l'aidant indirectement à étouffer l'indépendance érythréenne. Le principal facteur expliquant la politique de Cuba dans cette région est le fait que le gouvernement éthiopien avait pris position, dans la Guerre Froide, aux côtés des Soviétiques.

C'est pour les mêmes raisons que Fidel Castro, à la surprise et au désappointement du peuple cubain, a soutenu l'invasion soviétique de la Tchécoslovaquie en 1968 – même s'il est clair que l'aversion de Castro pour les politiques libérales de Dubcek a joué son rôle dans sa décision de soutenir l'action des Soviétiques. Fidel Castro a également soutenu, au moins implicitement, l'invasion soviétique de l'Afghanistan en 1979, bien que dans ce cas avec moins d'assurance et plus discrètement, parce qu'à ce moment-là Cuba venait juste de prendre la tête du Mouvement des non-alignés, dont la grande majorité des membres étaient fermement opposés à l'intervention soviétique.

En règle générale, dès les premiers pas de sa politique extérieure, au début des années 1960, Cuba sous Fidel Castro s'est abstenue de soutenir les mouvements révolutionnaires s'opposant à des gouvernements – quelle que soit leur couleur politique – qui avaient de bonnes relations avec La Havane et rejetaient la politique des Etats-Unis envers l'île. Les exemples les plus emblématiques de cette approche de politique extérieure fondée sur la « raison d'Etat » sont les rapports très amicaux que Cuba a entretenus avec le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) du Mexique et avec l'Espagne de Franco. Il faut également souligner que dans plusieurs pays latino-américains, tels que le Guatemala, El Salvador et le Venezuela, le gouvernement de Fidel Castro a favorisé certains mouvements de guérilla ou d'opposition et s'est opposé à d'autres, en fonction du niveau de soutien que chacun était prêt à apporter aux politiques de Cuba.

Fidel Castro dans une perspective historique

L'instauration à Cuba d'un régime de type soviétique ne peut pas s'expliquer sur la base de généralités à propos du sous-développement, des dictatures et de l'impérialisme, des réalités qu'a connues l'ensemble de l'Amérique latine. Le facteur essentiel qui explique le caractère unique des développements à Cuba est la direction politique de Fidel Castro, qui a fait la différence d'abord dans la lutte victorieuse contre Batista et ensuite, après sa prise de pouvoir, pour déterminer le cours de la Révolution cubaine.

A son tour, Fidel Castro a pu jouer un tel rôle du fait des caractéristiques particulières, socio-économiques et politiques, du pays à la fin des années 1950. Notamment, l'existence de classes – capitaliste, moyenne et ouvrière – économiquement substantielles mais politiquement faibles ; celle d'une armée professionnelle et à bien des égards mercenaire, qui avait des liens ténus avec les classes économiquement puissantes ; et d'un système de partis politiques traditionnels qui était largement en décomposition.

Le legs de Castro est cependant devenu incertain dès l'effondrement de l'URSS. Sous Raúl Castro, en particulier après le sixième congrès du Parti communiste de 2011, le gouvernement a promis des changements significatifs de l'économie cubaine, pointant dans le sens général du modèle sino-vietnamien qui combine l'ouverture au marché capitaliste et l'autoritarisme politique.

Le rétablissement des relations diplomatiques avec les Etats-Unis annoncé en décembre 2014, et auquel Fidel Castro donné a un peu plus tard une approbation hésitante, devrait faciliter cette stratégie économique, surtout dans le cas – aujourd'hui improbable – où le Congrès étatsunien modifierait ou abrogerait la loi Helms-Burton approuvée en 1996 (avec le soutien du président Clinton), qui a inscrit le blocus économique de l'île dans la législation des Etats-Unis.

Pendant ce temps, la corruption et les inégalités se développent et corrodent la société cubaine, en contribuant à susciter un sentiment généralisé de pessimisme et le désir de beaucoup, en particulier parmi les jeunes, de quitter le pays à la première occasion.

Au vu de la probabilité d'une future transition capitaliste d'Etat et du rôle que pourraient y jouer le capital étranger et des pouvoirs politiques tels que ceux des Etats-Unis, du Brésil, de l'Espagne, du Canada, de la Russie et de la Chine, les perspectives sont hautement incertaines pour la souveraineté nationale cubaine – peut-être le seul élément qui soit sans ambiguïté positif dans le legs de Fidel Castro.

Samuel Farber (traduction, Jean-Philippe Divès).

  • 1. http://inthesetimes.com/article/19672/fi.... Samuel Farber est professeur de sciences politiques à l'université de Brooklyn. Né et grandi à Cuba, il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont « Revolution and Reaction in Cuba, 1933-1960 » (Révolution et réaction à Cuba, 1933-1960), Wesleyan University Press, 1976, « The Origins of the Cuban Revolution - Reconsidered » (Les origines de la révolution cubaine – Réévaluées), University of North Carolina Press, 1976, « Cuba Since the Revolution of 1959 : A Critical Assessment » (Cuba depuis la révolution de 1959 : une évaluation critique), Haymarket Books, 2011 et « The Politics of Che Guevara: Theory and Practice » (Les politiques de Che Guevara : théorie et pratique), Haymarket Books, 2016. Les notes sont de notre rédaction.
  • 2. Rafael Trujillo, général et dictateur dominicain, allié des Etats-Unis, au pouvoir de 1930 à 1961.
  • 3. Ces événements ont marqué en Colombie le début de la période dite de « La Violencia », la guerre civile qui a opposé les conservateurs aux libéraux en faisant jusqu'en 1957 plus de 300 000 morts. C'est à cette époque aussi qu'étaient nées les milices d'autodéfense paysanne qui ont, plus tard, constitué les bases des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie), avec lesquelles le gouvernement colombien vient de signer des accords de paix
  • 4. Nommé ainsi en référence à l'attaque ratée de Castro et de ses partisans, le 26 juillet 1953, contre la caserne de La Moncada à Santiago de Cuba.
  • 5. Discours prononcé le 16 octobre 1953 lors du procès des survivants de l'attaque contre la caserne de La Moncada. Castro et les autres condamnés furent libérés en mai 1955 dans le cadre d'une amnistie.

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