8 mars : quand la Terre a tremblé

Les articles de la rubrique Idées n’expriment pas nécessairement le point de vue de l’organisation mais de camarades qui interviennent dans les débats du mouvement ouvrier. Certains sont publiés par notre presse, d’autres sont issus de nos débats internes, d’autres encore sont des points de vue extérieurs à notre organisation, qui nous paraissent utiles.

Un mouvement féministe renouvelé a émergé cette année à l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes. A travers le monde se sont déroulées des manifestations massives et très diverses, allant de mobilisations traditionnelles jusqu’à des grèves et des actions paralysant les tâches de reproduction de la vie quotidienne.1

C’est un immense ras-le-bol qui a mis en mouvement la grande majorité de celles qui ont manifesté, sans adhérer à aucune organisation ou mouvement particulier. L’idée d’une grève internationale des femmes afin de faire entendre leurs exigences, reprenant une initiative lancée en 2016 en Pologne et en Argentine, a donné une nouvelle impulsion à ce qui n’était, depuis un certain temps, qu’une date sur le calendrier des organisations féministes et de gauche. Cette année, des millions de femmes se sont emparées du 8 mars, en s’organisant sur leurs lieux de travail et d’étude et, surtout, en participant en masse aux manifestations.

On l’a vu notamment sur la Gran Via de Madrid, qui s’est retrouvée bondée et paralysée avant même l’heure de départ de la manifestation, comme à Barcelone où la mobilisation a également été massive. Pratiquement toutes les capitales européennes ont accompagné cette journée. Aux Etats-Unis, après l’immense marche des femmes du 21 janvier, qui avait regroupé près de trois millions de participantes dans tout le pays, le 8 mars a été l’occasion de diverses initiatives, récupérant une tradition qui avait été largement perdue au cœur du système impérialiste.

Des meetings et manifestations ont eu lieu dans presque tous les pays d’Amérique latine. Sao Paulo et Rio de Janeiro au Brésil, Mexico et d’autres villes mexicaines, Santiago de Chile ont vu des manifestations de dizaines de milliers. De même à Montevideo et dans d’autres villes d’Uruguay, avec une grève appelée entre 16 et 22 heures par la centrale syndicale PIT-CNT, qui a encouragé et facilité la participation des travailleuses et travailleurs, en particulier dans le commerce, les banques et des secteurs de l’industrie. Les femmes de certains syndicats de l’éducation ont fait grève pendant 24 heures et leurs camarades hommes les ont rejointes à partir de 16 heures pour participer aux manifestations. L’Argentine a été le théâtre de manifestations de masse, avec un immense rassemblement sur l’historique Place de Mai de Buenos Aires, mais de grandes mobilisations aussi à Cordoba, Rosario, Mendoza et dans d’autres villes.

Même sans connaître les appels et documents rédigés par les organisations féministes, syndicales, étudiantes, politiques et sociales, de très nombreuses femmes ont voulu exprimer leur colère face aux violences et aux féminicides, à la précarité au travail qui les condamne à une vie de pauvreté, à l’inégalité irrationnelle qui les maintient à tous les niveaux dans une position de subordination, à la peur qui leur est imposée et modèle leur subjectivité et leur existence.

Ce ras-le-bol a nourri la participation à la grève qui, dans une série d’endroits, a été bien plus significative que ne l’entendaient les directions syndicales qui leur avaient donné une adhésion formelle. A PepsiCo, multinationale de l’industrie alimentaire, la grève a commencé à cinq heures du matin suite à un vote de l’assemblée générale convoquée par la Commission interne2, oppositionnelle vis-à-vis de la direction du syndicat ; à Aeroparque [aéroport de Buenos Aires], les travailleuses ont bloqué l’enregistrement des passagers, avec le soutien de leurs délégués, également opposés à la direction du syndicat. Nombre d’actions et de protestations ont eu lieu dans le secteur de la santé, comme dans l’immense hôpital Posadas, à l’ouest, et à l’hôpital Alende, au sud de l’agglomération de Buenos Aires. Les institutrices ont joué un rôle de premier plan, en imposant à plusieurs syndicats une grève effective sur toute la journée, dans le cadre du conflit qui les oppose au gouvernement national et aux gouvernements provinciaux.

 

Dans le cadre de la loi, peu de choses

Qu’est-ce qui explique cette ampleur nouvelle d’actions et de manifestations qui il y a seulement quelques années se réduisaient aux membres des organisations féministes et des partis de gauche ? Les débats tendus n’ont pas manqué sur les réseaux sociaux, entre les organisatrices et les critiques affirmant que les femmes « ont déjà tous les droits » et que « l’on ne sait pas de quoi elles se plaignent maintenant ». Mais le fait est que, dans le cadre de la crise capitaliste en cours, la contradiction est toujours plus vive entre l’élargissement des droits conquis – du moins dans les grandes villes et les pays semi-coloniaux prospères – et la réalité de la vie quotidienne de la majorité des femmes, ébranlées par les coupes budgétaires, les mesures d’austérité à l’encontre des classes majoritaires, la violence machiste incessante dont les Etats et leurs institutions sont complices.

Cet élargissement des droits a cependant ouvert les yeux et stimulé l’aspiration à une vie meilleure, ce qui a fait que la contradiction avec les conditions de vie réelle est devenue si grande que la colère a éclaté. Après des décennies de néolibéralisme, la crise économique et ses conséquences sociales ont rendu plus palpable le fait que « l’égalité devant la loi n’est pas l’égalité dans la vie ». Les femmes tentent de combler cette brèche entre la loi et la vie.

Les immenses manifestations du 8 mars ne sont pas tombées du ciel : elles ont été précédées ces derniers mois, entre autres, par les mobilisations qui ont scandé « Ni Una Menos » (Pas une seule femme en moins) en Argentine, pour exiger de l’Etat un budget et des mesures effectives afin de prévenir les féminicides ; les actions en France et en Islande contre les inégalités salariales entre femmes et hommes ; la manifestation sous une pluie torrentielle de milliers de femmes polonaises contre l’interdiction totale de l’avortement ; les actions et manifestations massives de femmes aux Etats-Unis contre Trump…

L’immense sympathie que suscitent ces manifestations montre qu’elles n’expriment pas seulement des revendications propres aux femmes mais servent également de canal d’expression au mécontentement de millions de travailleurs et de jeunes contre les politiques d’austérité et de précarisation que la classe capitaliste et ses gouvernements font tomber sur notre dos afin de préserver les profits. Elles constituent un germe de l’alliance qui sera fondamentale afin d’infliger une défaite au capitalisme patriarcal.

 

En dehors de la lutte, rien

Parmi les analyses qui circulent déjà sur ce nouveau phénomène dont les femmes sont les actrices, aucune n’ignore le caractère politique des manifestations et en particulier leur internationalisme. Ce sont là deux éléments qui les distinguent des décennies d’hégémonie du féminisme libéral, pendant lesquelles s’était imposée l’idée du « libre choix » comme seul horizon émancipateur, sans remise en cause de la dégradation de démocraties où seules certaines femmes peuvent accéder à certains droits.3

Selon cette conception dépolitisée et dépolitisante, comme l’émancipation des femmes ne consisterait que dans une conquête graduelle de droits au sein d’un régime politique inchangé, une fois ces droits acquis les femmes seraient individuellement responsables de la vie qu’elles choisissent de mener. Ce féminisme libéral qui préconisait juste quelques réformes de la loi a ouvert la porte au fait que des femmes de droite défendent, avec cette même logique, un « féminisme » de type nouveau dans lequel suspendre une carrière professionnelle pour élever les enfants et s’occuper du foyer, voire « se réaliser » à travers les succès professionnels du mari sont arborés comme des « droits » individuels tout aussi légitimes que les revendications visant à réduire l’inégalité entre les genres. Qu’Ivanka Trump, fille du président étatsunien, puisse être présentée comme la représentante d’un « féminisme conservateur » confirme l’impasse dans laquelle s’est enfermée le féminisme libéral.

La ligne de faille de ce féminisme réformiste se trouve dans la séparation qu’il instaure entre la recherche de droits démocratiques pour les femmes et la critique (et lutte) contre le système social qui donne naissance, légitime et reproduit leur subordination et discrimination (et où s’inscrivent aussi ces droits, de façon circonstanciée, temporaire et restreinte). Ce n’est pas le lobby parlementaire, qui a fini par coopter certains secteurs du mouvement4, qui peut donner un caractère politique aux revendications des femmes, mais bien le dévoilement de cette relation intrinsèque entre les droits élémentaires qui nous sont encore niés (y compris le droit à ne pas être assassinée pour le seul fait d’être une femme !) et cette perspective qui relie nos vies lésées par un système social basé sur l’exploitation et l’oppression de millions d’être humains, par la classe minoritaire et parasitaire des capitalistes.

Le discours libéral a transformé le féminisme, comme d’autres mouvements de secteurs socialement opprimés, en quelque chose de si aseptisé qu’il a pu être intégré sans grande difficulté par la droite, comme Nina Power l’a signalé dans son essai La femme unidimensionnelle, en montrant que des secteurs des classes dominantes n’ont aucun problème à argumenter en faveur de ce que les femmes, les minorités ethniques et les homosexuels occupent également des « postes de responsabilité » dans la société capitaliste.

C’est ainsi qu’Hillary Clinton s’était présentée dans la course électorale nord-américaine, en devenant par excellence un exemple de ce féminisme néolibéral et impérial qu’ont dénoncé les intellectuelles Nancy Fraser et Zillah Eisenstein. Mais elle a radicalement échoué à regrouper une majorité de femmes dans son épopée visant à « briser le plafond de verre » et à se présenter comme alternative au candidat républicain qui a donné un visage à la misogynie moderne.5 Son « féminisme d’entreprise » était très éloigné des problèmes assaillant les millions de salariées, de sans emploi, d’afro-américaines ou de migrantes.

Aujourd’hui, à travers la réémergence du mouvement des femmes dans le monde, ces secteurs politiques réformistes tentent de récupérer des défaites que diverses variantes de droite leur ont infligées. Ce n’est pas un hasard si les militantes qui, aux Etats-Unis, ont été en pointe de la Grève internationale des femmes, sont celles-là mêmes qui ont alerté sur le danger que le Parti démocrate tente de capitaliser cet immense mouvement pour faire oublier sa défaite électorale et gommer ses aspects les plus douteux et révulsifs.

La militante et journaliste Ella Mahony, de la revue Jacobin, explique que « dans les milieux féministes de gauche il est devenu évident qu’il existe un féminisme "néolibéral" contre lequel il est nécessaire de développer de nouvelles formes de féminisme. Ce qui est moins clair est la nature politique et les origines de ce féminisme entrepreneurial. Son catalyseur essentiel a été la lente asphyxie des alternatives de gauche à partir des années 1980. Mais derrière ces forces générales, on trouve des décisions stratégiques qui ont peu à peu rétréci la vision politique des forces féministes. »6

 

La lutte antipatriarcale doit être également anticapitaliste

Le féminisme libéral a commencé à étaler sa faillite en montrant son incapacité à s’affronter aux agressions du gouvernement de Trump. Comme on le constate à travers les récentes mobilisations de femmes dans le monde – qui contestent le mythe selon lequel « l’égalité est déjà là » –, ainsi que les débats ouverts après la défaire de Hillary Clinton et la victoire de Trump, ce féminisme libéral est de plus en plus remis en cause.

Est significatif, dans ce sens, l’appel lancé aux Etats-Unis à construire un nouveau « féminisme des 99 % », qui identifie dans le binôme patriarcat-capitalisme la source des difficultés qui assaillent la majorité des femmes. Ce secteur féministe, issu principalement de la sphère académique, appelle à construire « un féminisme de base, anticapitaliste, solidaire des femmes travailleuses, de leurs familles et de leurs alliés dans le monde ».7 Les mêmes ont signalé le plus clairement le caractère nécessairement internationaliste du mouvement des femmes, en reprenant l’idée d’actions coordonnes au niveau international comme celles qu’avaient menées, en leur temps, le mouvement altermondialiste ou celui contre la guerre en Irak en 2003.

« Ce qui nous unit est la volonté de donner une voix et du pouvoir aux femmes qui ont été ignorées par le féminisme entrepreneurial et qui subissent les conséquences de décennies de néolibéralisme et de guerres : les pauvres, les travailleuses, les femmes de couleur et les immigrantes », écrivaient des initiatrices de la Grève internationale des femmes aux Etats-Unis, berceau du féminisme néolibéral, peu avant le 8 mars.8 L’aspiration à récupérer les traditions d’alliance entre le mouvement des femmes et la classe ouvrière dans un pays comme les Etats-Unis, qui a su exporter le féminisme libéral dans le monde entier, illustre les possibilités actuelles de renforcer une aile anticapitaliste au sein de ce nouveau mouvement de femmes. En Argentine, comme au Chili et dans d’autres pays, le langage de l’anticapitalisme revient imprégner les réunions du mouvement des femmes, ses manifestes et ses mobilisations.

Comme nous l’avions affirmé avant le 8 mars, « pour les socialistes révolutionnaires, cet appel n’est pas de peu d’importance. Nous pensons qu’il ouvre la voie à un débat aussi incontournable que prometteur, sur la stratégie et le programme politique que les luttes des femmes devraient porter contre le capitalisme patriarcal, dans le cadre de cette nouvelle situation mondiale marquée par la crise capitaliste, les gouvernements populistes de droite et d’autres phénomènes politiques qui prétendent réformer ce système dans lequel nous vivons exploitées et opprimées. Cela nous oblige à penser les alliances que nous devrons privilégier dans notre lutte de femmes pour l’émancipation et comment parvenir à ce que des millions de travailleurs et de travailleuses – la majorité de la population mondiale – reprennent entre leurs mains nos revendications. »9

Imaginer aujourd’hui un mouvement féministe anticapitaliste nous oblige à reconsidérer la question du sujet politique : sans les femmes salariées qui constituent la moitié de la classe très largement majoritaire dans la société, il n’y a pas d’avenir. Plus encore, si ce n’est pas la classe travailleuse – ses femmes, mais aussi ses hommes – qui dans sa lutte contre le capital s’empare des bannières de l’émancipation des secteurs les plus opprimés, l’anticapitalisme ne dépassera pas le stade d’un vœu pieux.

Cette alliance entre les classes laborieuses et les femmes organisées pour leurs droits, qui remonte au 19e siècle et a été fondamentale au 20e siècle pour imposer le droit de vote des femmes, s’affronter aux politiques belliqueuses des bourgeoisies nationales européennes ainsi que conquérir des droits qui paraissaient auparavant inimaginables – et manquent toujours dans de nombreux pays capitalistes –, à travers la révolution socialiste qui a mené la classe ouvrière au pouvoir en Russie, a été brisée par la politique des classes dominantes, la trahison des directions syndicales qui ont enfermé la classe travailleuse dans un corporatisme économiste de bas étage, l’intégration des mouvements sociaux à l’Etat et leur fragmentation dépolitisante en de multiples organisations non gouvernementales.

Recomposer cette alliance historique est une tâche incontournable pour la reconstruction d’un féminisme anticapitaliste qui se prenne lui-même au sérieux. Ce n’est qu’en paralysant effectivement les circuits de la production et de la circulation des marchandises, services et outils de communication que les plus précarisées et rejetées en marge du système, les femmes au foyer recluses à la maison, les personnes en situation de prostitution, toutes et tous les misérables de ce système social ignominieux, pourront réellement faire entendre leur voix. Cette alliance doit se construire. Mais cela ne pourra se faire ni en transformant le combat anti-patriarcal en une lutte contre les hommes, ni en oubliant qu’au sein même des classes exploitées il existe également une oppression des uns sur les autres.

Le regroupement international de femmes Pan y Rosas (Pain et roses) intervient dans ce débat en étant partie prenante des mouvements de femmes, mais également avec ses idées, son programme et sa stratégie, qui concentrent une expérience héritée d’autres générations de révolutionnaires marxistes.

Malheureusement, une certaine gauche oscille entre deux positions : se plier de façon acritique aux actions qu’engagent contre les hommes des secteurs défendant un féminisme radical de type « vengeur » (et de ce fait, individualiste), dépourvu d’une stratégie politique anticapitaliste et antipatriarcale ; ou bien, à l’opposé, refuser de s’affronter aux préjugés sexistes au sein de la classe travailleuse, fomentés par les classes dominantes à travers les institutions de leur régime, tout comme de se placer aux premier rang des luttes pour des droits démocratiques élémentaires.

Et c’est ainsi que tout cela chemine, entre le fait de suggérer que le « harcèlement verbal » d’un jeune dans la rue mériterait la même condamnation et le même châtiment que le terrorisme d’Etat, et l’affirmation selon laquelle toutes les oppressions se concentreraient et réduiraient à l’exploitation capitaliste, en absolvant sur le champ les membres les plus conscients de la classe ouvrière (voire, pourquoi pas, sa composante militante masculine) de toute responsabilité dans la reproduction du machisme.

Le débat est désormais à l’ordre du jour, parce que le mouvement massif des femmes dans les rues du monde entier présente sous un nouveau jour la bataille sur le cours à emprunter pour ne pas finir, comme lors de la vague précédente dans les années 1970, par créditer des mouvements partiels d’un élargissement des droits d’une façon telle que, dans le même temps, ces acquis signent dans la conscience des masses la fin d’une perspective de transformation radicale du système capitaliste. Le mouvement en cours met sur la table ce débat : notre horizon doit-il se limiter à des résistances ponctuelles face aux agressions de la droite, ou allons-nous tracer une stratégie qui permettra finalement de vaincre ?

Nous affirmons que seul un féminisme aspirant à devenir un mouvement politique de masse, dans lequel la lutte pour des droits et libertés démocratiques accrus sera liée à la dénonciation de ce système d’exploitation et de misère à l’encontre plus grandes majorités, et qui se donnera l’objectif de le renverser, pourra être réellement émancipateur. Qu’une fois pour toutes, les esclaves de l’Histoire crient à travers les voix du présent leur volonté et détermination à vaincre.

Andrea d’Atri et Celeste Murillo

 

  • 1. Article à paraître dans la revue politique et culturelle « Ideas de Izquierda », publiée à l’initiative de membres du PTS (Parti des travailleurs pour le socialisme, Argentine). Mis en ligne le 14 mars 2017 (http://www.laizquierdadiario.com/8-de-ma...), ce texte a été traduit par Jean-Philippe Divès [Ndlr].
  • 2. La structure syndicale d’usine ou d’établissement, élue directement par les salariés [Ndlr].
  • 3. Voir Celeste Murillo, « Feminismo cool, victorias que son de otras » (Un féministe cool, des victoires remportées par d’autres), revue Ideas de Izquierda n° 26, décembre 2015 [cette note et les suivantes sont des auteures].
  • 4. Un exemple en a été en Argentine la cooptation par le kirchnérisme de secteurs des organisations féministes et du mouvement des femmes. On a vu quelque chose de similaire au Mexique avec la Concertación, au Mexique avec le PRD qui dirige la ville de Mexico, ou au Brésil avec le PT.
  • 5. Voir Celeste Murillo, « Hillary Clinton y su techo de cristal » (Hillary Clinton et son plafond de verre), Ideas de Izquierda n° 35, novembre-décembre 2016.
  • 6. Ella Mahony, « A Feminism That Takes to the Streets » (Un féminisme qui descend dans la rue), https://www.jacobinmag.com/2017/03/women...
  • 7. Appel « Pour un féminisme des 99 % et une grève internationale et active des femmes le 8 mars », 3 février 2017, disponible en castillan sur La Izquierda Diario, http://www.laizquierdadiario.com/Llaman-...
  • 8. Cinzia Arruzza et Tithi Bhattacharya, « Strikes were a part of Women’s Day before. With Trump, they will be again » (Les grèves ont fait partie auparavant de la Journée internationale des femmes. Sous Trump, ce sera de nouveau le cas), https://www.theguardian.com/commentisfre...
  • 9. Andrea d’Atri, « 8 de marzo : ¡Que la tierra tiemble ! » (8 mars : que la Terre tremble !), 28 février 2017, http://www.laizquierdadiario.com/8-de-ma...

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