La lutte des Ford et la politique du NPA : une réponse à Lutte ouvrière

Les articles de la rubrique Idées n’expriment pas nécessairement le point de vue de l’organisation mais de camarades qui interviennent dans les débats du mouvement ouvrier. Certains sont publiés par notre presse, d’autres sont issus de nos débats internes, d’autres encore sont des points de vue extérieurs à notre organisation, qui nous paraissent utiles.

Malgré quelques précautions littéraires, la discussion engagée par les camarades de Lutte ouvrière autour de la lutte des travailleurEs de l'usine Ford dans le n°199 de leur revue Lutte de classe, peut se résumer à une charge sévère contre la politique menée par le syndicat CGT du site, le NPA et notre camarade Philippe Poutou, tout en se prétendant « non polémique ». 

Cette discussion nous semble malgré tout intéressante puisqu’elle aborde la tactique des révolutionnaires dans une période qui ne l’est pas. Cette divergence sur la politique quotidienne est d’ailleurs une de celles qui explique l’existence de deux organisations séparées. 

EST-IL POSSIBLE DE GAGNER ? 

« Ce n'est pas le fait que la fermeture de l'usine n'ait pu être empêchée que nous discutons. Cela n'était pas à la portée des travailleurs et des militants1 ». La discussion s'ouvre sur ce qui est peut-être le fond des désaccords avec LO. Même si peu de batailles de ce genre ont été victorieuses, il n'est pas juste de prétendre que ces batailles sont, a priori, désespérées. D'autres sites n'ont pas fermé leurs portes, tels les Fonderies du Poitou, la Fonderie de Bretagne à Caudan (ex-SBFM) ou Arcelor. Dans plusieurs cas la fermeture a été repoussée pendant de nombreuses années. Sans remonter jusqu'à Lip on peut recenser Ford ou Sadefa (Fonderie de Fumel). Dans d'autres cas, la « solution » du type Scop a été « choisie » par les salariéEs (Thé Éléphant, La Belle Aude, Fonderie de Fumel). Bien sûr, il est facile d'opposer à ces quelques exemples la longue liste des sites fermés, même après des batailles de grande ampleur : Lu-Danone, Technicolor, Chausson Creil et Gennevilliers, 3 Suisses, New Fabris, Continental, Goodyear et bien d'autres. 

Mais partir de l'idée qu'il est impossible de gagner, comme l’affirme LO, place les salariéEs devant une seule perspective : vendre sa peau, sa capacité à travailler et donc à « gagner » sa vie au plus cher. Ce qui se traduit le plus souvent par « la valise et le chèque » ou les méandres des mal-nommés « Plans de sauvegarde de l’emploi » (PSE). Une politique peu à même d'unir le camp des travailleurEs, de les convaincre que le système capitaliste peut se combattre. 

FAUT-IL SE CONTENTER DE SE BATTRE POUR « SAUVER SA PEAU » ? 

« La justesse d'une politique ne s'apprécie pas aux résultats obtenus. Ceux-ci dépendent aussi des conditions objectives et des choix des adversaires des travailleurs, qui peuvent décider de ne rien lâcher, même face à une lutte large et déterminée menée de la façon la plus démocratique qui soit, sur les objectifs les plus justes2 ». 

Ceci est en partie vrai, mais seulement en partie. Il n'est pas indifférent de gagner quelques années d’ « exploitation capitaliste », c'est-à-dire d'un travail, pour une partie plus ou moins significative des salariéEs. 

Quels sont ces « objectifs les plus justes » ? Dans son hebdomadaire, LO est revenue à plusieurs reprises sur ces enjeux. Dans Lutte ouvrière du 19 décembre 2018, on pouvait lire : « Pour les emplois comme pour de meilleures conditions de départ, les travailleurs n’ont d’autre choix que de lutter pour faire payer les patrons le plus cher possible ». Le 27 février 2019 : « Ceux qui ont besoin d’un emploi, qui n’auront que quelques mois de salaire en indemnisation après des années d’exploitation, comme ceux qui partent en préretraite avec 70 % du salaire brut, ont tout intérêt à se mobiliser pour défendre leur peau, que ce soit pour obtenir plus d’argent ou pour imposer la garantie d’un travail » ; le 6 mars : « Il faudra une véritable mobilisation des travailleurs pour imposer de meilleures conditions de départ, que ce soit pour obtenir plus d’argent, certains parlant maintenant d’un minimum de 200 000 euros pour tous, ou pour imposer la garantie d’un emploi quel que soit l’employeur ». 

Dans l'article de Lutte de classe concerné, LO affirme qu'il faut « dire à ses camarades de travail que la seule chose qui compte c’est de se battre pour sauver au mieux notre peau3 ». 

Ainsi, Lutte ouvrière met en permanence sur le même plan la sauvegarde des emplois et les départs sous toutes les formes possibles en maniant un nouveau concept : « sauver au mieux notre peau ». Au contraire, les camarades de la CGT Ford ont constamment, et jusqu'à ce jour, privilégié la bataille pour qu'un maximum de salariéEs conserve un emploi. Avec les conséquences sur ce que l'on appelle les emplois induits, c’est-à-dire l’ensemble des emplois dépendant de l’existence de l’usine Ford à Blanquefort. 

De plus, selon LO, défendre le maintien des emplois revient à s’inscrire dans le cadre du système capitaliste, et les camarades écrivent donc, concernant la bataille pour le maintien de Ford sur le site (bataille gagnée en 2009) ou la reprise par Punch : « Le choix de cette stratégie non seulement ne condamnait pas le fonctionnement du capitalisme, mais tendait à dire qu’en dehors de lui point de salut4 »… « On en revient, qu’on le veuille ou non, à rejoindre la politique des centrales syndicales, lesquelles ne s’embarrassent pas pour déclarer que “cette usine est autant et plus rentable que les autres”, en se plaçant sur le terrain voulu par les capitalistes, celui de la concurrence entre les travailleurs5 ». Façon pour le moins peu élégante de dire que le combat des camarades s'inscrit dans la logique du système. Qu'ils « le veuillent ou non ». Il s’agit ici d’un débat important autour des revendications : permettent-elles de construire la lutte ? D’unifier les travailleurEs autour de ce combat ? S’agit-il de revendications immédiates ou transitoires ? Il nous semble que la revendication de maintien des emplois permet, elle, de poser la question de l’interdiction des licenciements de manière concrète, et pas seulement de façon propagandiste. 

D’un autre côté, la stratégie défendue par LO centrée sur l’objectif, pour les travailleurEs du site concerné, de « sauver leur peau », tend à restreindre la lutte à l'intérieur de l'usine concernée. Plus une lutte est isolée, moins elle a de chances de gagner. Élargissement à d'autres secteurs et soutien de la population motivée par le nombre d'emplois induits supprimés dans la foulée ne sont envisageables qu'autour de l'objectif de refuser la fermeture d'une usine. 

On cherchera, en vain, dans le paragraphe « Une alternative existait-elle ? », autre chose qu'une dénonciation générale du capitalisme, propagandiste mais peu à même de favoriser la mobilisation des travailleurEs. 

DÉNONCER OU COMBATTRE ? 

Le même débat, ou plutôt la même polémique, reprend au sujet des interventions des camarades en direction de l'État. Lutte de classe cite longuement un article de l'Anticapitaliste du 28 mars 2019 : « Enfin nous n’abandonnons pas tout espoir d’éviter la disparition de l’usine. Nous tentons de pousser l’État et les collectivités territoriales à reprendre Ford, d’une manière ou d’une autre, terrain, bâtiment et machines, pour y réimplanter une activité, sauvant ainsi quelques centaines d’emplois. La défense des emplois, c’est politique. Car le problème de défense des emplois, directs et induits, est un problème politique, celui d’une intervention des pouvoirs publics contre les logiques destructrices du privé. Il s’agit d’avoir une stratégie industrielle, de prendre en main des outils de production pour lancer des activités socialement utiles, répondant aux urgences environnementales. Cela suppose une confrontation avec les multinationales, de dire stop à leur plein pouvoir, à leur impunité, cela oblige à changer les lois pour réquisitionner, reprendre l’argent public détourné au minimum. » 

Pour Lutte ouvrière, « voilà où mènent les choix stratégiques des responsables syndicaux: à se placer sur le terrain des grandes organisations syndicales, qui prétendent jouer le rôle de conseilleurs, mais qui seront, en cas de crise sociale ou politique, les ultimes défenseurs du système capitaliste6 ». 

Apprécions encore la délicatesse du propos, entre militantEs, entre camarades. C'est pourtant sans illusion sur le rôle fondamental de l'État comme instrument de mise en oeuvre des politiques capitalistes que les camarades de la CGT Ford ont tenté de s'appuyer sur les contradictions qui, à un moment ou à un autre, peuvent apparaître entre le gouvernement et une entreprise, qu'elle soit nationale ou étrangère. L'État gère en effet les intérêts globaux, à moyen ou long terme, du système capitaliste, ce qui peut susciter des conflits partiels, ponctuels, avec tel ou tel capitaliste, les intérêts du système capitaliste en général, avec ses crises, ses logiques de concurrence, ses mutations, ne correspondant pas mécaniquement à la somme des intérêts particuliers des capitalistes. 

De plus cette revendication, même avec ses limites, pose la question du pouvoir, de qui décide, de la démocratie dans l'entreprise et au-delà. Dans cette formulation, elle pose également la question de choix de production en fonction des besoins et, enfin, ce qui n’est pas des moindres dans une usine de l’automobile, la question de l’écologie et des choix de mode de production qui se posent de manière urgente à l’ensemble de l’humanité. 

DES BILANS À DÉBATTRE 

Sur un autre plan, les camarades de Lutte ouvrière répètent en plusieurs endroits que la stratégie de la CGT Ford n'aurait pas permis d'aider la mobilisation, la compréhension des salariéEs de l'usine. Ils opposent cette stratégie à celle suivie par d'autres : « Aussi dures que puissent avoir été, par exemple, les luttes des travailleurs de PSA à Aulnay-sous-Bois en 2012- 2013, de Continental à Clairoix en 2009, ou encore de Chausson à Creil de 1992 à 1996, les travailleurs n’ont pu mettre en échec les choix fondamentaux des géants industriels. Mais il n’empêche que, non seulement les travailleurs de ces entreprises sont sortis renforcés à l’issue de leur lutte, mais, bien au-delà, ces combats, chacun à sa façon, ont renforcé le moral d’au moins une partie de la classe ouvrière. Cela, bien sûr, grâce à leur radicalité, et pas en fonction des résultats obtenus, mais aussi et tout autant, par la façon dont ces luttes ont été dirigées: elles l’ont été par les travailleurs eux-mêmes7 ». 

Notre propos n’est pas ici de tenter d'expliquer pourquoi « les travailleurs n’ont pu mettre en échec les choix fondamentaux des géants industriels », malgré la mise en oeuvre des stratégies recommandées par LO (puisque ces luttes ont été menées en grande partie à l'initiative de camarades de LO). En revanche il nous semble faux de penser que « non seulement les travailleurs de ces entreprises sont sortis renforcés à l’issue de leur lutte, mais, bien au-delà, ces combats, chacun à sa façon, ont renforcé le moral d’au moins une partie de la classe ouvrière. » Le bilan social des fermetures de sites est connu : à la sortie, peu d'emplois en CDI, des emplois dégradés (conditions de travail, éloignement, salaires), des suicides, des crises familiales… Dans un ouvrage consacré à la fermeture de l'usine Chausson de Creil, la sociologue du travail Danièle Linhart explique : « Période de tous les dangers, donc, que celle où se déroule un plan social ou pire encore, une fermeture de site. Pire encore parce que c'est tout un passé collectif qui se trouve disqualifié, qui se trouve effacé. Le sentiment d'inutilité et de perte de sens est encore plus fort, car ce ne sont pas que des hommes et des femmes qui sont devenus inutiles, mais c'est tout un monde qui s'effondre, avec ses règles, ses habitudes, ses valeurs, sa culture, sa force, ses réalisations, les souvenirs qui y sont enfouis et toutes les traces d'un passé commun faisant sens ». Après avoir souligné que l'exemplaire mobilisation des salariéEs a « débouch[é], au bout du compte, sur un nombre tout à fait impressionnant, inhabituel, de personnes reclassées et un faible nombre d’incasables », l'auteure insiste sur le fait que, vingt-deux mois après la fin du dernier plan social, « la majorité des personnes laissent paraître qu'elles ne se sont pas remises du drame qu'elles ont vécu deux ans auparavant8 ». 

Probablement que, parmi les plus militantEs, syndiquéEs ou non, organiséEs politiquement ou non, un certain nombre de salariéEs se trouvent renforcéEs dans leurs convictions, dans leurs implications militantes. Mais la grande majorité de celles et ceux qui se retrouvent sans emploi, en retraite anticipée, avec des emplois dégradés, tirent un bilan plutôt négatif de ces séquences. ToutE militantE qui aura croisé le chemin d'unE des ces « ex » dans son entreprise ne confirmera pas l'avis des camarades de LO. De même, passés les pics d'enthousiasme qu'ont pu susciter l'envahissement d'une sous-préfecture, la menace de « tout faire péter », la séquestration de patrons « voyous » ou de cadres dévoués, le bilan global, sur le long terme, est plutôt celui d'une impuissance à bloquer les politiques patronales, et cela « bien au-delà » des travailleurEs de l’entreprise concernée. « Sauver sa peau » n’est pas gagner une bataille, mais plus souvent proche du sentiment d’avoir survécu au désastre. 

MILITANTES RÉVOLUTIONNAIRES ET SYNDICALISME 

Pour terminer, revenons à la conclusion de l'article de Lutte de classe : « Par-delà les circonstances concrètes de chaque lutte, la préoccupation essentielle d’un militant ouvrier révolutionnaire est d’être attentif à tous les pas en avant possibles, aussi modestes soient-ils. Mais il faut garder le cap et les principes. Ils restent le gage de vrais succès dans la remontée de la conscience de notre classe. Il ne faut pas les abandonner par suivisme à l’égard des appareils réformistes ni pour quelque raison que ce soit. Car cela revient à subordonner les travailleurs aux illusions inspirées par la bourgeoisie, précisément au moment où, en s’engageant dans la lutte, ils ont besoin de perspectives9 ». 

L'ensemble de l'article est construit sur un amalgame entre, d’une part, les positions du NPA défendues par Philippe Poutou et, d’autre part, celles de la CGT Ford, révélateur d’une divergence d’approche quant au rôle 

des militantEs révolutionnaires dans les syndicats. Un militant révolutionnaire, fusse-t-il candidat à l'élection présidentielle, ne décide pas seul : il défend, met en débat dans le syndicat, auprès des salariéEs, son opinion, ses convictions, ses propositions dans le cadre de la mobilisation. Mais l'état d'esprit des unEs et des autres, l’état du rapport de forces et du niveau de conscience, ne permettent pas toujours d'emporter la conviction de toutes et tous. Les appareils syndicaux alentour, les médias, exercent une pression idéologique qui pèse sur les possibilités réelles de mobilisation. Les contraintes matérielles de nombreux et nombreuses salariéEs suscitent aussi bien des hésitations. Il s'agit donc, à tout moment, de faire des choix d'actions, d'axes de mobilisation qui permettent « tous les pas en avant possibles, aussi modestes soient-ils », mais en gardant en tête l'idée que « le gage de vrais succès dans la remontée de la conscience de notre classe » est fondé sur la mise en action, si possible majoritaire, des salariéEs concernéEs. Pour cela tous les moyens se défendent : grève, occupation, envahissement de lieux symboliques, rencontres avec les salariéEs d'autres entreprises, en lutte ou non. Les camarades de LO n'évoquent pas les nombreuses actions engagées par la CGT Ford : multiples manifestations au Mondial de l'auto, participation aux manifestations syndicales interprofessionnelles, déplacements sur d'autres sites Ford en Grande-Bretagne et en Allemagne (ce qui n’est pas la moindre des choses, du point de vue de la conscience internationaliste des travailleurEs, à l’heure des tentations chauvines et souverainistes), tentatives de mises en place de coordination d'équipes syndicales (toujours refusées par LO car les entreprises concernées n'étaient pas en grève !). L'ensemble de ces actions a été proposé, engagé par le syndicat CGT Ford. Parfois minoritaire, parfois massive, mais avec l'idée que le caractère massif des actions était un gage de réussite. Que la coordination, l'extension à d'autres entreprises en lutte était essentielle. Tout n'a pas réussi mais la volonté de sauver l'essentiel, pour le plus grand nombre, c'est-à-dire un travail, un salaire, a constamment guidé les camarades du NPA, et de la CGT Ford plus largement. Rien qui permette d’écrire que nos camarades ont « abandonn[é] [les principes] par suivisme à l’égard des appareils réformistes » ou « subordonn[é] les travailleurs aux illusions inspirées par la bourgeoisie ». Quant à l'attitude des « appareils réformistes » en l’occurrence la CGT, elle est allée de l'indifférence à l’hostilité, en passant par le refus d'un quelconque soutien, que ce soit au niveau de la Confédération, de la Fédération des métaux ou de l'UD de la Gironde. Évoquer la lutte des Ford ou le nom de Poutou à Montreuil était impossible. Peut-être parce que, précisément, la politique des camarades de la CGT Ford n’était pas « suiviste »… 

CONCLUSION PROVISOIRE 

Pour poursuivre le débat, deux éléments nous paraissent essentiels. 

Tout d’abord, en s'appuyant sur l'analyse, assez juste, de la dégradation du rapport de forces au détriment de la classe ouvrière, c'est Lutte ouvrière, qui, dans les faits, limite les perspectives des luttes à « sauver sa peau » et faire payer au Capital le plus cher possible cette prétendue sauvegarde. À la manière de ce que nos « classiques » affirment être la tâche des syndicats, c'est-à-dire à vendre notre force de travail à sa valeur. L'expérience montre que la lutte pour le maintien de l'emploi permet la construction d'un rapport de forces bénéfique, y compris pour « vendre sa peau » au plus cher. 

À l'opposé, nous défendons une politique qui tente de mettre en mouvement des fractions significatives de la classe ouvrière contre les fondements du capitalisme : dictature dans la production, les choix de production, et rôle de l’État, instrument de la classe dominante. Et ceci, non en se limitant à une propagande générale mais en proposant des modes d'actions, des mots d'ordre qui permettent à la classe ouvrière de prendre en main le combat contre cette domination. 

C'est le sens du mot d'ordre d'interdiction des licenciements, de contrôle ouvrier (livres de comptes, organisation du travail, choix de production, etc.). Y compris en mettant l'État en porte-à-faux entre ses déclarations de neutralité et la réalité de son soutien aux capitalistes.

Robert Pelletier, pour le NPA

  • 1. LdC n°199, page 30, 1e colonne.
  • 2. LdC n°199, page 31, 1e colonne.
  • 3. LdC n°199, page 31 3e colonne.
  • 4. LdC n°199, page 33, 2e colonne.
  • 5. LdC n°199, page 33, 3e colonne.
  • 6. LdC n°199, page 34, 1e colonne.
  • 7. LdC n°199, page 35, 1e colonne.
  • 8. Danièle Linhart avec B. Rist et E. Durand, Perte d'emploi, perte de soi, éditions ERES, 2002.
  • 9. LdC n°199, page 35, 3e colonne

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