Les articles de la rubrique Idées n’expriment pas nécessairement le point de vue de l’organisation mais de camarades qui interviennent dans les débats du mouvement ouvrier. Certains sont publiés par notre presse, d’autres sont issus de nos débats internes, d’autres encore sont des points de vue extérieurs à notre organisation, qui nous paraissent utiles.

Inscrite dans le traité de Rome (1957) et mise en place en 1962 entre les six pays membres du Marché commun, réformée à de multiples reprises dans le même temps que s’élargissait l’Union européenne, la politique agricole commune est à bout de souffle.

Ironie de l’histoire, c’est en plein coeur du ramdam de la COP21, en décembre dernier, qu’Ago-Vinci a exigé l’expulsion sans délai des paysans historiques de la Zad de Notre-Dame-des-Landes.

Si elle n’occupe plus directement que 3 % des actifs, l’agriculture française fait toujours parler d’elle. Il faut rappeler la place singulière de cette paysannerie, classe remuante autant que subventionnée. Son avenir concerne celui de la société tout entière.

Les crises se succèdent dans l’agriculture, une production après l’autre, la dernière en date ayant été celle du cochon. Leurs mécanismes et modes de résolution diffèrent de ceux de l’industrie, mais les logiques capitalistes n’y sont pas moins déterminantes.

Les débats sur l’agriculture évacuent souvent les salarié(e)s, soit près d’un million de permanents et de saisonniers dans les exploitations agricoles, dans les entreprises agroalimentaires, les négoces et les coopératives.

Il y a du nouveau dans le monde agricole, au point qu’on peut y voir l’amorce d’une rupture dans l’histoire des rapports entre le capitalisme et la terre…

Depuis quelques années se développe en France une agriculture capitaliste, avec un décalage par rapport à d’autres pays qui s’étaient engagés plus tôt dans cette voie. Pour comprendre ce retard, si on peut dire ainsi, il faut revenir à l’Histoire.

L’Afrique du sud est proche de son pic d’eau c’est à dire qu’elle est en train de passer d’une période où l’économie était dirigée par la demande à une période où elle est restreinte par les limites de l’offre, avec les effets qu’on peut imaginer sur la croissance et donc sur la stabilité...

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