Les articles de la rubrique Idées n’expriment pas nécessairement le point de vue de l’organisation mais de camarades qui interviennent dans les débats du mouvement ouvrier. Certains sont publiés par notre presse, d’autres sont issus de nos débats internes, d’autres encore sont des points de vue extérieurs à notre organisation, qui nous paraissent utiles.

Comme on le voit désormais, l’industrie du nucléaire civil est entrée dans une spirale de déclin inexorable que les pouvoirs publics ont été parfaitement incapables d’anticiper.

Dépendant dès sa conception, au sortir de la Deuxième Guerre mondiale, d’intérêts politiques et économiques étroitement imbriqués, l’industrie française du nucléaire, bâtie sur un mensonge d’Etat, est en déclin depuis au moins le début des années 2000.

« Le monde possède le rêve d’une chose dont il lui suffirait de prendre conscience pour la posséder réellement » (Karl Marx, lettre à Arnold Ruge)1.

Au delà d’une aspiration légitime à vivre de leur travail, les manifestations des éleveurs expriment la colère et le désarroi d’agriculteurs qui se considéraient comme des chefs d’entreprise et se retrouvent en voie de prolétarisation ou menacés par le chômage.

Inscrite dans le traité de Rome (1957) et mise en place en 1962 entre les six pays membres du Marché commun, réformée à de multiples reprises dans le même temps que s’élargissait l’Union européenne, la politique agricole commune est à bout de souffle.

Ironie de l’histoire, c’est en plein coeur du ramdam de la COP21, en décembre dernier, qu’Ago-Vinci a exigé l’expulsion sans délai des paysans historiques de la Zad de Notre-Dame-des-Landes.

Si elle n’occupe plus directement que 3 % des actifs, l’agriculture française fait toujours parler d’elle. Il faut rappeler la place singulière de cette paysannerie, classe remuante autant que subventionnée. Son avenir concerne celui de la société tout entière.

Les crises se succèdent dans l’agriculture, une production après l’autre, la dernière en date ayant été celle du cochon. Leurs mécanismes et modes de résolution diffèrent de ceux de l’industrie, mais les logiques capitalistes n’y sont pas moins déterminantes.

Les débats sur l’agriculture évacuent souvent les salarié(e)s, soit près d’un million de permanents et de saisonniers dans les exploitations agricoles, dans les entreprises agroalimentaires, les négoces et les coopératives.

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