À voir : Brooklyn Affairs, d’Edward Norton

Film étatsunien, 2 h 25, sorti le 4 décembre 2019. 

C’est un thriller politico-immobilier qui transpose un chapitre de la transformation de New York dans la première moitié du 20e siècle sous l’égide d’un dénommé Robert Moses, qui a multiplié espaces verts, larges avenues et équipements sportifs, tout en déclarant insalubres et en expropriant divers quartiers, notamment peuplés d’Afro-américains (le racisme du personnage est avéré). 

Une page trouble de l’histoire de New York

Frank Minna, patron d’une agence de détectives privés, se rend à un mystérieux rendez-­vous. Ses hommes, et notamment Lionel Essrog, font le guet. Essrog est atteint du syndrome de La Tourette (variante grave de tics), dans une forme qui lui fait lancer des monologues poétiques plutôt que des obscénités. 

Minna est descendu, ce qui lance Lionel dans un labyrinthe d’intrigues liées à la municipalité et tournant autour de Moses Randolph, incarnation peu déguisée du véritable Robert Moses, ici figuré comme un personnage complètement malfaisant et démentiellement orgueilleux.

Ce n’est certes pas le meilleur polar des dernières années mais ça se laisse voir, les acteurEs sont excellents et la bande sonore est d’un bon jazz. Et, au-delà des aspects anecdotiques et pas toujours vraisemblables du scénario, le film a le mérité de rappeler une page trouble de l’histoire de New York.

HW

Licence créative commons

Nos articles sont publiés sous licence Créative Commons. Voir les détails.