Exposition : Seydou Keïta

Au Grand Palais (Paris) jusqu’au 11 juillet 2016. 

Seydou Keïta est né vers 1921 à Bamako (à l’époque capitale du Soudan français). Il ne fréquente pas l’école, et dès l’âge de 7 ans, devient apprenti menuisier auprès de son père et de son oncle qui lui offre en 1935 son premier appareil photo, un petit Kodak Brownie.

Au début du 20e siècle jusque dans les années 1930, on photographiait les Africains « frontalement, non comme des personnes mais comme des sujets représentant soit une tribu, soit une catégorie de population ». Pendant quatorze années, de 1948 à 1962, le photographe malien, lui, réalise des milliers de clichés de ses compatriotes et de gens venus du Sénégal ou de Guinée. Il photographiait en noir et blanc la beauté des femmes, les motifs et volutes du vêtement africain, les soyeux boubou et l’élégance du costume européen.

Cette exposition est la première rétrospective d’ampleur, et réunit un ensemble exceptionnel de près de 300 photographies, comprenant des tirages N&B modernes, formats 50 × 60 et 120 × 180, signés par Keïta ainsi que des tirages d’époque uniques. Entre modernité et tradition, son œuvre témoigne des aspirations d’une société où commencent à germer les idées de liberté qui aboutiront à l’indépendance du pays en 1960. Seydou Keïta a ouvert une voie nouvelle qui « s’affranchit des codes hérités de l’époque coloniale ». 

Milo

 

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