Exposition : « Mali Twist »

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Culture
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Malick Sidibé à la Fondation Cartier. Jusqu’au 25 février, la Fondation Cartier expose 250 photos de Malik Sidibé.

Malick Sidibé, décédé en avril 2016 à Bamako, était un photographe portraitiste malien. On le surnommait « l’œil de Bamako ». Né dans une famille de paysans, après des études de dessin et de bijoutier, Malick Sidibé découvre la photographie par hasard, grâce à un gérant de studio qui l’avait employé pour décorer son magasin. Un Kodak à la main, il commence par photographier son univers quotidien. 

Maîtrise magistrale du noir et blanc

Après l’indépendance du Mali (1960), dans les années 1960-1970, il photographie l’euphorie de l’indépendance et du postcolonialisme, les soirées de la jeunesse de Bamako, enchaînant plusieurs fêtes avant de développer et tirer ses photos jusqu’à l’aube.

Il saisit les regards, les attitudes, les postures avec une maîtrise magistrale du noir et blanc. En 1962, il inaugure son premier studio photo, d’où il ne bougera jamais. De plus en plus nombreux, ses modèles rient, s’amusent, posent et s’affirment. Il se spécialise dans la photographie de reportage.

Dans les années 1980, alors que le public commence à préférer la photo couleur, l’activité de Malick Sidibé baisse et il se met à réparer des appareils photo. Mais à partir des Rencontres africaines de la photographie à Bamako en 1994, sa réputation s’accroit. Il expose alors dans des galeries en Europe, aux États-Unis et au Japon, et reçoit de nombreuses distinctions, entre autres un Lion d’or d’honneur pour l’ensemble de sa carrière à l’occasion de la 52e biennale d’art ­contemporain de Venise.

Sylvie Tridon

Fondation Cartier, 261,  boulevard Raspail, 75014 Paris. Tarif plein : 10,50 euros / tarif réduit : 7 euros

 

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