Cinéma : Three Billboards : les panneaux de la vengeance

De Martin McDonagh. Martin McDonagh, après Bons baisers de Bruges (2008) continue de nous surprendre avec Three Billboards.

Pour décor, rien de bien nouveau a priori. Une petite ville de l’Amérique profonde, caricaturale : raciste et réac.

Idem pour le scénario : une protagoniste qui bouscule cette petite routine.

Frances McDormand interprète magistralement le rôle d’une femme dont la fille a été violée et assassinée. L’enquête n’avançant plus, elle décide d’afficher des panneaux porteurs de messages visant le chef de la police et son inaction.

Les dialogues teintés d’humour noir, la transformation des personnalités qui semblent, au départ, convenues, nous surprennent au cours d’un film sans temps mort. Les comportements populistes sont systématiquement et habilement rattrapés par d’autres, avec finesse et humour. 

Quelques critiques reprochent déjà le « lissage de la bonne conscience » à la fin de l’intrigue. C’est une lecture possible mais il serait dommage de se priver de ces quelques heures de dialogues corrosifs et des interprétations magistrales de Frances McDormand et Sam Rockwell.

ST

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