Cinéma : Pentagone papers

De Steven Spielberg. Un ancien reporter de guerre contacte des organes de presse (New York Times d’abord, puis Washington Post) pour leur remettre un rapport demandé par le secrétaire à la Défense. Le document met en évidence l’obstination des gouvernants successifs à envoyer des troupes au Vietnam alors que la défaite américaine était évidente. 

Le premier film de Steven Spielberg sur la presse nous raconte comment le Washington Post, journal local, va acquérir une dimension nationale en publiant ces documents. Cette publication par le Post redéfinira le rôle et la place de la presse au sein de la société étatsunienne. 

Manifeste pour la liberté d’informer

Les risques pris par les journalistes et l’atmosphère tendue des salles de rédaction nous tiennent en haleine. Le duo Meryl Streep-Tom Hanks fonctionne bien. Rappelons que Meryl Streep n’a pas caché tout le mal qu’elle pensait de Donald Trump.

Soulignons en outre l’importance du personnage de Katharine Graham (Meryl Streep), anciennement dans l’ombre de son mari, propulsée à la mort de ce dernier à la tête d’un journal dont elle devient directrice de publication. Une réserve peut toutefois être émise quant à la représentation des femmes : Meryl Streep, même au cœur de l’action, est toujours représentée en parfaite femme d’intérieur, gentille grand-mère et hôtesse, parfaite maîtresse de maison. Tony Bradlee, épouse du rédacteur en chef (Tom Hanks) est quant à elle cantonnée à un rôle, alors que la rédaction est en effervescence, à domicile, qui se limite à proposer des sandwiches.

Ce thriller réalisé par Spielberg en un temps record, comme réponse aux attaques de Trump contre la presse et les médias, n’en est pas moins un vrai manifeste pour la liberté d’informer.

ST

 

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