Cinéma : Bienvenue à Suburbicon

Film (USA) de George Clooney.

En 1959, Suburbicon, banlieue moderne, jalonnée de maisons identiques, symbolise la réussite sociale d’une « classe moyenne » blanche qui quitte les centres-villes. Vont s’y dérouler deux histoires parallèles. 

L’arrivée des Mayers, une famille d'Afro-Américains,  dévoile l’intolérance des résidents et déchaine une tornade raciste pour les pousser à partir. Dans la maison d’à côté, chez les Lodge, la façade de respectabilité de l’homme d’affaires chef de famille n’est que faux-semblants et commence une sombre histoire qui va se traduire par des meurtres en série.

Le volet consacré aux Mayers a été inspiré par des faits réels : les émeutes racistes qui accueillirent les premiers occupants afro-américains de la ville-dortoir de Levittown, dans la banlieue de New York. Malheureusement, les Mayers sont réduits à l’état de symboles sans consistance réelle. Par contre, les personnages du volet Lodge, basé sur une idée des frères Coen, sont joués par des stars (Matt Damon notamment), propres à plus attirer l’attention des spectateurEs, du fait aussi des rebondissements successifs de l’histoire.

Visiblement, George Clooney n’a pas été capable de traiter sérieusement la situation des Afro-Américains. Les deux histoires se déroulent parallèlement sans interférence. Le film est cependant assez plaisant et se laisse voir. Il constitue à sa façon une dénonciation des USA des années 1950 avant l’arrivée de John F. Kennedy à la présidence.  

HW

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