Angoulême désignée ville créative littérature/BD par l’Unesco

Alors qu’approche « 2020, Année de la Bande dessinée »1, la ville d’Angoulême vient d’être reconnue par l’Unesco « Ville créative » pour son rôle pionnier dans le domaine de la BD et rejoint donc le réseau des Villes créatives de l’Unesco. 

Si le foisonnement et l’inventivité constante du 9e art justifient largement cette reconnaissance nationale et internationale, cette consécration tombe à point nommé.

Un laboratoire créatif

Créé en 2004 par l’Unesco, le Réseau des villes créatives a vu le jour dans l’optique de promouvoir l’espace de la ville comme véritable laboratoire créatif, mettant au cœur de son développement les industries culturelles.

Rejoindre ce réseau mondial entérine ainsi l’identité de « capitale mondiale de la Bande dessinée » d’Angoulême, dont le Festival international de la Bande dessinée (FIBD) constitue l’événement emblématique. Une position confortée par la présence d’un pôle universitaire dédié à l’image, avec notamment l’École européenne supérieure de l’image, mais aussi la Cité internationale de la Bande dessinée et de l’image (CNBDI), espace muséal unique en Europe. 

« 9 propositions pour le 9e art » ont été établies pour porter une réflexion internationale sur la place de la BD dans l’espace urbain et social et en finir avec la précarité d’une majorité de créateurEs. Dès lors, le 47e festival de 2020 devient le rendez-vous incontournable pour le lancement d’une année dédiée à la bande dessinée et à sa créativité, distinguée par l’Unesco ! Rendez-vous est déjà donné aux bénévoles pour fêter l’événement le 6 novembre à Angoulême puis le 21 novembre à Paris et, éventuellement, le 6 décembre dans le cadre du lancement officiel de 2020, Année de la BD. À suivre.

Sylvain Chardon

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