Film-Conférence-Débat : Dérèglement climatique et extractivisme

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Écologie
idées
Mardi 24 novembre 2015, 21:00
Département: 

Organisé par le Comité de Solidarité avec Cajamarca (Pérou)

MARDI 24 NOVEMBRE à 21h Maison de l'Amérique Latine - Paris (217 Bd St Germain - Paris 7è - Métro Solférino)

 

Avec Nicolas SERSIRON (CADTM), auteur de Dette et extractivisme et Gérald LEBRUN (Comité de Solidarité avec Cajamarca – Pérou).

En introduction sera présenté en audio visuel un « Message du Pérou de Ronderos de Cajamarca et Kañaris » enregistré par Françoise CHAMBEU.

 

A l’heure où notre attention est médiatiquement orientée vers la 21è Conférence des Nations Unies sur le climat à Paris, et sachant que depuis la vingtaine d’années que ces conférences se réunissent les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de plus de 50% depuis 1990, nous tenons à approfondir notre réflexion et à nous pencher sur la responsabilité qu’ont dans cette crise climatique les politiques extractivistes.

Partout dans le monde se multiplient les grands projets, tous plus géants les uns que les autres, et les destructions qu’ils engendrent. Des exploitations minières, pétrolières et gazières mais aussi les monocultures d’OGM et leurs immenses « déserts verts », les plantations d’arbres à croissance rapide pour alimenter les usines de pâte à papier, les grands barrages etc…La surconsommation d’eau mais surtout d’énergie de ces projets en font une des sources principales des changements climatiques. N’y a-t-il pas une grande incohérence à vouloir adopter des mesures contre le réchauffement climatique et à développer les politiques qui l’entretiennent et l’augmentent ? Quelle est la source de cette incohérence ?

Le délire extractiviste nourri par les grandes compagnies privées de l’énergie, des matières premières, de l’agro-industrie, des transports et des infrastructures, provoque des catastrophes humaines et environnementales sur tous les continents. Au Pérou c’est près de 300 personnes qui, au cours de ces 10 dernières années ont payé de leur vie leur résistance aux grands projets extractivistes. C’est du reste le Pérou qui nous servira à Illustrer ces processus pour l’Amérique Latine.

Les multinationales et les Etats n’ont qu’un but: sécuriser l’accès aux matières premières et continuer à alimenter ainsi les bourses financières des pays centraux. C’est le sens des traités de libre-échange qui sont aujourd’hui élaborés. Nous essayerons de mieux comprendre les articulations entre politiques financières et commerciales et régime extractiviste et la place qu’occupe dans ce mécanisme le système de la dette.

Comme nous y invite Nicolas Sersiron, en utilisant le terme extractivisme au sens large, ne peut on diagnostiquer dans ce système, un pillage généralisé ? Un pillage des ressources naturelles jusqu’aux ressources financières en passant par des ressources humaines, englobant dans l’extractivisme toutes les accaparations-dépossessions en faveur d’une course éperdue à la réalisation du profit, construisant ainsi une société chaque fois plus inégalitaire et menaçant la planète?  A partir de cette réflexion et de cette discussion nous pourrons examiner les alternatives à ces activités climaticides  et responsables de violations de droits humains à grande échelle. Sur la base des résistances que des populations entières engagent avec courage, comme celles des communautés paysanne du Pérou et dont nous écouterons le message au début du débat, nous pourrons dégager les actions solidaires unitaires nécessaires.

 

Contact mail : comitesolidaritécajamarca@gmail.com

 

Blog : http://solidaritecajamarca.blogspot.fr

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