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À Air France, après sept journées de grèves en six semaines, la direction a accepté d’ouvrir des négociations sur des augmentations salariales. C’était la première étape réclamée par l’intersyndicale représentant tous les métiers de la compagnie. 
Les postierEs de Gironde sont en grève depuis le 12 mars contre une réorganisation qui signifie une grave détérioration de leurs conditions de travail et de vie.
Les reculs que le gouvernement Macron tente d’imposer sont l’aboutissement brutal d’une longue succession d’attaques, stratégiquement opérées par le patronat pour obtenir la mise à bas du système de protection sociale issu des conquêtes du milieu du 20e siècle.
Le problème premier de la direction n’est pas l’avenir de l’usine mais de savoir quand les salariéEs vont se remettre à travailler normalement.
Grèves les 22 février, 23 et 30 mars, 3, 7, 10 et 11 avril, préavis déposés pour les 17, 18, 23 et 24 avril : menés essentiellement par les personnels navigants, mais avec l’appui du personnel au sol, les mouvements de grève se suivent, amenant à l’annulation de la moitié des vols
Nous assistons en ce moment à un mouvement de fond à la SNCF. Rares sont les cheminotEs qui n’ont pas encore protesté contre le « Pacte ferroviaire ». Depuis le 3 avril, la grève – deux jours de grèves/trois jours de travail – suit le planning de l’intersyndicale.
Le mouvement de grève se poursuit à Air France, avec en perspective deux nouvelles journées de grève les 10, 11, 17, 18, 23 et 24 avril. 
Avec l’ordonnance sur la « prévisibilité et la sécurisation des relations sociales », les patrons ont à leur disposition une palette d’outils pour gérer une force de travail de plus en large… et de moins en moins contraignante.
Pour le moral c’est comme pour tout le reste : il y a des hauts et des bas. En ce moment, on peut le dire, on galère pas mal pour mobiliser les collègues de Ford.

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