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Nous sommes à quelques jours à peine du dénouement et d’une catastrophe annoncée. Le PSE qui consiste à fermer l’usine se termine le 18 décembre.

Entretien avec Steven, livreur chez Deliveroo et membre du Collectif des livreurs autonomes de Paris (CLAP).Qu’est-ce que cela signifie concrètement, aujourd’hui, être unE livreurE chez Deliveroo ?
Nous étions 450 environ dans les rues de Bordeaux pour notre dernière manifestation, jeudi 25 octobre, contre la fermeture de l’usine et pour la défense des emplois, partout dans la région. C’est moitié moins que pour la manif du 30 septembre.
Aux quatre coins de l’Europe, les livreurEs se mobilisent pour lutter contre l’exploitation et les reculs sociaux. 
Cela fait près d’un an que McDonald’s connait des luttes sans précédent, par leur longueur comme par leur force, dans plusieurs régions de France.
On s’était promis dès le début qu’on ne lâcherait rien. Alors on ne lâche pas. On s’accroche même à cet espoir qu’on peut sauver quelque chose.
Samedi 20 octobre était présenté, à la librairie La Brèche, « Ford Blanquefort, même pas mort », petit ouvrage de soutien à la lutte des salariéEs de la multinationale contre la fermeture de l’usine. 
Ford fait des profits énormes depuis des années (7 milliards de dollars rien que l’année dernière).
Un accord salarial a finalement été signé à Air France : 2 % rétroactif au 1er janvier 2018, 2 % au 1er janvier 2019, 100 euros d’augmentation de la prime uniforme annuelle.
Pour les salariéEs de Ford Blanquefort, la situation se complique un peu plus, si l’on peut dire. En effet, depuis l’annonce de la fermeture de l’usine en juin dernier, nous n’avons plus grand chose à perdre.

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