Entreprises

Entre Marseillaise et tabassages par vrais et/ou faux policiers, le gouvernement continue ses basses œuvres de détricotage du droit de travail. 

C’est dans des conditions difficiles que nous avions décidé d’organiser, le 30 juin à Bordeaux, une manifestation unitaire contre la fermeture de l’usine Ford et contre les licenciements partout. 
Des dizaines et des dizaines (plus de 200 à l’échelon national) de sites occupés et bloqués : C’est dire l’importance du mouvement en cours chez les salariéEs des réseaux de distribution d’électricité (Enedis, filiale d’EDF) et du gaz (GRDF, filiale d’Engie).
La bataille en cours contre la fermeture de l’usine se mène peut-être sans l’espoir de changer l’issue qui nous est promise depuis dix ans.
Ce qui se passe à l’usine Ford de Blanquefort est un scandale, un scandale ordinaire certes, mais un scandale auquel il ne faut surtout pas s’habituer.
Dans la continuité des ordonnances de destruction du code du travail, une loi « Pénicaud 2 » est à l'examen à l’Assemblée nationale.
Les ordonnances n’ont pas suffi. Avec la loi Pacte présentée le 18 juin par Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, le gouvernement entend continuer à dépouiller les salariéEs de leurs droits.
En appelant à la mobilisation, le 30 juin, contre la fermeture de leur usine et les différents projets de fermetures de sites, les salariéEs de Ford Blanquefort remettent dans le champ politique la question des licenciements.
Vu de l’extérieur comme de l’intérieur, c’est le calme plat. Nous n’avons pas l’impression que la fermeture de l’usine a été annoncée pour fin 2019 et que la procédure de licenciements (« plan de sauvegarde de l’emploi » – PSE) sera lancée dès le 26 juin. 
À la veille du vote du texte à l’Assemblée, l’intersyndicale appelait à un temps fort mardi 12 juin. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les grévistes de Lyon se sont saisis de cet appel.

Pages

Licence créative commons

Nos articles sont publiés sous licence Créative Commons. Voir les détails.

S'abonner à Entreprises