Un vaccin qui ne protège pas du chômage...

Fallait-il que l’État français commande 94 millions de doses de vaccins contre le virus H1N1 ? Tout dépend de quel côté on se place. Pour les laboratoires qui fabriquent le vaccin, ce fut l’affaire du siècle ! C’est ainsi que Glaxo, deuxième laboratoire mondial, a fourni 50 % des vaccins français. Ce qui lui a permis de réaliser 400 millions d’euros de chiffre d’affaires et une augmentation de 30 % de ses bénéfices au cours de l’année 2009. Cette manne a été très inégalement répartie au sein de l’entreprise. Alors que le PDG de Glaxo-France jouit d’un salaire de 107 000 euros par mois – eh oui, avec trois zéros – le reste du personnel doit se satisfaire d’une augmentation globale de 0,5 % attribuée au mérite. Et encore, pour ceux qui garderont leur place. En effet, le laboratoire, fort de ses succès financiers, a annoncé le licenciement de 40 % du personnel ! Cette nouvelle a provoqué une journée de grève dans le groupe, qui a culminé par une manifestation d’un millier de personnes le 19 novembre devant la direction à Marly-le-Roi. Une mobilisation exceptionnelle pour cette catégorie de travailleurs. Pourtant, silence total des principaux médias. Lorsqu’on a les moyens de placer une quantité aussi ridiculement surévaluée de vaccins, on peut aussi faire taire les médias.

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