TRW (Dijon-Longvic) : encore des licenciements boursiers !

L'annonce de la fermeture de TRW Longvic au CE du 19 mars a été une douche froide pour les 147 salariéEs. TRW a déjà supprimé 700 emplois depuis début janvier en Europe de l'Ouest, dont 300 en Allemagne et 313 à Ramonchamp dans les Vosges…
TRW, c'est un chiffre d'affaires de 16,4 milliards de dollars, et une rentabilité en hausse de 7 % en 2012 par rapport à 2011. Elle emploie 65 000 salariéEs dans 25 pays et appartient au fonds de pension Blackstone, qui investit dans 67 sociétés regroupant près d'un million de salariéEs dans le monde.
Le 26 mars, la direction a rencontré les délégués au CE pour engager le « plan de sauvegarde de l'emploi ». Trois jours plus tard, c'est la quasi-totalité des salariéEs qui ont manifesté avec les trois syndicats (CGT, FO, CGC). Ils ont ensuite demandé une expertise dont la présentation doit être faite le 16 mai, et mettent en avant que TRW Longvic, c'est 47 millions d'euros de chiffre d'affaires et une marge bénéficiaire de 14 %. Ils veulent une table ronde pour impliquer les élus et le gouvernement. Leurs objectifs : le maintien du site, de tous les emplois et d'un niveau de commandes suffisant.

Ne pas finir comme Mittal ou Petroplus !
Après la rencontre du 16 mai, la lutte pourrait prendre une tournure nouvelle, notamment en s'adressant aux salariéEs des autres sites pour pouvoir élargir le rapport de forces. Plusieurs salariés de TRW étaient présents samedi 11 mai à une projection du film la Saga des Conti, en présence de Xavier Mathieu qui a mis en avant leur manifestation avec les salariés allemands.
Comme dans tous les secteurs menacés, il faut une volonté politique pour maintenir l'emploi, interdire les licenciements, réquisitionner les sites et les réorganiser sous contrôle des salariés. Plus les mobilisations seront fortes et coordonnées, plus la solidarité de toute la population s'organisera, plus nous avons de chance de l'imposer.

CorrespondantEs

Licence créative commons

Nos articles sont publiés sous licence Créative Commons. Voir les détails.