Toyota Onnaing : pause dans la mobilisation

Après douze jours de grève, les salariés de Toyota Onnaing (Nord) ont suspendu leur mouvement vendredi dernier. Près de deux semaines pendant lesquelles la direction a refusé toute négociation tant avec le comité de grève qu’avec les organisations syndicales.
Pendant ces deux semaines, la production a été réduite de moitié malgré l’accélération des cadences sur les lignes qui tournaient. Dans le même temps, elle semait le trouble en faisant peser la menace du chômage partiel en raison des difficultés d’approvisionnement de composants venus du Japon. Pour faire payer leur incompétence par les finances publiques, au travers du chômage partiel, la direction d’Onnaing a tous les droits. Mais pour satisfaire les revendications des travailleurs, les directives viennent de la direction d’un groupe qui malgré la crise, malgré la catastrophe de Fukushima, continue d’engranger des bénéfices. Comme tous les montages industriels et financiers que constituent les groupes, la magouille financière consiste à masquer les bénéfices ici pour n’en reconnaître que là où impôts et cotisations sociales sont moins importants.
Lors de la rencontre du 14 avril, la direction a confirmé son refus de toute négociation avec les grévistes. Mais la colère demeure contre les salaires de misère et les conditions de travail. Les revendications des grévistes demeurent : 1 700 euros de prime, treizième mois, paiement des jours de grève, respect des travailleurs par les représentants de la direction.
Les travailleurs reprennent la rage au cœur mais avec la certitude d’avoir marqué de nouveaux points face à une direction peu habituée aux mouvements revendicatifs.
Les prochaines semaines de chômage partiel permettront aux salariés de se rencontrer, de débattre et de reprendre la mobilisation le plus rapidement possible après la reprise du travail à temps plein.
Les revendications demeurent. La volonté de se battre aussi.

Correspondant

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